Rennes se noie dans la sauce andalouse / C1 / Gr. E / FC Séville-Rennes (1-0) / SOFOOT.com


En Andalousie, le Stade rennais n’aura jamais existé, ce mercredi contre le FC Séville, qui regrettera presque de n’avoir obtenu qu’un court succès (1-0) pour empocher les trois points. Avant une double confrontation face à Chelsea, le SRFC est déjà dos au mur dans cette poule E de Ligue des champions.


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FC Séville 1-0 Rennes

But : De Jong (55e)

Dans ses rêves les plus fous, le Stade rennais s’imaginait pouvoir revivre une soirée victorieuse dans la capitale andalouse après celle de février 2019. À cinq kilomètres du Benito Villamarín, le club breton avait l’occasion d’écrire une nouvelle page de son histoire en remportant son premier match de Ligue des champions face au FC Séville, le rival historique du Real Betis. Mais dans l’enceinte du quartier de Nervión, peu animé avant une soirée de foot en raison de la crise sanitaire, le SRFC n’aura jamais réussi à exister. À la ramasse dans tous les domaines, les Rouge et Noir peuvent quasiment repartir d’Espagne en s’estimant heureux : ils n’ont perdu que 1-0. Mais ils ont encore du boulot pour sortir de cette compétition la tête haute.

Ding, ding, De Jong

C’est dans une ambiance particulière et déprimante que le stade Ramón Sánchez Pizjuán retrouve le délicieux hymne de la Ligue des champions. Dans sa tunique noire, le Stade rennais comprend rapidement que la soirée va être longue. Privé de ses deux internationaux Nzonzi et Camavinga, le club breton n’a pas besoin d’attendre le fameux round d’observation pour prendre l’eau. Le bloc haut du Séville FC étouffe les visiteurs, qui tremblent sur les premières tentatives d’Ocampos et De Jong, alors que la reprise d’El Haddadi est déviée sur la barre par Alfred Gomis. Le portier sénégalais n’a pas le temps de se reposer : une sortie peu académique devant Diego Carlos, une nouvelle parade face à Ocampos et une claquette bien sentie sur un pétard lointain de l’excellent Koundé font du Stade rennais un miraculé. La blessure de Rugani, remplacé par Aguerd, à la 17e minute ne change pas la donne, mais la mollesse de Grenier et Martin, tous les deux incapables de jouer vers l’avant au milieu de terrain, fait que Rennes n’existe pas dans ce premier acte. Et les hurlements de Salin, en place sur le banc rennais, ne poussent pas Terrier à se montrer plus incisif sur la seule opportunité bretonne en première période, malgré quelques accélérations de la flèche Doku. À la pause, le SRFC est sous l’eau (12 tirs à 1), mais respire toujours.
En panne d’efficacité depuis trois matchs, la bande de Lopetegui revient sur le terrain pour en finir avec cette sale histoire. Toujours aussi emprunté collectivement, Rennes voit son entrejeu se dénuder après la sortie de Bourigeaud sur blessure trois minutes après l’entracte, et finit par craquer face aux vagues andalouses. Sur un énième bon centre signé Acuña, De Jong profite de sa solitude dans la surface rennaise pour fusiller Gomis en première intention (1-0, 55e). L’occasion pour le speaker de l’arène sévillane de s’offrir un petit plaisir en braillant le nom du buteur pour briser un silence assourdissant. Les Blanquirrojos ne s’arrêtent pas de presser pour autant : le jeu long de Koundé est précieux, les centres sont précis et les Rennais sont inexistants et trop maladroits pour espérer autre chose qu’une défaite. Le coup franc lointain de Grenier est repoussé par Bounou, mais les occasions les plus chaudes viennent des locaux, qui voient Ocampos placer une tête à côté et Jordan fracasser la barre (76e). Pas de quoi réveiller des Rennais méconnaissables et à la rue techniquement, et dont la frustration d’une rencontre manquée se constate dans les gestes d’humeur des uns et des autres. Avec seulement deux frappes en plus de 90 minutes, le Stade rennais peut rentrer en Bretagne avec la tête des mauvais jours. Et se consolera en se disant que la lutte pour la troisième place avec Krasnodar, giflé à la maison par Chelsea, pourrait durer jusqu’au mois de décembre. FC Séville (4-3-3) : Bounou – Navas, Diego Carlos, Koundé, Acuña – Jordan (Gudelj, 89e), Fernando, O. Torres (Rakitić, 76e) – Ocampos, De Jong (En-Nesyri, 85e), El Haddadi (Vázquez, 85e). Entraîneur : Julen Lopetegui.

Rennes (4-3-3) : Gomis – Soppy (Dalbert, 77e), Da Silva, Rugani (Aguerd, 17e), Traoré – Bourigeaud (Léa-Siliki, 48e), Martin, Grenier (Del Castillo, 77e) – Doku, Guirassy, Terrier. Entraîneur : Julien Stéphan

Par Clément Gavard, au Sánchez Pizjuán





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