Marseille, maladroit au but / C1 / Olympiakos-Marseille (1-0) / SOFOOT.com


Plus que sa défaite sur la pelouse de l’Olympiakos (1-0) pour son entrée en Ligue des champions, c’est son manque de puissance offensive qui semble être le plus problématique pour l’Olympique de Marseille. Et la qualification pour le tour suivant passera forcément par plus de réalisme face au but.

N’en déplaise aux amoureux du catenaccio, pour espérer remporter un match le plus simple reste tout de même de frapper au but. Un message que l’Olympique de Marseille avait très bien compris en première période, tentant pas moins de 8 tirs. Soit leur plus haut total sur une première période de Ligue des champions depuis le 13 septembre 2011 et un match sur la pelouse de… l’Olympiakos. Entre-temps, les Olympiens ont enchaîné 15 rencontres de C1 dans lesquelles ils n’ont jamais fait mieux que ce mercredi soir. Problème, les hommes d’André Villas-Boas ne sont pas revenus des vestiaires avec les mêmes ambitions puisque après le face-à-face avec José Sa perdu par Dario Benedetto (46e), l’OM n’a plus tenté le moindre tir. Même pas une ogive qui part en tribunes ou une frappe contrée par un défenseur. Rien.

Dario karting

Étonnamment, une fois le match digéré la statistique la plus surprenante des deux semble être celle sur le record de tirs en première période tant l’Olympique de Marseille s’est montré peu dangereux sur le plan offensif. Sans jamais semblé être en mesure de mettre en danger José Sa. Si ce n’est sur l’occasion de Florian Thauvin où le champion du monde met le genou où il aurait dû mettre la tête. Désireux de quitter l’OM si le club ne se qualifiait pas pour la C1, l’ancien bastiais est pourtant l’homme qui doit permettre au club phocéen d’être au niveau de la Ligue des champions. Être celui qui porte son équipe offensivement comme il a pu le faire contre le Paris Saint-Germain au Parc des Princes (0-1) ou plus récemment face aux Girondins de Bordeaux (3-1).
Mais faire de Flotov l’unique responsable du peu de danger offensif de l’OM face à l’Olympiakos serait injuste. Auteur, lui aussi, d’une grosse prestation face au PSG, Dimitri Payet aussi à sa part de responsabilité tant il s’est montré invisible ce mercredi soir, perdant très largement son duel de trentenaire avec Mathieu Valbuena. Tout comme Dario Benedetto. Outre son occasion au retour des vestiaires qui doit terminer au fond des filets, l’attaquant argentin n’a jamais réussi à être trouvé, enchaînant les mauvais choix et les erreurs techniques. Et le voilà qui aligné un huitième match consécutif toutes compétitions confondues sans inscrire le moindre pion. Soit sa pire disette avec l’OM, son dernier but remontant au 28 février et son triplé inscrit à Nîmes (2-3).

La solution Henrique ?

Ne pas réussir à marquer un but en 90 minutes n’est, en soit, pas une catastrophe. Mais ça le devient presque lorsque c’est face à l’Olympiakos qui est, sur le papier, le plus faible adversaire de l’OM dans ce groupe de Ligue des champions. André Villas-Boas le sait, il va devoir trouver la bonne formule offensive pour ne pas reproduire les mêmes prestations. Comme il a pu le faire défensivement où, malgré ce but encaissé en fin de match, la charnière Ćaleta-Car – Álvaro tient la route, tandis que Steve Mandanda rayonne et que Jordan Amavi semble ressuscité. Dans le même temps, Pape Gueye a montré qu’il est bien plus qu’une alternative à Boubacar Kamara, suspendu pour cette rencontre. Mais l’équation semble être bien plus difficile à gérer de l’autre côté.
Le technicien portugais doit-il insister avec Dario Benedetto en pointe ? L’Argentin étant le seul numéro 9 de métier à sa disposition, Valère Germain n’entrant que pour les dernières secondes tandis que Kostas Mitroglou est à la cave. Ou alors doit-il jouer avec un faux numéro 9 comme il a pu le faire au Parc des Princes avec Maxime Lopez dans ce rôle ou plus tard avec Florian Thauvin ? À moins que la solution se trouve chez la nouvelle recrue Luis Henrique. Arrivé de Botafogo contre 8 millions d’euros, le jeune brésilien (18 ans) est un ailier qui peut jouer dans l’axe comme il l’a annoncé lors de sa conférence de présentation : « J’ai joué surtout sur les côtés, juste un ou deux matchs en pointe. Mais avec un bon entraînement, je me sens capable de commencer à jouer numéro 9. » Il faudra juste qu’il apprenne à faire trembler les filets adverses, lui qui n’a planté que deux petits pions en 21 rencontres avec Botafogo. Mais s’il frappe au but ce sera déjà un bon début.

Par Steven Oliveira





Source link

Please follow and like us:

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.