Ce qu’on ne retiendra pas de Martínez / Bundesliga / J2 / Hoffenheim-Bayern / SOFOOT.com

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Héros du Bayern Munich à qui il a offert sa deuxième Supercoupe d’Europe en marquant le but décisif contre Séville, Javi Martínez s’apprête à partir pour retourner à l’Athletic Bilbao. Et malheureusement, beaucoup oublieront vite son passage discret, mais aussi réussi que professionnel en Bavière.

« Que je joue 10 ou 90 minutes, je donne toujours tout. Je suis super heureux, c’était un rêve et nous sommes contents de ce titre. En 2013, j’avais déjà marqué un but lors de notre victoire en Supercoupe. Ce soir, je veux juste célébrer avec mes coéquipiers. Notre prochain match est dimanche, je donnerai tout si je suis encore là. Aussi longtemps que j’évoluerai au Bayern, je donnerai tout. » Émotion, sincérité, professionnalisme. Après avoir offert la deuxième Supercoupe de l’histoire du Bayern Munich aux siens face à un Séville accrocheur jusqu’au bout, Javi Martínez a trouvé les mots justes face aux médias pour décrire son état du moment.
Alors que l’Espagnol devrait quitter les Bavarois pour retourner dans son Athletic Bilbao (qui l’a fait grandir, et qu’il a quitté pour quarante millions d’euros il y a maintenant huit ans), le héros de jeudi a encore prouvé à quel point il pouvait incarner un certain modèle en sortant du banc pendant la prolongation pour inscrire la réalisation décisive. Car « Monsieur Supercoupe » , comme le surnomme Thomas Müller en référence à son égalisation contre Chelsea en 2013 à la 121e minute lors de la même épreuve, a toujours été d’une classe suprême. Laquelle n’a d’égal que sa sobriété, ou sa discrétion.

Que celui qui s’en est déjà plaint lui jette la première pierre


Sa discrétion, justement. Voilà, peut-être, la raison qui explique pourquoi Martínez n’est pas forcément estimé à sa juste valeur. Parfois évoqué, mais souvent oublié, le milieu reconverti défenseur n’a jamais fait les gros titres de la presse et est rarement cité par les enfants comme l’exemple à suivre. Il en sera de même pour son aventure en Allemagne, où le champion du monde 2010 et d’Europe 2012 est pourtant resté presque une décennie. Avec, à la clé, deux Ligues des champions et huit Bundesliga pour cinq Coupes. Il faudra, donc, retenir ce palmarès assez dingue. Ce que beaucoup ne retiendront malheureusement pas, en revanche, c’est le formidable comportement du garçon de 32 piges.
Bien sûr, les prestations en Bavière de ce bon vieux Javi n’ont pas été assez exceptionnelles pour le rendre incontournable ou lui garantir un statut de titulaire à part entière. Ses innombrables blessures, graves (une opération de l’aine en 2013, une rupture du ligament croisé en 2014-2015 ou encore des problèmes au ménisque et à la rotule en 2015-2016) ou superficielles, ne l’ont pas non plus aidé à briller sur le terrain et ont même pu agacer. Il n’empêche, sa polyvalence et sa capacité à répondre présent – notamment en tant que remplaçant – ont parlé pour lui. Surtout, l’ex d’Osasuna n’a jamais fait ni bruit ni vague. Quand il fallait s’asseoir sur le bord de la touche ou quand les rumeurs estivales l’envoyaient ailleurs, le silence était conservé. Sans doute pour ça, d’ailleurs, que le Bayern a tenu à le conserver si longtemps. Un profil somme toute idéal pour n’importe quel entraîneur, qui n’avait pas à dresser de louange pour un type n’en ressentant pas le besoin.

Derrière les légendes, mais aussi respectable

Hélas pour la notoriété de Martínez, les yeux du football actuel se concentrent davantage sur le spectaculaire et les retournés acrobatiques d’un footballeur (même si le principal intéressé sait aussi en produire, comme contre Mayence en 2012) que sur son humilité ou son attitude irréprochable. C’est ainsi, et ça ne changera sûrement pas. De plus, à l’avenir, l’homme passera logiquement derrière Robert Lewandowski, Jérôme Boateng, Manuel Neuer, Franck Ribéry, David Alaba, Arjen Robben, Bastian Schweinsteiger, Philipp Lahm, Toni Kroos ou Müller lorsque les pensées se dirigeront vers l’immense machine que représente le Bayern 2010-2020.
Reste que le natif d’Estella s’en moque. Lui était venu chercher le plus haut niveau et les titres, pas la popularité. Après avoir récolté ce qu’il méritait, l’international aux 18 sélections repartira vers ses terres s’il doit repartir. Dans le calme, et sans en faire des caisses. Mais s’il a droit à une ultime dernière à Hoffenheim pour le compte de la deuxième journée de championnat, dans le cas où celle de Séville ne l’était pas, Javi ne se dérobera pas. Puis il dira au revoir, dans le plus grand des respects.

Par Florian Cadu



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