Comment se masturber devant Leeds-City / Premier League / J4 / Leeds-City / SOFOOT.com


Ce samedi, à l’occasion de l’accouplement orgasmique entre Manchester City et Leeds United en Premier League, Pep Guardiola et Marcelo Bielsa se retrouvent pour une parade nuptiale qui en fait fantasmer plus d’un. Si des sommets de beau jeu sont atteints, le nirvana pourrait rapidement inonder les cerveaux envoûtés des fans devant la rencontre. Qu’ils soient groupies de Pep, de Marcelo ou d’aucun des deux. Alors, comment prendre véritablement son pied devant ce match ? Eléments de réponse, tout en douceur, avec des spécialistes de la question.

Bonne nouvelle ! Ce samedi, à 18h30, pas besoin de chercher pendant des heures un potentiel film rêvé pour la traditionnelle séance hebdomadaire (ou quotidienne, voire mensuelle) de plaisir solitaire. L’acte sexuel entre le Manchester City de Pep Guardiola et le Leeds United de Marcelo Bielsa devrait, en théorie, amplement suffire au bonheur de chacun. Et pour cause : quand la philosophie des deux managers exprime sa quintessence sur le terrain et que leurs plans de jeu sont respectés à la lettre, le résultat est de l’ordre du Beau. Du grandiose, même. Un esthétisme tel qu’il en devient jubilatoire… jusqu’à l’orgasme.
Quel détracteur de Guardiola ou de Bielsa n’a jamais accusé leurs groupies de « se branler » aveuglément sur le jeu proposé par ces deux penseurs ? Quel fan n’a jamais éprouvé ce sentiment de jouissance devant les trésors d’inventivité déployés par leur équipe de cœur ? Et sans l’avouer (aux autres, et encore moins à soi-même), qui n’a jamais caressé l’idée d’ôter doucement son bas pour voir si cette sensation pourrait servir de base à un acte de kiff en solo ?

Mieux vaut être accompagné que seul


Jules, coach sexuel à Madintouch (site web consacré à la promotion d’une sexualité libérée), en est convaincu : le football attire intrinsèquement un large public, en quête de sensations fortes. « On pense tout de suite au fan hétéros, mais il y a aussi les gays et les femmes qui peuvent se masturber devant des beaux footballeurs en action. Et même chez les fans hétéros, il y a des tendances bi refoulées. Ça reste un immense tabou, mais il y a forcément des mecs qui sont excités par ce qu’ils voient. Parce qu’au fond, un fan, c’est souvent quelqu’un qui projette ses désirs et ses rêves sur quelqu’un qui a réussi à les matérialiser. Il y a donc une forme d’adoration quasi jouissive » , philosophe le spécialiste. Le regard des autres, l’effroi dans le regard de ce pote qui se fait machinalement agripper la cuisse sur le canapé quand la tension du match est à son comble : voici donc ce qui empêcherait les pulsions sexuelles de s’exprimer. Bien dommage selon Alain Héril, sexothérapeute en Essonne, qui assure que c’est à deux (ou même à trois, ou à quatre) que l’on est susceptible de prendre le plus de plaisir devant un match.
« Un match à enjeu active quasiment les mêmes neurotransmetteurs que ceux activés lors de l’acte sexuel, comme la sérotonine et la dopamine (aussi appelées « hormones du bonheur », N.D.L.R) ou l’ocytonine (l’hormone de l’amour et de l’attachement, N.D.L.R). Devant un match, il y a de l’excitation, de l’attente, de la ferveur… Cela se manifeste par des énergies d’ordre sexuel : quand un couple regarde un match, il se rapproche, ils se tient la main, il a le souffle qui se synchronise… Mais ce n’est pas limité uniquement aux couples. La libido circule entre amis, aussi. » Et tout seul, alors ? Chose moins évidente, pour le sexologue parisien Philippe Arlin : « La branlette est une réponse à une charge érotique, mais pas à une émotion, qui est rarement sexuelle. Or, quand on est transcendé par la beauté du jeu d’une équipe, on est dans le registre de l’émotion. On ne va pas se dire « Wah c’est trop beau, je m’en tape une ! » » Conclusion : il faut au préalable qu’il y ait « érotisation » du football, pour que l’entrejambe d’un fan puisse commencer à frémir. Explications avec la sexothérapeute Stéphanie Doe, qui se définit comme « sexploratrice » : « Chaque individu vit sa sexualité d’une façon qui lui est propre. Si quelqu’un aime prendre du plaisir tout seul et que les mouvements ou gestes techniques des footballeurs font partie de ses fantasmes, alors il est possible qu’il y ait des fans qui se masturbent devant un match. »

L’importance de décapsuler la bière

Leeds-Manchester City, justement, n’est pas n’importe quel match. Jeu de possession, phases de construction redoublant de créativité, mouvement effréné autour du porteur de balle, combinaisons et pressing haut… Pourtant, selon Jules de Madintouch, il ne s’agit pas de l’affiche de rêve pour prendre son pied à première vue : « Ce sont surtout les contacts, les duels rugueux qui vont procurer du plaisir parce que ça déborde de virilité. » Avis aux amateurs de Burnley ou de la Ligue 2, donc. Mais à en croire les deux sexothérapeutes, chacun peut y trouver son compte. « Quand on est sur un match avec beaucoup de combat, on est dans un rapport physique au foot : c’est de l’ordre de la sexualité. Quand on est sur du beau jeu, on est dans un rapport intellectuel au foot : c’est de l’ordre de l’érotisme, qui est l’idée de la sexualité » , explique Alain Héril. Pas besoin ainsi de laisser ses mains vivoter en dessous de la ceinture, il suffit d’être un habitué du concept de masturbation intellectuelle pour pleinement se laisser aller devant Leeds-City. Quant à Stéphanie Doe, elle met le doigt sur une composante essentielle du jeu des Peacocks et des Citizens : « L’évitement, le fait de faire courir l’adversaire, cela peut créer du plaisir chez les personnes qui fantasment sur l’absence de contact. » Bingo.
Reste à définir les conditions optimales pour se mettre en (entre)jambes. Premier conseil de Stéphanie Doe ? Préparer le terrain : « Pour faire monter la tension sexuelle, on a tous nos petits rituels personnels. Pour un fan de foot, ça pourra être de se chercher une bière au frigo avant le match ou d’enfiler le maillot de son équipe… » En clair, ne pas se concentrer uniquement sur l’acte en lui-même (la masturbation pendant le match), mais accorder aussi beaucoup d’attention aux préliminaires (la bière, ou le maillot). Deuxième pré-requis ? Se désintéresser du résultat, pour focaliser tout son intérêt sur la manière : « On réduit souvent la masturbation à son résultat, l’éjaculation, mais une bonne éjaculation nécessite tout un processus élaboré pour y parvenir. » La clé ? « Ne pas aller droit au but, solutionne celle qui n’est visiblement pas fan de l’Olympique de Marseille. Il faut flirter avec le seuil orgasmique, le laisser monter puis le laisser redescendre, user des variations de rythme… » Pour éviter l’éjaculation précoce après un 2-2 dès le quart d’heure de jeu, mieux vaut donc échelonner ses efforts sur toute la durée d’un match. « Ne pas hésiter à faire autre chose pendant certaines séquences, par exemple. Et surtout, mettre à profit la mi-temps : il faut voir le match comme deux rapports sexuels de 45 minutes » , recommande Alain Héril. Et plus si affinités ? Il n’appartient qu’au fan de jouer la prolongation, après le dernier coup de sifflet. Selon la volonté de l’arbitre, bien sûr.

Par Douglas de Graaf
Tous propos recueillis par DDG





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