OM-Lille, désert neuf / Ligue 1 / J4 / OM-LOSC / SOFOOT.com

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Le choc de cette quatrième journée de Ligue 1 entre l’OM et Lille oppose deux équipes intéressantes, mais qui se cherchent offensivement. Des difficultés à marquer illustrées par leurs deux avants-centres, pas encore pleinement lancés dans cette nouvelle saison. Un poste qui fait pourtant l’objet de beaucoup d’attention, dans les deux clubs.

Trois matchs, respectivement sept et six points pris – dont une retentissante victoire au Parc des Princes, pour les Marseillais – : cet OM-Lille oppose deux équipes aux débuts de saison encourageants. Mais il y a un mais. Un gros mais, même. Car les deux formations peinent encore à exprimer pleinement un potentiel offensif particulièrement fourni, de part et d’autre : trois buts pour les hommes de Christophe Galtier contre quatre pour ceux de Villas-Boas, et surtout des avants-centres pas encore dans le rythme. Dans le Nord, l’arrivée de Jonathan David a suscité d’importants espoirs, pas encore récompensés même si le temps d’adaptation du Canadien à la Ligue 1 est loin d’être illogique. Sur la Canebière, Darío Benedetto n’est plus indiscutable. En atteste sa non-titularisation face au PSG, le club envisageant de nouveau d’investir sur un poste qui fait débat depuis plusieurs saisons.

Une dynamique qui laisse à désirer

Contre Metz, Lille a dominé et globalement maîtrisé son sujet dans le jeu en frappant seize fois au but. Tout ça pour s’imposer par la plus petite des marges, sur un pion de Luis Araújo dans les dernières minutes. Les Dogues donnent l’impression de peiner dans leurs prestations offensives collectives et de s’en remettre à des exploits individuels pour faire la différence, comme ce fut le cas de Jonathan Bamba une semaine plus tôt à Reims. Solidement appuyés sur un duo Osimhen-Rémy très efficace la saison dernière, les Lillois doivent désormais se réinventer à ce poste. Burak Yılmaz et Jonathan David ont débarqué au domaine de Luchin entourés de nombreux espoirs, mais ces derniers tardent encore à se concrétiser. « Il est jeune, il paraît être assez imperméable à la pression liée au montant de son transfert. Il sait qu’il est loin de son niveau, mais qu’il peut compter sur moi et ses partenaires, assurait ce vendredi Christophe Galtier en conférence de presse, à propos de l’international canadien de vingt ans. Il a eu une préparation tronquée : dans l’attente d’un transfert, dans les entraînements on est moins dedans. Il est arrivé avec un déficit de tout, ce qui fait qu’il a besoin de séances et surtout de matchs. »
Pas d’inquiétude donc pour l’ancien coach des Verts, malgré une influence dans le jeu encore largement perfectible pour sa nouvelle recrue qui n’a frappé que trois fois au but en 216 minutes de jeu jusqu’à présent (ne touchant qu’une grosse vingtaine de ballons en moyenne, par match). Côté olympien, les débuts de la deuxième saison de Darío Benedetto sont également compliqués, même si les raisons sont en partie différentes. Auteur de seulement quatre buts en 2020 et alors qu’il n’a plus fait trembler les filets depuis le 28 février (triplé contre Nîmes), l’Argentin s’est montré peu inspiré lors du match de reprise à Brest où l’on a surtout vu Florian Thauvin prendre le jeu à son compte. Remplaçant à Paris sur un choix tactique de Villas-Boas, son expulsion en fin de rencontre l’a privé de la réception de Saint-Étienne dans la foulée et d’une opportunité de parvenir enfin à convaincre. En coulisses, l’OM ne cache ainsi pas son intention de lui trouver un concurrent d’ici la fin du mercato.

Darío et Jonathan au centre des attentions

« Nous sommes prêts à faire un investissement sur le poste d’attaquant, nous en avons besoin. (…) Si on investit sur un attaquant, il va venir faire de la concurrence à Benedetto, et la concurrence est un principe essentiel du sport. » La déclaration, signée du nouveau head of football local Pablo Longoria, date de début septembre. Elle a, en tout cas, le mérite d’être limpide : non, l’ex-goleador de Boca Juniors n’a pas de place réservée dans le onze de départ et va devoir se retrousser les manches. Après les tentatives Valère Germain, Kóstas Mítroglou ou encore Mario Balotelli, l’OM pensait enfin avoir trouvé son Grantatakan avec l’Argentin ? Tout est aujourd’hui remis en cause, avec une année 2020 trop peu prolifique. Même André Villas-Boas le reconnaît, une arrivée à ce poste ne serait pas de refus : « Dans les prochains jours, peut-être les prochaines semaines, j’espère faire arriver l’attaquant que l’on a choisi. »
À Lille aussi, ce poste a fait l’objet des plus grandes attentions. L’été dernier déjà, le LOSC se séparait de Rafael Leão, direction l’AC Milan, et s’offrait la bonne pioche Victor Osimhen en provenance de Charleroi. Les débuts fracassants du Nigérian, vendu à prix d’or un an plus tard à Naples, tranchent aujourd’hui avec ceux plus poussifs de Jonathan David, lui aussi révélation de la Jupiler Pro League belge. D’autant que les Dogues ont mis les moyens pour convaincre des dirigeants de La Gantoise, réticents à lâcher leur pépite à n’importe quel prix. Résultat des courses : un transfert à 30 millions d’euros, le plus cher de l’histoire du club, et donc un statut qui va avec.

Un match pour tout lancer ?

Si le début de saison des deux lascars laisse à désirer, il serait malgré tout rapidement oublié s’ils venaient à lancer la machine dans les prochaines semaines. Et quoi de mieux pour ce faire qu’un choc entre prétendants à l’Europe, au Vélodrome ? Pas grand-chose. « Il va y avoir une réaction d’orgueil, c’est toujours comme ça. Cette fois-ci, l’entraîneur va démarrer avec un vrai attaquant de pointe. Ce qui n’était pas le cas, lors des deux matchs précédents, analyse encore Christophe Galtier, après deux matchs démarrés sans véritable pointe par le Portugais. Il y aura plus d’intensité et d’agressivité, de la part de Marseille. » Symbolisées par un retour revanchard de l’international argentin ?
De la revanche, il y en aura aussi en face où la doublette Yılmaz-David voudra enfin démontrer tout son potentiel. « Je veux progresser, et devenir meilleur. Franchement, c’était le moment pour un nouveau challenge, lançait le Canadien, lors de sa présentation sous ses nouvelles couleurs face aux médias. Je sais bien trouver les positions pour marquer des buts, c’est une de mes forces et je crois que je peux jouer dans n’importe quel système. » L’heure est venue de le démontrer… Avec, au hasard, un doublé ?

Par Tom Binet



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