Qu’est-ce que la FIFA va encore bien pouvoir nous inventer ? / International / FIFA / SOFOOT.com



Selon la presse italienne, la FIFA serait prête à transformer le football en imposant, dès 2022, des championnats raccourcis. Et si c’était l’occasion d’imaginer le sport de demain ? En pire…


Modififié

Ça a le mérite d’être clair. Afin de réduire le nombre de matchs par saison tout en les intensifiant, les « rendre plus beaux » , la FIFA, selon le journal italien La Repubblica, essayerait d’imposer l’idée de championnats raccourcis, sur seulement 5 mois, avec une phase seulement, sans aller et retour, puis des play-offs. On se dirigerait tout droit vers une forme d’américanisation du football, comme cela se fait déjà en NHL, le championnat nord-américain de hockey. Mais amusons-nous et allons plus loin. Pour attirer un nouveau public, pour rendre le ballon rond plus attrayant et plus spectaculaire, de nombreuses autres règles peuvent être imaginées.

Des tirs au but façon hockey ?

Exactement comme en 1968, lorsque les Américains ont pris l’initiative de changer des règles dans leur première ligue professionnelle, la NASL. La plus connue, celle qui reste toujours en tête parmi les aficionados, est celle des tirs au but. En effet, l’esprit américain refuse l’idée de match nul et a donc imposé une séance de TAB après chaque score de parité, en championnat. Mais des tirs au but assez particulier, sous la forme d’un face-à-face. Au lieu d’un tir direct, comme celui d’un penalty, le tireur est placé à une trentaine de mètres du but et a cinq secondes pour tirer. Il peut se déplacer où il veut vers le gardien, tirer quand il veut, pendant que ce dernier peut sortir de sa ligne de but et tenter un affrontement. Et si on rétablissait ce format ?

Des tirs au but avant la prolongation ?

Encore mieux, et si on mettait les tirs au but, lors des matchs à élimination directe, en play-off, avant la prolongation* ? Cela permettrait d’intensifier le jeu et de rendre les prolongations vivantes et stimulantes. Lors de différentes expérimentations, en accordant un point de bonus à l’équipe qui aurait remporté la séance de TAB, les observateurs se sont rendus compte d’une augmentation de plus de 60% de la densité sportive. Plus de tirs, plus de frappes, plus de tentatives, tout simplement parce que l’équipe perdante se retrouvait dans l’obligation absolue de marquer pour remporter la rencontre. De quoi faire crier les fans ? Ne vous inquiétez pas, il y a encore des choses à changer.

Une pluie de points supplémentaires ?

En 1968, lors de la création de la NASL, les Américains avaient déjà imposé avant tout le monde la victoire à 3 points. La règle a été normalisée en 1994, lors de la Coupe du monde aux États-Unis, avec l’idée, défendue par la FIFA, de rendre une victoire plus importante, plus rémunératrice, 3 points au lieu de 2 comme c’était le cas avant. Dans ce cas, pourquoi ne pas tenter la victoire à 4 points à l’extérieur ? Voire un point de bonus offensif en cas de victoire par plus de 3 buts d’écart ou même, comme en basket, un but comptant deux points s’il est marqué en dehors de la surface ? N’est-ce pas, monsieur Eyraud ?

Le public pour handicaper l’adversaire ?

Et après ? Si la FIFA veut s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, pourquoi ne pas regarder du côté de la Formule-E. Dans ce championnat automobile, les téléspectateurs ont la possibilité, à travers un numéro sûrement surtaxé, de voter pour tel ou tel pilote et lui accorder, pendant la course, un bonus d’accélération de quelques secondes. Imaginez-le en foot. Pendant un match, le public aurait la possibilité de voter, par SMS, en faveur de son équipe favorite et lui accorder un but d’avance. Ou la sortie temporaire d’un joueur de l’équipe adverse ? Un remplacement supplémentaire ? De quoi renforcer le rôle des supporters, un véritable douzième homme virtuel…

Beaucoup plus de changements ?

Et même, concernant les changements, si la FIFA a autorisé, depuis le coronavirus, 5 remplacements au lieu de 3, on peut aller plus loin. Pourquoi pas 7, 8 ou 9 changements ? Pourquoi pas la possibilité de faire changer l’arbitre à la mi-temps, si les coachs ont trouvé qu’il n’était pas assez impartial ? Ou encore, afin d’attirer les annonceurs, d’augmenter les recettes publicitaires et les gains financiers, toujours d’inspiration américaine. Si on passait de deux mi-temps de 45 minutes à quatre quarts-temps de 20 minutes, entrecoupés de 5 minutes de publicité à chaque fois ? Avec en plus un mini-concert de 20 minutes à la mi-temps, avec Drake, Cardi-B ou Billie Eilish en tête d’affiche ?

Vous l’aurez compris, tout cela n’est que fiction et imagination. Mais avec les tentatives de changement de la FIFA, il n’est pas certain que le football de demain ressemble totalement à celui que l’on connaît aujourd’hui…

Par Pierre Rondeau
A lire : Pourquoi les tirs au but devraient être tirés avant la prolongation





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