C’est pas la capitale, c’est Istanbul BB ! / C1 / Istanbul BB-PSG / SOFOOT.com


Dans un contexte géopolitique tendu entre la France et la Turquie, le PSG est à Istanbul, mercredi, pour y défier le club préféré du président Recep Tayyip Erdogan : l’İstanbul Basaksehir. Derrière ce voyage, le champion de France a surtout l’obligation d’enfin lancer sa campagne européenne sous peine de se mettre en danger.

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le PSG aurait préféré atterrir dans un climat plus clément, ce mardi après-midi, à Istanbul. Si la météo était au rendez-vous, l’air, le ciel, lui, est orageux. La faute à des tensions qui s’accumulent depuis plusieurs semaines entre la France et la Turquie sur plusieurs dossiers bouillants (la guerre au Haut-Karabagh, les gisements de gaz en Méditerranée, l’influence turque en Libye…) avec, comme point d’orgue, la question des caricatures du prophète Mahomet et celle de la « santé mentale » du président Emmanuel Macron. Ce mercredi, la Une de Charlie Hebdo consacrée au président Erdogan a provoqué l’ire du vice-premier ministre du tourisme et de la culture turc, Serdar Cam, qui n’a pas hésité à insulter de « bâtards » et de « fils de chiennes » les membres de la rédaction du journal satyrique français. Un signe supplémentaire que la rencontre entre l’İstanbul Basaksehir, club ouvertement soutenu par le président Erdogan, et le PSG ne sera pas le rendez-vous de la réconciliation.



« Je pense vraiment que chaque personne veut vivre en harmonie »


Sur le terrain du sport, par contre, c’est l’apaisement qui a été joué de part et d’autre. Göksel Gümüsdag, président et proche de l’homme fort de Turquie, a tenu à rappeler publiquement que « le Paris Saint-Germain est un club ami. Toute l’équipe dirigeante, à commencer par Monsieur Nasser (al-Khelaïfi, président du PSG), sont nos amis. Nous serons très heureux de recevoir ce club d’envergure mondiale. » Même son de cloche en conférence de presse d’avant-match du côté du philosophe coach parisien, Thomas Tuchel : « On a entendu des choses mais on n’est pas inquiets. Je suis personnellement triste que ce n’est pas possible pour tout le monde de vivre ensemble en harmonie. Je pense vraiment que chaque personne veut vivre en harmonie. Je suis donc triste pour cette raison mais pas inquiet et j’espère vraiment qu’on n’aura pas une implication entre sport et politique  » . Une éventualité dont n’a évidemment pas besoin l’ancien coach du Borussia Dortmund, qui compte sur ce premier déplacement européen de la saison pour rattraper la mauvaise copie rendue face à Manchester United une semaine plus tôt au Parc des Princes.



Ne pas tomber dans la caricature

Le sportif, justement, venons-y. Selon les dernières indiscrétions de RMC, Tuchel reconduirait le 4-2-3-1 du second acte face aux Red Devils avec Moise Kean en pointe et Marquinhos au milieu de terrain. Un choix, sportif jure Tuchel, qui enverrait Danilo Pereira en défense centrale comme face à Dijon le week-end passé. Sauf que cette fois, le Portugais sera aligné aux côtés d’un Presnel Kimpembe qui ne doute pas de sa capacité à performer. « Je l’aiderai du mieux possible mais c’est quand même un garçon très intelligent et très fort, confiait « Presko » en avant-match. Il est déjà prêt mentalement pour ce genre de matches. C’est quand même le capitaine du FC Porto et on a une totale confiance en lui. On ne sait pas encore comment on va jouer demain, c’est le coach qui décidera et il faudra respecter son choix. » Un choix motivé par cet éternel contre-pressing, ce fameux paramètre clef que Tuchel espère performant face à la bande d’Enzo Crivelli : « (Déjà face à Dijon) C’était une décision pour l’équipe, pas une décision contre quiconque, contre Danilo, c’était pour l’équipe (…) J’ai réfléchi beaucoup parce que j’aime beaucoup ce que Marqui’ a fait pour nous au milieu. J’ai vraiment l’impression, et c’est mon avis, qu’il est plus important qu’il soit au milieu pour nous car il peut aider tout le monde. Je l’ai expliqué il y a trois jours avant le match contre Dijon et il va jouer demain au milieu pour nous aider à gagner ce match. » Quoi qu’il en soit, Paris va devoir sortir les tripes pour repartir d’Istanbul avec le sentiment du devoir accompli et son destin européen bien ancré dans ses mains. A défaut d’avoir réconcilié deux grandes puissances mondiales, ce serait déjà pas mal.

Par Andrea Chazy





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