Ganago, l’envol loin du nid / Ligue 1 / J5 / Nîmes-Lens / SOFOOT.com

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Plus grosse recrue de l’histoire du RC Lens avant l’arrivée de Seko Fofana un mois plus tard, Ignatius Ganago casse la baraque en ce début de saison sous ses nouvelles couleurs.

Ignatius Ganago n’était pas né en 1993. Il n’a donc pas connu les Néerlandais de 2 Unlimited et leur tube eurodance No Limit en tête des charts l’année du sacre européen de l’OM. Pas sûr qu’il ait reconnu, par conséquent, la mélodie remixée par les supporters niçois en son honneur en 2017 et qui a accompagné ses débuts en Ligue 1 avec le Gym. À ce moment-là, Ganago était ce jeune talent du Cameroun qui venait de poser ses valises dans l’Hexagone et découvrait le football européen avec l’espoir de s’y faire une place, donnant à l’Allianz Riviera de quoi fantasmer dès ses premières apparitions. Trois ans plus tard, l’attaquant prend enfin son envol, avec un début d’exercice 2020-2021 forçant l’admiration. Mais entre-temps, il a troqué son maillot rouge et noir pour une liquette sang et or.

Ganagogo gadget

En juillet, pas loin de six millions d’euros ont été posés par le promu lensois pour faire du Lion indomptable (il est international depuis octobre 2019) la nouvelle figure de l’attaque nordiste. Du jamais-vu à l’époque chez les Artésiens, même si Seko Fofana et ses huit briques et demi sont rapidement venus écraser le record pendant le mois d’août. Un joli pactole, donc, pour un OGC Nice dont la cellule recrutement (Julien Fournier et Gianni Gullo) avait eu du nez au moment d’aller le chercher à Douala alors qu’il venait de souffler ses dix-huit bougies. « Les premières qualités qui ont sauté aux yeux, c’étaient ses qualités de vitesse, de puissance et sa faculté à faire de bons appels dans la profondeur, sa générosité, se souvient Laurent Bonadei, qui coachait la CFA niçoise et a donc eu Ganago sous ses ordres à son arrivée en France. À Nice, il a dû parfaire tout ce qu’il avait appris au Cameroun, il a dû apprendre les codes européens. Un des premiers conseils que j’ai pu lui donner, c’est d’apprendre à jouer avec des crampons vissés, parce qu’il avait tendance à jouer avec des moulés et avec la puissance qu’il a… Mais dès qu’il a pu jouer ses premiers matchs avec l’équipe réserve, il a tout de suite été très performant et décisif. »

D’ailleurs rapidement, le jeune Ignatius a goûté à l’équipe première, d’abord grâce à Lucien Favre. Et même marqué quatorze minutes après sa première entrée en Ligue 1, en septembre 2017 contre Monaco (4-0), faisant parler ses atouts face au rideau défensif asémiste et à Danijel Subašić. Néanmoins, la suite n’a pas été aussi idéale que prévu. « Avec l’équipe première, ça a été très rapide, il a fallu qu’il soit rapidement performant dans des contextes à enjeu et à forte pression, ça n’était pas facile, continue Bonadei (aujourd’hui adjoint d’Hervé Renard avec la sélection d’Arabie saoudite, qui bataille pour une qualification au Mondial 2022). Il a eu des soucis avec des ischios parce que c’est un joueur qui va très vite. » Après un premier exercice d’apprentissage ponctué de courtes entrées en jeu, Ganago a disputé 46 parties de Ligue 1 lors des deux suivants, pour seulement cinq pions (plus un en Coupe de France contre le Red Star) et une minuscule passe décisive. De quoi rester sur sa faim, pour lui comme pour les observateurs.

Chat noir de Paris

Il faut dire que celui qui se décrit comme un buteur a rarement eu sa chance dans l’axe, Patrick Vieira le décalant la plupart du temps sur le côté la saison dernière, dans un 4-3-3 contraignant. Bonadei : « Avec la concurrence de Dolberg, c’était dur de lui donner du temps de jeu dans l’axe. Mais il a montré, par certaines actions d’éclat, qu’il avait du potentiel. » Comme cette réalisation folle inscrite au Parc des Princes en mai 2019 – il en a depuis inscrit deux autres contre Paris – histoire de montrer de quoi il était capable. « [La saison passée] j’avais très bien commencé, j’étais titulaire, ça se passait bien, je faisais des bons matchs, expliquait-il en août à France Football. Ensuite, Nice a recruté, et tout de suite, on m’a mis sur le banc, ça m’a beaucoup freiné parce que l’année dernière, j’avais vraiment envie de prouver. » La question de son utilisation dans le système de Franck Haise a beaucoup pesé dans la balance au moment de son déménagement dans le Pas-de-Calais : « Le 3-4-1-2, c’est l’idéal pour ma vitesse. C’est pour ça que j’ai signé. […] C’est vrai que les deux dernières années en Ligue 1, je n’ai pas vraiment joué en pointe, qui est mon poste de prédilection. »

L’horizon bouché sur les bords de la Méditerranée, le Camerounais a préféré mettre le cap sur le nord, et pour le moment, c’est un mariage réussi. En témoignent ses trois buts sur les trois dernières journées (contre le PSG, Lorient et Bordeaux) histoire de déjà égaler son meilleur total dans l’élite, ses performances de costaud lors de chacune de ses récentes sorties (il a également provoqué un penalty et un carton rouge face aux Girondins samedi dernier) et son association avec Florian Sotoca et Gaël Kakuta qui fait des merveilles. « C’est un attaquant de pointe qui aime les appels, les espaces, analyse Bonadei. Il a un profil intéressant quand on a un jeu de transition parce qu’il a cette faculté à proposer rapidement une solution dans la profondeur. Dans une attaque à deux pointes avec un pivot et lui qui tourne autour, ça peut être très intéressant. » Maintenant que la machine est lancée, il n’y a plus qu’à voir jusqu’où le bougre pourra faire regretter l’OGC Nice de l’avoir laissé filer à l’intersaison. Ne pas oublier qu’en Côte d’Azur, Ganago rime avec No limit.

Par Jérémie Baron, avec Florent Caffery
Propos de Bonadei recueillis par JB.



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