Tadej Pogačar est en fait un footballeur anonyme / Tour de France 2020 / Fiction / SOFOOT.com

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Son compatriote Primož Roglič était sauteur à ski avant de tout défoncer (ou presque) en cyclisme ? Évidemment que Tadej Pogačar suit la même logique : son Tour de France remporté haut la main dimanche dernier n’est que la première pierre d’une reconversion cousue de fil blanc : celle de footballeur, bien sûr. Il n’y a qu’à se pencher pour ramasser toute une fournée d’indices allant dans ce sens.

Pogačar, un postiche ? Cela saute aux yeux. Le prodige slovène n’en a rien à cirer du cyclisme. Comme tout enfant sain d’esprit, le jeune « Pogi » est un authentique fan de football, comme il le confiait à Cycling news, et n’a qu’un seul rêve : remporter la Ligue des champions, et la Coupe du monde avec la Slovénie. D’ailleurs, comme tout surdoué à l’intelligence étincelante, le petit Tadej imagine dès ses plus jeunes années un plan secret pour parvenir à ses objectifs. Pour cela, le gamin appelle sur MSN Messenger Primož Roglič, un joyau du saut à ski slovène. Ensemble, les deux bambins se mettent d’accord : pour faire rayonner leur pays, sans toutefois se déchirer mutuellement, mieux vaut jouer sur plusieurs tableaux. L’aîné glisse qu’il adorerait se tourner vers les guidons après avoir usé ses skis. « Ah ouais, c’est pas mal comme sport, ça ! » , s’enthousiasme le cadet, soudainement très chaud lui aussi. « OK, mais tu reviens à ton délire de foot dès que tu commences à me faire de l’ombre sur les routes » , rétorque Roglič. Deal.
Son comparse toujours occupé à dévaler des sautoirs enneigés, le jeune Pogačar peut tranquillement laisser libre cours à ses envies de pédalage. Mais alors qu’il n’a que 9 ans, il se lasse déjà de coller des éclats à des coureurs beaucoup plus âgés que lui. Il lui faut préparer sa reconversion au plus vite pour ne pas s’enliser dans ce sport de poules mouillées. Pour cela, il prend contact avec un certain Kylian Mbappé, petit génie de la balle français dont la réputation a déjà traversé les frontières. Le futur champion du monde lui explique sa feuille de route : signer des coups d’éclat précoces pour se faire inviter par le Real à l’âge de 14 ans et vivoter paisiblement dans le confort de la Ligue 1 avant de pouvoir retrouver le Santiago Bernabéu, dans la peau d’une star et sur le terrain cette fois-ci. « Intéressant » , souffle Pogačar, lui aussi grand fan des Merengues et de Zizou. « Viens me rejoindre quand tu seras prêt » , conclut le môme de Bondy.

Le modèle Monaco


Le grand départ prendra un certain temps, un comble pour celui qui a horreur de sucer des roues, mais une nécessité pour celui qui suce toujours son pouce. Autant que sa crainte de quitter le nid familial, ce sont les rumeurs de brimades dans les vestiaires et de mises sur la touche, ciblant éhontément les gringalets de son genre, qui effraient Pogačar au moment de rejoindre un centre de formation digne de ce nom. Normal, pour ce jeune freluquet qui ne trouvait même pas de vélo à sa taille dans son premier club. Alors autant continuer à papillonner dans un sport qui met les demi-portions du style Nairo Quintana à l’honneur, plutôt que de connaître le même sort que le pauvre Mathieu Valbuena.

Plus mûr, Pogačar change enfin de braquet en mettant le cap sur Monaco à ses 19 ans. Mbappé, lui aussi de la génération 1998, lui avait filé le tuyau. « Cette saison, on va tout faire péter » , lui avait-il juré à l’été 2016. Pogačar constate rapidement que la prédiction de son pote, qui a depuis rejoint le PSG, n’est pas bidon. « Pendant que Mbappé perd son temps en France, autant me révéler directement aux yeux du Real » , se dit le montagnard. Avec son équipe UAE Emirates, il crée la surprise en prenant la troisième place de la Liga. Pas mal, après avoir signé trois des plus beaux buts de la saison au terme de raids en solitaire de haute voltige. Et le réel objectif est atteint : le Real, sous le charme, place déjà ses pions pour attirer le jeune homme. Ce ne sera pas pour ce mercato d’été, la faute à un manque de liquidités, aux relations difficiles entretenues avec l’entourage sulfureux de Pogačar et à un contrat blindé jusqu’en 2024. « Pas grave, on l’achètera l’an prochain, en même temps que Mbappé » , balaye Florentino Pérez.

Déçu, Pogačar ne se laisse pas abattre et décide de mettre les bouchées doubles pour parvenir à ses fins. De retour en Ligue 1, il fait la nique aux défenses des plus gros mastodontes et permet à son équipe de se mêler à la lutte pour le titre… jusqu’à cette avant-dernière journée version énorme coup de théâtre, où il remonte tout le terrain depuis sa surface pour pousser le ballon derrière la ligne de but du PSG de Primož Roglič, reprenant du même coup la tête du championnat. Une remontada de trop pour les Parisiens, une remontada pour l’histoire pour Pogačar, plus jeune vainqueur de la compétition et premier homme à y réaliser un triplé inédit (meilleur joueur, meilleur espoir et meilleur buteur). Le soir, le gamin reçoit un appel de Florentino Pérez : « Ton nouveau contrat à compter de la saison 2021-2022 est prêt, tu n’as plus qu’à le signer. » La consécration tant attendue par « Pogi » .

Voir plus petit pour mieux prendre son pied

Ce sera donc l’été prochain que la grande supercherie du pseudo-coureur Pogačar cessera enfin, mais ce n’est pas la fin de l’histoire pour autant. Ceux qui connaissent le bonhomme savent très bien qu’il n’est pas fait pour la Maison-Blanche de Zidane. Pogačar aime moins les titres que la façon de les décrocher. Ce qu’il désire ardemment, c’est de jouer comme il l’aime : attaquer, attaquer, attaquer, avec le goût du risque et la menace de tout perdre. « J’avais l’impression de jouer à pile ou face » , confiait-il auprès de Cycling news après sa légendaire contre-attaque en Liga. « Qu’est-ce que tu as à perdre ? Le résultat n’a pas d’importance. » Alors faire partie d’une institution qui musèle la concurrence façon rouleau compresseur depuis des décennies, très peu pour lui. Les fans de l’Ajax n’osent en rêver, mais ils savent que, nulle part ailleurs, c’est chez les Lanciers que son tempérament ultraoffensif et son « cyclisme total » exprimeront leur quintessence. Et s’il était déjà temps d’infliger un nouveau pied de nez aux Jumbo-Visma, et à domicile ?

Par Douglas de Graaf
Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure et fortuite coïncidence. Ou pas.



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