Vanaken, bien à la maison / C1 / FC Bruges-Lazio / SOFOOT.com


Si West Ham a tenté de l’enrôler il y a peu, Hans Vanaken a finalement prolongé son contrat au FC Bruges, préférant rester à la maison pour gagner des titres et jouer la Ligue des champions. Un choix pas si étonnant que ça pour ce géant flamand au visage de poupon.

Maître à jouer du FC Bruges depuis cinq ans, Hans Vanaken a surtout été élu meilleur joueur de Jupiler Pro League à l’issue des deux dernières saisons remportées haut la main par les Blauw en Zwart. Mais moins bankable que les jeunes pépites du championnat belge, comme Victor Osimhen, Jonathan David, Jérémy Doku ou Leandro Trossard, le meneur de jeu flamand n’a jamais vraiment eu l’occasion de partir à l’étranger. Après la saison 2018-2019, il n’a reçu aucune offre et cet été, après un exercice encore accompli, son téléphone n’a sonné qu’à la toute fin du mercato, lorsque West Ham a proposé 15 millions d’euros. Casanier et conscient qu’il doit évoluer dans un top club pour se sublimer, le joueur de 28 ans a préféré rester à la maison, sans pour autant tirer un trait sur ses ambitions.

Tanguy Vanaken

Partir du plat pays, Vanaken l’a déjà fait quand il a rejoint le centre de formation du PSV Eindhoven en 2002. Le gosse de dix ans n’a pour autant pas quitté le foyer familial puisqu’il montait tous les jours dans l’autocar qui parcourait les 37 bornes entre Lommel et Eindhoven. Le soir, il retrouvait son père Vital, qui a évolué en D1 belge au début des années 90, son frère aîné Sam, lui aussi au PSV, et sa mère Renild. Mais après six ans à traverser la frontière quotidiennement, le jeune Hans est finalement revenu à Lommel, la queue entre les jambes. Celui qui aurait pu faire carrière dans le tennis devra attendre mai 2010 pour jouer ses premières minutes en D2, avant de s’imposer comme un titulaire indiscutable lors des deux saisons suivantes. Toujours chez papa et maman à l’époque, le meneur de jeu d’1m95 est malgré tout resté sur ses gardes. « J’ai commencé à étudier le marketing parce que je n’avais aucune idée de mon avenir. Mais ensuite, Lokeren est venu vers moi, et j’ai tout misé sur le football » , révèle-t-il à l’hebdomadaire flamand De Zondag en 2019. À Lokeren, à plus de 100 kilomètres du domicile familial, mais sous les ordres de Peter Maes, un proche de son patriarche, le nonchalant Vanaken va exploser dès sa première saison, participant largement à la victoire des siens en Coupe de Belgique.

Sédentaire comme son père

Après un deuxième exercice réussi avec Lokeren au sein de l’élite, Hull City veut le signer, mais il préfère s’engager avec le FC Bruges contre quatre petits millions, et ainsi rester au pays. Un choix qui peut paraître étonnant, mais qui l’est beaucoup moins quand on sait que son père a refusé de s’engager avec La Louvière car « la distance avec Lommel était énorme. » À l’été 2017, après deux premières saisons convaincantes et un titre de champion de Belgique qui fuyait le FC Bruges depuis onze ans, son nom commence à apparaître dans les gazettes mercato. Interrogée par le quotidien néerlandophone Het Belang van Limburg, sa mère confie qu’elle voit bien son fils évoluer à l’étranger : « Un transfert en Italie ou en Espagne lui conviendrait. Le football anglais lui plaît, mais la vie là-bas, je ne sais pas. Ça ne devra pas être trop loin, je pense, car il doit avoir le sentiment qu’il peut encore rentrer chez lui. » Il restera finalement en Belgique, avant d’enchaîner trois nouvelles saisons de haute facture, ponctuées par deux nouveaux titres de champion, sept sélections avec les Diables Rouges, deux Souliers d’Or consécutifs et plusieurs matchs convaincants en Ligue des champions. Insuffisant malgré tout pour décrocher un contrat à l’étranger alors que les pépites du championnat quittent le plat pays après un seul exercice accompli.

Son côté casanier n’est pas la seule explication à cette sédentarisation. Le numéro dix dégingandé semble en effet victime de son jeu, jugé inadapté pour une équipe qui ne jouerait pas le haut du classement, mais aussi de sa personnalité, trop lisse et pas assez clinquante. Plutôt que de s’apitoyer sur son sort, l’ambidextre Vanaken continue de faire briller ses coéquipiers sur le terrain, comme en C1 lors de la victoire contre le Zénith Saint-Pétersbourg (1-2). Une nouvelle masterclass qu’il tentera de répéter ce mercredi soir contre la Lazio, intéressée par son profil à l’été 2018 avant de se raviser. Est-il désormais trop tard pour le voir s’engager dans un top club étranger ? Son père a une idée : « Il est très bien à Bruges. Je n’exclus pas qu’il y reste encore longtemps. Et s’il part à l’étranger, je crois de plus en plus que la Bundesliga doit lui convenir. De toute façon, il n’ira pas dans une ville où il ne se sent pas bien dans sa peau. » Dans ce cas, autant rester à la maison.

Par Maxime Renaudet





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