Le Portugal coince les Bleus / Ligue des nations / Gr. 3 / France-Portugal (0-0) / 11 octobre 2020 / SOFOOT.com


Quatre jours après la démolition de l’Ukraine, l’équipe de France a été accrochée dimanche soir au Stade de France par le Portugal (0-0).


Modififié

France 0-0 Portugal

Il y a des matchs amicaux qui se transforment en pochette-surprise à huit buts. Et il y a des matchs officiels, attendus depuis des semaines pour pouvoir jauger réellement le niveau d’une équipe, qui finissent en partie de casse-briques géante sans vainqueur. Dimanche soir, la France et le Portugal se sont regardés dans les yeux pendant 90 minutes et se sont à peine touchés. Résultat, au fond de son banc, Didier Deschamps a fini la soirée en tirant la tronche et on le comprend : il y a le sentiment que les Bleus n’ont rien appris d’eux-mêmes après ce sommet et c’est le principal regret du soir.

Courses dans le vide et film muet

Si les Bleus avaient attaqué leur 10 juillet 2016 comme des mabouls et en imposant un pressing terrible, ils ont cette fois reçu le Portugal comme on emmène un vieil ami au café. Ainsi, la première période aura été un long échange de politesses entre des champions du monde craintifs et des champions d’Europe en balade. Quatre jours après la démolition de l’Ukraine, l’équipe de France a peiné à imposer son rythme, et Paul Pogba, titularisé à la place du fougueux Camavinga, y est pour beaucoup. À la ramasse techniquement et bousculé dans les duels, le milieu de Manchester United a traversé les quarante-cinq premières minutes avec douleur, mais a malgré tout filé à Griezmann la seule vraie bombe offensive tricolore du premier acte, désamorcée en deux temps par Rui Patrício. Au-delà de ce pétard mouillé, les Bleus n’ont pas montré grand-chose, si ce n’est une demi-volée hors cadre de Giroud, et les Portugais, plus mobiles, n’ont pas fait beaucoup plus, même si Cristiano Ronaldo a poussé Lucas Hernandez à sortir un tacle héroïque et si João Félix aurait pu être plus adroit sur un coup franc d’un Bruno Fernandes hyperactif. À l’heure de rentrer aux vestiaires, une sale impression gagne l’observateur extérieur : ces vingt-deux types semblent courir et cogner dans le vide.
Puis, la seconde période est arrivée, et en dix minutes chrono, on a enfin vu des mouvements et des mandales. Kylian Mbappé, qui n’a passé aucun dribble dimanche soir, a d’abord été trop gourmand devant Rui Patrício après avoir laissé Danilo Pereira sur place, avant que Cristiano Ronaldo ne vienne foirer complètement une reprise sur un centre de Guerreiro. Face à des Portugais imperméables défensivement, l’équipe de France a commencé à balancer davantage vers un Giroud enrubanné après avoir mangé un Ruben Dias pleine poire en début de match, mais surtout à gagner un poil plus de duels – merci Rabiot, qui a apporté un peu de sérénité – dans l’entrejeu. Conséquence ? Aucune, les Bleus ne réussissant pas à trouver le moindre décalage dans les deux lignes de barbelés portugaises. De son côté, Lloris n’a pas vraiment non plus eu à se rouler dans la gadoue, João Félix lui envoyant une frappe dans la niche à vingt minutes de la fin et un but étant logiquement refusé à Pepe pour hors-jeu. Dans le dernier quart d’heure, Deschamps a alors tenté de secouer son onze en faisant entrer Martial à la place de Giroud, puis Coman pour faire souffler Mbappé, et a vu Pogba allumer gentiment Rui Patrício, en vain. On rêvait d’un feu d’artifices, on aura finalement eu le droit à un film muet, conclu par une parade décisive de Lloris devant Ronaldo : prochain rendez-vous mercredi, en Croatie.

France (4-3-1-2) : Lloris – Pavard, Varane, Kimpembe, Hernandez – Pogba, Kanté, Rabiot – Griezmann – Mbappé (Coman, 84e), Giroud (Martial, 74e). Sélectionneur : Didier Deschamps.

Portugal (4-2-3-1) : Rui Patrício – Semedo, R. Dias, Pepe, Guerreiro (Cancelo, 89e) – Danilo, W. Carvalho (J. Moutinho, 89e) – B. Fernandes (R. Sanches, 80e) – Ronaldo, J. Félix (Trincão, 89e), B. Silva (D. Jota, 61e). Sélectionneur : Fernando Santos.

Résultats et classement de la Ligue des nations A

Par Maxime Brigand, au Stade de France





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