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Première cape avec les espoirs, premier but, un début de saison canon avec le Stade brestois après plusieurs mois passés en réserve à Monaco : depuis le mois d’août, Romain Faivre ne rigole pas et le bonhomme est déjà l’une des révélations de l’automne.

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Yeux fermés, oreilles bouchées, sourcils froncés : Romain Faivre célèbre, avec rage, à la Memphis. Le Brestois vient alors d’inscrire le seul et unique but de la partie face à ses anciens coéquipiers (1-0 contre Monaco, 4 octobre dernier). Pourtant, l’intéressé a nié dans les colonnes du Télégramme quelconque amertume vis-à-vis de l’ASM : « Ce n’était rien de spécial, j’avais prévu (cette célébration) avec mon frère, j’ai beaucoup de respect pour ce grand club » . Sans remettre en cause sa parole, on peut penser qu’il y a de quoi être déçu du passage de Faivre sur le Rocher. Surtout pour un joueur qui, après seulement sept matchs de Ligue 1 dans les jambes, se retrouve déjà dans le groupe de l’équipe de France espoirs.
À son arrivée au centre d’entraînement brestois en juillet dernier, il tape immédiatement dans l’oeil de ses coéquipiers. « Je me suis directement dit : il ressemble à Ben Arfa, ose le gardien breton Gautier Larsonneur. Que ce soit physiquement parce qu’il a quelques airs dans le visage, mais aussi techniquement, parce que ce sont un peu les mêmes styles de footballeurs.  » Gaucher, très fort dans les combinaisons et les petits espaces ainsi que dans l’élimination en un-contre-un : il y a effectivement des jolies similitudes entre les deux joueurs. Sans en faire, évidemment, des copies conformes. Même s’il peut jouer sur les ailes comme il le fait avec Olivier Dall’Oglio, le poste préférentiel de Faivre est dans l’entrejeu.

Tombé du Rocher


Avec deux buts – du gauche contre l’OM, du droit contre Monaco – en six rencontres de Ligue 1, toutes disputées comme titulaire, Romain Faivre surprend par sa capacité à enchaîner les gros matchs avec Brest. Il s’est parfaitement fondu dans un collectif joueur et offensif, qui pointe à la 11e place de Ligue 1. Mais Larsonneur n’est pas étonné des qualités intrinsèques du joueur : « En général, quand les recrues viennent des réserves des gros clubs, c’est qu’ils sont techniquement déjà très solides avec un bon bagage physique. C’est ce qu’il a montré d’emblée » . Des aptitudes que l’AS Monaco n’a jamais su mettre en avant : il n’aura goûté qu’une seule fois à l’élite avec les Rouge et Blanc, en décembre 2018, sous les ordres de Thierry Henry.
Cantonné à l’équipe réserve monégasque depuis son arrivée en 2017 en provenance de Tours, le natif d’Asnières-sur-Seine peine à se faire une place dans un effectif pléthorique (et le mot semble dévalué). À son poste de milieu relayeur la saison dernière, il fallait déloger des Cesc Fábregas, Adrien Silva ou autres Tiémoué Bakayoko. La marche est alors encore trop haute, et Romain Faivre fait partie de la grande lessive entamée par le nouveau board de l’ASM cet été.

Brest, nouvelle principauté

Un coup parfaitement senti par le Stade brestois qui le débauche contre 400 000 euros au début du mois de juillet. Continuant ainsi d’alimenter le contingent d’anciens monégasques dans le Finistère, après Ibrahima Diallo en 2018 et Irvin Cardona en 2019. Lors de la conférence de presse de présentation du joueur, Lorenzi avouait que le parcours de ses deux prédécesseurs avaient joué dans le choix de Faivre : « L’exemple d’Ibra était plutôt une bonne chose, l’exemple d’Irvin également. Donc forcément, ça donne envie au joueur de vouloir nous rejoindre. Après, la suite pour Romain, on la découvrira, on ne la connaît pas encore…  » La suite, justement, va très certainement au-delà des espérances du directeur sportif brestois, puisqu’elle s’écrit maintenant en bleu. Sylvain Ripoll récompense le Franco-algérien de son bon début de saison par une titularisation dans l’entrejeu face au Liechtenstein, aux côtés de Guendouzi et Soumaré.
Pas impressionné pour un sou, Faivre sort une nouvelle jolie performance, jeudi dernier à la Meinau. Quatre-vingt-dix minutes couronnées d’un but à la suite d’un enroulé pied gauche à ras de terre, très fin et caractéristique de son jeu. Gautier Larsonneur a observé son coéquipier sur cette rencontre. « Je l’ai senti exactement pareil que sur un match avec Brest, il a été fort. Et il rentre vite dans le projet de jeu puisqu’il est entouré de joueurs très à l’aise techniquement » , explique le gardien breton. Une performance légèrement entachée par un penalty bien obtenu sur un crochet du gauche, mais qu’il a aussi bien raté en envoyant le cuir largement au-dessus de la barre. Ce lundi soir, il devra aider les Bleuets à se défaire de la Slovaquie, dans les phases de qualification pour l’Euro espoirs. Ensuite, Romain Faivre devra poursuivre sur toute une saison pour qu’il passe de simple révélation de l’automne à véritable révélation de la saison. Que la fièvre dure, c’est tout ce qu’on lui souhaite.

Par Arthur Stroebele





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