Du calme, ce n’était qu’un match de poule / C1 / PSG-Manchester (1-2) / SOFOOT.com



Passés à côté de leur face-à-face contre Manchester United, ce mardi soir au Parc des Princes, les Parisiens ont raté leur retour en C1. Un fait indéniable, qui ne doit pas pour autant faire oublier tout ce dont les joueurs de Tuchel sont capables.


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Il ne fait aucun doute que Thomas Tuchel espérait autre chose. Autre chose que la prestation terne livrée par ses joueurs, ce mardi soir au Parc des Princes, face à une équipe de Manchester United venue refaire le coup de mars 2019. Forcément, après la rencontre, c’était la déception qui prédominait. Comment aurait-il pu en être autrement. Mais, comme il le confiait au micro de RMC SPORTS quelques minutes après la fin de la rencontre, l’entraîneur allemand du PSG se voulait lucide sur sa première analyse : « On a manqué beaucoup de choses, offensivement comme défensivement. Ce n’était pas un match à notre niveau, pas du tout, dans les phases offensives comme défensives, techniquement, tactiquement, mais aussi dans l’intensité, le contre-pressing. Ce n’était pas nous, clairement, mais ce n’est qu’une fois et ce n’est pas le moment d’être en colère ni le moment de perdre la tête. » Le coach parisien va sûrement s’en prendre quelques-unes dans la tête dans les prochaines heures, mais sur ce point, il est loin d’avoir tort.

Un effectif amputé de cadres

Il n’y a qu’à voir le onze de départ parisien pour comprendre qu’il est encore trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme. Derrière, Layvin Kurzawa n’avait plus joué depuis son exclusion lors du PSG-OM de septembre dernier tandis qu’Abdou Diallo, gaucher comme Presnel Kimpembe, a dû se coltiner le rôle ingrat d’axe droit pour pallier au forfait de Marquinhos. Même chanson au milieu de terrain : les forfaits de Marco Verratti et Leandro Paredes ont obligé à lancer Danilo Pereira qui n’avait pas encore joué une seule minute en match officiel avec le PSG. Une mission pas impossible, mais pas non plus idéale en termes d’automatismes.
Devant, enfin, l’absence de Mauro Icardi a été préjudiciable ce soir et on l’a vu : lorsqu’à la pause, Tuchel est repassé en 4-2-3-1 en lançant Moise Kean en pointe, son PSG s’est montré bien plus dangereux sur le but de David de Gea après un premier acte insipide. Bien sûr, résumer la prestation de Paris à ses absents ne serait pas juste et honnête. Mais, sans réelle préparation estivale et avec des changements dans l’effectif à des postes clefs, il est aussi normal de voir un PSG moins reluisant que celui vu à Lisbonne durant le Final 8.

Une bataille de perdue, une guerre à gagner

D’autant qu’il y a quand même quelques éléments qui peuvent rassurer Tuchel sur l’avenir. Déjà, il sait qu’il pourra compter sur Keylor Navas, auteur d’un grand match et qui n’a visiblement pas prévu de lever le pied à la suite de sa belle saison l’an dernier. Neymar, Kylian Mbappé ou même Ángel Di María ont déjà prouvé, par le passé, qu’ils étaient eux aussi capables d’être au rendez-vous après un match raté. Ensuite, d’un point de vue purement comptable, perdre son premier match de Ligue des champions à domicile n’a jamais empêché un parcours brillant les semaines suivantes et, notamment, sur la période février-mars où les matchs couperets arrivent.

Regardez Liverpool, en 2018-2019. Les Reds, qui étaient dans le groupe du PSG l’année où ils ont soulevé la coupe aux grandes oreilles à Madrid, s’étaient permis de chuter à trois reprises à Naples, à Paris et même sur la pelouse de l’Étoile Rouge de Belgrade en phase de poules. Maintenant, après avoir dit ça, le temps est à la mesure et au travail. Cela tombe bien, le 28 octobre, le PSG pourra réellement se lancer sa campagne, en Turquie, face à Başakşehir. Et si ça se trouve même, le 8 décembre prochain toujours au Parc des Princes, Paris terminera en tête de ce groupe H en disposant des coéquipiers de Demba Ba. Tout cela n’est que fiction, mais une fiction qui permet aussi d’affirmer que, non, ce n’est pas encore l’heure de la mini-crise automnale à Paris. Affaire à suivre.

Par Andrea Chazy, au Parc des Princes





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