Antoine Griezmann, penalty, on n’est plus ensemble / Ligue des nations / France-Croatie / SOFOOT.com

[ad_1]

Antoine Griezmann a raté ses trois derniers penaltys en équipe de France, le dernier s’échouant samedi soir dans le ciel suédois. À l’heure de retrouver la Croatie, ce mardi soir au Stade de France, pour un remake d’une finale du Mondial 2018 au cours de laquelle il avait marqué sur penalty, l’heure est peut-être venue pour Didier Deschamps d’envisager de confier cette mission à quelqu’un d’autre. Merci Vegedream !

Quand l’espèce humaine s’éteindra, qu’il ne restera plus que Michel Drucker et qu’il faudra faire les comptes, l’histoire n’oubliera pas qu’Antoine Griezmann est l’une des rares personnes à avoir un jour marqué un penalty lors d’une finale de Coupe du monde. C’était le 15 juillet 2018, et le gaucher permettait à la France de mener 2-1 face à la Croatie. Avant lui, seuls Johan Neeskens (1974), Paul Breitner (1974 aussi), Andreas Brehme (1990) et Zinédine Zidane (2006) avaient marqué de cette manière lors d’une finale de Mondial.

Avant de « transformer la sentence » à ras de terre contre la Croatie, Griezmann avait déjà brillé dans cet exercice en ouvrant le score en poules face à l’Australie, puis contre l’Argentine en 8es de finale. Particulièrement brillant sur coups de pied arrêtés en général – et aux onze mètres en particulier – en Russie, Grizou avait simplement évoqué au beau milieu de cette folle nuit moscovite « un secret » pour expliquer sa réussite et sa sérénité sur penalty. Deux ans plus tard, ce n’est un secret pour personne : l’ancien joueur de l’Union du football mâconnais est devenu un très mauvais tireur de penalty.

En force et sur la gauche du gardien : mauvaise idée

Samedi dernier à Solna, soit 783 jours après avoir trompé Danijel Subašić, Antoine Griezmann a rappelé qu’il y avait un temps pour tutoyer les nuages au sens figuré et un autre pour le faire de manière plus concrète. Son ballon, affreusement frappé, a fini dans le ciel suédois, et cet itinéraire n’a pas surpris grand-monde.
Que ce soit lors de ses trois tentatives en Russie ou lors de la suivante en octobre 2018 face à l’Allemagne et Manuel Neuer (2-1), Griezmann avait fait preuve d’une impressionnante maîtrise relevant d’une chose qui se trouve quelque part entre l’anticipation et le sixième sens, puisqu’il avait à chaque fois pris le gardien adverse à contre-pied. Les trois échecs qui ont suivi (série en cours) racontent une autre histoire. Face à l’Albanie (7 septembre 2019), Andorre (10 septembre 2019) et la Suède (5 septembre 2020), il a à chaque fois tiré en force, sur la gauche d’un gardien qui est toujours parti du bon côté – seul l’Andorran Josep Gomes ayant eu le loisir de boxer le ballon (qui a terminé sur la barre albanaise et au-dessus de la transversale suédoise).

Il n’y a pas vraiment d’explication à avancer, si ce n’est celle d’un manque de confiance – la thèse d’une allergie au mois de septembre n’étant validée par aucun professionnel de la santé. Reste que les faits sont là : depuis qu’elle est allée chercher sa deuxième étoile en Russie, la France a joué 18 matchs, obtenu 7 penaltys, en a donc raté 3 (tous par Griezmann) et en a converti 4 (Griezmann, Mbappé, Giroud deux fois).

Ce tableau n’inquiète personne côté français. Ni Didier Deschamps, qui répète après chaque match la confiance qu’il maintient en l’ancien attaquant de la Sociedad, ni le capitaine Hugo Lloris. « Lorsqu’on gagne, on le prend avec le sourire. Peut-être qu’il a un manque de confiance dans cet exercice. Mais les penaltys les plus importants de ces dernières années, il les a marqués. Et les prochains importants, il les mettra aussi » , a assuré le gardien français après la victoire en Suède.

3 ratés = 3 victoires des Bleus

Cette confiance ne sort pas de nulle part. Son 3 sur 3 au Mondial, ainsi que sa tentative réussie en demi-finales de l’Euro 2016 face à l’Allemagne, prouvent que le pied ne tremble pas dans les grandes occasions. Et si Lloris croit en des lendemains qui rigolent, c’est aussi parce que Griezmann a déjà réussi à rebondir par le passé. Lorsqu’il portait le maillot de l’Atlético de Madrid, il avait affiché un certain cran pour réussir son tir au but en finale de Ligue des champions 2016 contre le Real Madrid (1-1, défaite 5-3 tab), quelques minutes après avoir manqué un penalty face à Keylor Navas.
Au-delà de ce récent historique loin d’être exhaustif, il convient de relativiser les échecs de l’actuel joueur du Barça. Ses trois derniers ratés avec les Bleus n’ont pas empêché l’équipe de France de battre l’Albanie, Andorre et la Suède. C’est peut-être la seule stat qu’il faut retenir : depuis que la France est championne du monde, chaque penalty raté de Griezmann n’a aucune conséquence sur le résultat final.

« Entendez-vous dans les campagneeees mugir Vegedream de Gagnoa… »

Surtout, ce manque de confiance n’empêche pas Antoine Griezmann de rester le joueur le plus décisif de l’ère post-Mondial. Depuis le retour de Russie, le joueur de 29 ans remplit les feuilles de stat’ comme personne (6 buts, 8 passes décisives), Kylian Mbappé (6 buts, 3 passes dé’) et Olivier Giroud (8 buts et rien à offrir aux copains) restant de fiables camarades de jeu.

Tout cela étant dit, il sera intéressant de voir à qui Didier Deschamps demandera de transformer le penalty que ce bourrin de Domagoj Vida va offrir ce soir aux champions du monde.

Par Matthieu Pécot



[ad_2]

Source link

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.