5G: Lille suspend le déploiement en attendant un rapport de l’Anses


DENIS CHARLET via Getty Images

Martine Aubry, ici lors de son élection à la mairie de Lille le 3 juillet dernier, préfère attendre un rapport de l’Anses sur les conséquences médicales de la 5G avant d’autoriser son déploiement dans la ville. 

SANTÉ – Le conseil municipal de Lille a adopté dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 octobre un moratoire sur le déploiement de la 5G, prévoyant de sursoir à “toute autorisation” d’antennes jusqu’à la publication en 2021 d’un rapport attendu de l’Anses, a annoncé la ville.

“Parce que nos doutes persistent tant du point de vue sanitaire que de la sobriété numérique sur le déploiement de la 5G, nous avons voté (…) un moratoire. Il est urgent d’attendre!”, a déclaré dans un tweet la maire de Lille Martine Aubry.

“Avant de pouvoir affirmer que la 5G représente à coup sûr un progrès pour nos villes et leurs habitants, il nous semble que plusieurs zones d’ombre (…) doivent encore être éclaircies”, expliquent les élus dans le texte de la motion, présentée par la majorité municipale, le groupe Lille en commun.

Un contexte défavorable

“Les rapports officiels publiés ces derniers mois (…) ne permettent toujours pas aux instances les plus compétentes d’exclure tout risque réel sur les populations en lien avec l’exposition à cette nouvelle technologie”, arguent-ils.

Les élus s’interrogent aussi sur “le haut niveau des investissements induits”, dans le “contexte financier difficile” lié à l’épidémie de covid-19, ou encore sur “l’utilité réelle” de cette technologie qui contraindra particuliers et professionnels ”à renouveler leurs produits électroniques en dépit de toute considération liée à leur durabilité”.

La motion adoptée prévoit de sursoir, sur le territoire de la commune, ”à toute autorisation d’implantation ou d’allumage d’antennes ‘test’ liées à la technologie 5G (…) au moins jusqu’à la publication du rapport attendu en 2021 de l’ANSES”, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail.

L’exécutif ne veut pas de moratoire national

Les élus du groupe Lille en commun demandent à la métropole européenne de Lille (MEL) de prendre “une position similaire”. Ils réclament enfin l’abaissement du seuil d’exposition acceptable (fixé par l’OMS à 61 v/m) à 4 v/m à l’échelle de la MEL, et estiment que l’éventuel déploiement de la 5G doit s’accompagner d’une “extinction programmée et accompagnée de la 2G et de la 3G, particulièrement énergivores et désormais réputées saturées”.

La métropole de Bordeaux avait déjà adopté fin septembre une motion demandant au gouvernement un moratoire sur cette technologie et un report du processus d’attribution des fréquences.

L’exécutif a rejeté l’idée d’un moratoire sur les enchères des fréquences 5G, avancée également par 70 élus de gauche et écolos mi-septembre, invoquant l’absence de tout risque sanitaire.

Initialement prévues en mais repoussées en raison de la pandémie de Covid-19, ces enchères ont été lancées le 29 septembre. L’attribution des premières fréquences 5G aux opérateurs français a rapporté 2,786 milliards d’euros à l’État, Orange obtenant la plus grande part des “blocs” en jeu.

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