Parfait Mandanda / Ligue 1 / J3 / PSG-Marseille (0-1) / SOFOOT.com

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Si Florian Thauvin a inscrit le seul pion de la rencontre lors de la victoire de l’Olympique de Marseille au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain (0-1), le grand bonhomme de ce succès se nomme Steve Mandanda.


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Neuf ans que l’Olympique de Marseille ne s’était pas imposé dans un Classique face au Paris Saint-Germain. C’est long. Très long. Que ce soit pour les supporters, surtout, mais aussi pour les joueurs à qui tout le monde rappelle sans arrêt la série de 20 matchs sans victoire consécutifs. Et s’il y a un joueur pour qui cette vilaine série a été plus longue que les autres, c’est bien Steve Mandanda. Il faut dire que le portier de l’OM est le seul rescapé de ce 27 novembre 2011 où Marseille avait écrasé le PSG au Stade Vélodrome. Un match où Morgan Amalfitano, Jordan Ayew et Loïc Rémy avait fait très mal à la charnière centrale parisienne Sakho-Lugano. Un autre monde. Depuis cette euphorie, Steve Mandanda a vécu toutes les désillusions, à l’exception de son année passée à Crystal Palace où il a, à coup sûr, mal vécu les défaites devant son écran de télévision. Cela en était visiblement trop pour l’international français qui a donc fait en sorte de revivre enfin une victoire de l’OM face au PSG. Ce que n’avaient toujours pas vécu ses autres partenaires qui ne connaîtront probablement jamais cette si longue attente.

Steve « Neuer-Oblak-Ter Stegen » Mandanda

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour comprendre que Steve Mandanda était – comme souvent – dans un grand soir. Tout a commencé par une parade totalement folle sur une reprise de volée à bout portant de Verratti (2e). Cela ne paraît pas totalement fou de penser que le match aurait été complètement différent si ce ballon avait terminé sa course au fond des filets. Ce qui aurait été le cas avec 99,999% des portiers de la planète. Mais non, Steve Mandanda n’avait tout simplement pas envie de repartir à nouveau du Parc des Princes la tête basse. Alors il a continué son chantier, bien aidé par sa charnière centrale Ćaleta-Car-Álvaro, auteure d’une énorme performance.
La suite ? Un nouvel arrêt devant Sarabia (57e), puis un autre sur une frappe de Neymar (59e). Sans parler de ces précieuses secondes grattées à chaque sortie de but. Le tout sans prendre le moindre carton jaune, ce qui peut relever de l’exploit vu la cartonite aiguë de l’arbitre. Même à ce niveau-là, le portier olympien était intouchable. Et quand Ángel Di María arrive enfin à le battre, l’arbitre de touche signale un hors-jeu. Et il est évident que s’il n’y avait pas eu hors-jeu, Mandanda aurait détourné la frappe tant les Parisiens semblaient pouvoir jouer 300 minutes sans marquer le moindre pion. Alors oui, la tâche aurait peut-être été plus ardue pour le champion du monde si Kylian Mbappé, Mauro Icardi ou encore Jesé Rodríguez avaient été sur la feuille de match. Mais même ces trois-là n’auraient rien pu faire ce dimanche soir. Assez logiquement, André Villas-Boas a lancé quelques fleurs à son portier en conférence de presse : « Steve est incroyable. C’était déjà notre joueur clé l’an dernier. »

La fin d’un long calvaire

Avec cette victoire, Steve Mandanda va pouvoir se coucher heureux ce dimanche soir. Ce qui n’était pas forcément le cas ces dernières semaines, si ce n’est le soir de sa prolongation de contrat jusqu’en 2024. Il y a d’abord eu ce test positif au Covid, qui l’a contraint à se mettre en quarantaine à l’isolement et à interrompre sa préparation estivale. Puis ce match à Brest où, malgré la victoire, il a encaissé deux pions (3-2) et dégainé une performance décevante. Avant cet aller-retour express en équipe de France qui a particulièrement agacé Steve Mandanda. Logique, puisqu’il a dû quitter le rassemblement en raison d’une erreur administrative, la FFF n’ayant pas transmis son dossier médical complet à l’UEFA dans les temps.
Et à écouter son entraîneur en conférence de presse d’avant-match, le portier n’était pas le seul énervé par la situation : « Je pense que j’étais plus agacé que lui. Évidemment, il était déçu. Ce n’est pas normal. Je n’ai rien contre la FFF et Franck Le Gall son médecin. Mais ce n’est pas normal de faire une erreur comme ça et de penser que ça va passer. C’est une grosse faute. » D’autant plus que dans l’imaginaire collectif, Steve Mandanda a quitté le rassemblement de l’équipe de France car il était positif au Covid – alors qu’il s’agissait seulement de traces résiduelles de son Covid passé – et qu’il aurait donc pu prendre le risque de contaminer les autres joueurs des Bleus. Une histoire vite oubliée, puisque la seule contamination qu’a transmise Steve Mandanda à ses coéquipiers est sa rage de remporter à nouveau un Classique. Et ce virus a visiblement été attrapé par tous ses coéquipiers qui ont tout fait pour se mettre dans le sillage du patient 0. Ou plutôt du patient 10. Comme la note qu’il mérite.

Par Steven Oliveira, au Parc des Princes



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