Et si Moise Kean était la recrue parfaite pour le PSG ? / Ligue 1 / PSG / SOFOOT.com

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Il est sorti du chapeau de Leonardo comme son homonyme est sorti des eaux du Nil : quasi miraculeusement. À 20 ans, et alors qu’il traînait son spleen depuis plus d’un an à Everton, l’Italien Moise Kean a contre toute attente débarqué en prêt ce dimanche dans la capitale. Avec une double mission : renforcer l’arsenal offensif parisien et relancer une carrière si prometteuse à ses débuts fin 2016. Un pari osé mais mesuré pour le PSG, qui s’est offert à moindre frais la recrue offensive que Thomas Tuchel attendait.

C’était une constante, dans un mercato parisien particulièrement contraint : être créatif, malin, inventif. Avoir des idées, à défaut de gros billets, les robinets de QSI s’étant momentanément taris. À ces impératifs, respectés lors du transfert d’Alessandro Florenzi début septembre, Leonardo a ajouté une vertu plutôt utile en période de négociations serrées : la discrétion. De la même manière que le nom du latéral italien n’a filtré qu’une fois son arrivée ficelée, personne, absolument personne n’avait, malgré son appartenance au clan Raiola, vu venir la signature de son compatriote Moise Kean, débarqué dimanche en provenance d’Everton pour compléter un secteur offensif amputé cet été d’Edinson Cavani, Eric Choupo-Moting et, dans un degré moindre, d’Arnaud Kalimuendo, en partance pour Lens.

Un prince déchu au Parc

L’étonnement entourant le recrutement en prêt de l’international italien (cinq sélections, deux buts) ne tient pas qu’à la discrétion des dirigeants parisiens sur ce dossier : il repose aussi sur quelques considérations sportives. Car autant le dire de suite, l’ancien Toffee n’est plus ce qu’il était, ou n’est tout simplement pas – encore ? – devenu ce qu’on l’imaginait devenir. Premier joueur né dans les années 2000 à apparaître à Serie A, en C1, à marquer dans l’un des cinq grands championnats – si l’on considère qu’il en existe cinq – et à porter le maillot de la Nazionale, le tout avant ses 19 ans, mais aussi à marquer pour les Azzurri, à 19 ans et 23 jours, Kean restera comme le joueur qui a fait basculer pour de bon le football européen dans le troisième millénaire, et filé un sacré coup de vieux à pas mal de ses observateurs. Reste que ces références en matière de précocité constituent pour l’heure les seules gages ou presque du natif de Vercelli (Piémont).

Car pour le reste, le joueur formé et révélé à la Juve n’a jusqu’ici transformé en garanties aucune des folles promesses nées de ses débuts en pro lors de la saison 2016-2017. Auteur d’un passage en prêt quelconque sur le plan statistique (4 buts en 22 matchs) au Hellas Vérone en 2017-2018, où il a néanmoins débarqué adolescent et en a tout de même suffisamment montré pour s’ouvrir les portes de la sélection (il ne comptait qu’une apparition avec la Juve en 2018-2019 lorsqu’il a été appelé pour la première fois), le Piémontais n’a guère plus affolé les compteurs à son retour à Turin, si l’on excepte la période mars-avril 2019, où il a planté six fois en six matchs de Serie A. Insuffisant toutefois pour convaincre les Bianconeri de ne pas céder face aux 27 millions d’euros posés sur la table par Everton à l’été 2019 : c’est en Angleterre que Moise Kean a exercé ses talents la saison dernière. Ou plutôt traîné son spleen.

Pari à blanc, egos à l’endroit

Que restera-t-il de son année outre-Manche ? Quelques retards à l’entraînement, une teuf clandestine organisée en plein confinement et, surtout, des stats misérables : deux pions en vingt-neuf matchs de Premier League, aucun en quatre rencontres de coupe. Trop peu, évidemment, pour sortir de l’ombre de Richarlison et de la révélation Dominic Calvert-Lewin. Trop peu, visiblement, pour mériter davantage de patience de la part d’un Carlo Ancelotti pourtant si prompt à le défendre à son arrivée sur le banc des Toffees en décembre dernier. Trop peu, enfin, pour ne pas susciter une bonne dose de scepticisme à l’heure de débarquer dans la capitale pour un an. Sans option d’achat. Sans grand risque, donc, pour le PSG. Il n’empêche : on ne décroche pas quelques capes en équipe d’Italie à 18 piges sans un minimum de talent, même dans cette Squadra Azzurra alors dans le creux de la vague et absente du Mondial 2018.
Et si la sélection va aujourd’hui bien mieux, Kean reste lui dans les petits papiers de Roberto Mancini, qui l’a rappelé en septembre avec la Nazionale, dont il occupé l’aile droite face à la Bosnie et les Pays-Bas. Capable également d’évoluer à gauche et en pointe (y compris seul), son poste de prédilection, le nouveau numéro 18 parisien a donc pour lui une polyvalence et un profil différent des autres offensifs qui fait de lui, sur le papier, la pièce manquante du puzzle de Thomas Tuchel, devant. Mais aussi quelques arguments : celui du pragmatisme économique (pas d’indemnité de transfert, salaire moins élevé), qui a prévalu dans la gestion du dossier Cavani et du mercato estival dans son ensemble ; celui de la jeunesse, qui peut toujours laisser croire à une éclosion un peu plus tardive qu’espéré, de préférence dès cette saison ; et celui du statut, dans l’immédiat secondaire dans l’actuelle hiérarchie offensive parisienne, ce qui aura le mérite de ménager les egos. En ces temps de vaches maigres, Paris saura s’en contenter. Et puis, c’est toujours plus sûr que de tenter de relancer Jesé.

Par Simon Butel



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