À Biarritz, des aînés interdits de baignade malgré un avis médical


CONFINEMENT – Ils devront se contenter de marcher le long de la rive… Depuis le début du second confinement pour lutter contre le Covid-19, toutes les activités nautiques et de plaisance sont interdites, telles que le surf, la plongée ou la baignade. Comme vous pouvez le voir dans notre reportage en vidéo en tête d’article, un groupe de baigneurs de Biarritz l’a appris à ses dépens, vendredi 6 novembre. 

Sur la plage du Port Vieux, les nageurs de l’association “Les ours blancs”, qui ont l’habitude de s’y retrouver chaque matin, été comme hiver, ont été accueillis par un groupe de policiers. Et qu’importe si plusieurs de ces aînés pratiquent depuis longtemps les bains de mer sous ordonnance médicale. 

“Il m’est indispensable de nager. Mon médecin me l’ordonne”, assure au micro du HuffPost Betty, 91 ans, qui souffre d’une neuropathie dégénérative aux jambes. “Moi, c’est pareil, j’ai une coxarthrose. (La baignade) me fait du bien”, renchérit Bernard, pour qui cette interdiction est incompréhensible.

Aucun spécialiste, masseur ou kiné ne réussit ce que la mer me donne.Betty, 91 ans

Pourtant, ces derniers jours, un arrêté du préfet maritime de l’Atlantique publié le 29 octobre avait laissé croire à une dérogation de cette interdiction pour “les activités physiques des personnes munies d’une prescription médicale ou présentant un handicap reconnu par la maison départementale des personnes handicapées”.

Des médecins qui agacent

Contactée par Le HuffPost, la préfecture des Pyrénées-Atlantique précise toutefois que l’autorité de la préfecture maritime s’exerce au-delà de 300 mètres à partir des côtes. Cette dernière, basée à Brest, nous confirme également que son arrêté ne s’applique pas sur les plages du littoral et que “la baignade n’est pas une prérogative du préfet maritime”. Cette dérogation “ne concerne donc pas la baignade”, ajoute-t-on.

Cette intransigeance sur les activités nautiques est déplorée par certains médecins qui militent pour le sport sur ordonnance. “De toute ma carrière de médecin généraliste, je n’ai jamais vu une telle hécatombe au niveau psychiatrique. Nous avons vraiment des patients en détresse”, déplore Guillaume Barucq, à la fois médecin, surfeur et élu d’opposition au conseil municipal de Biarritz. 

Durant le confinement, Guillaume Barucq assume de poursuivre ses prescriptions, malgré l’agacement des autorités locales. ”Ça s’adresse aux personnes qui en ont le plus besoin: les personnes en situation de handicap, celles qui ont une maladie ou une pathologie qui le justifie”, explique le professionnel de santé, qui pose aussi la question de “l’interdiction d’un milieu naturel qui ne pose pas de risque (face au coronavirus)” et qui serait favorable à “la prévention des infections respiratoires”.

À voir également sur Le HuffPost: Durant le confinement, la voix des “coronalecteurs” réconforte les personnes isolées





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