À l’aéroport de Roissy, le projet de nouveau terminal abandonné


CLIMAT – Trois ans après l’arrêt de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le projet d’extension de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, est lui aussi abandonné. Il est jugé “obsolète” à l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique, a annoncé ce jeudi 11 février la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili au journal Le Monde.

Le gouvernement a demandé au gestionnaire des aéroports de Paris, Groupe ADP, dont l’État est l’actionnaire majoritaire, “d’abandonner son projet et de lui en présenter un nouveau, plus cohérent avec ses objectifs de lutte contre le changement climatique et de protection de l’environnement”, a déclaré Pompili au quotidien.

Alors que ce projet passait par la construction à l’horizon 2037 d’un quatrième terminal pour augmenter la capacité de l’équipement de 40 millions de passagers par an, Barbara Pompili a estimé que “c’est un projet obsolète, qui ne correspondait plus à la politique environnementale du gouvernement et aux exigences d’un secteur en pleine mutation, tourné vers l’avion vert de demain”.

“Une utilisation plus raisonnée de l’aérien”

Ce chantier colossal au coût estimé entre 7 et 9 milliards d’euros, repoussoir de nombre d’associations de défense de l’environnement et d’élus locaux, ne sera donc pas lancé. Selon Le Monde, “le gouvernement demande désormais à Groupe ADP de proposer un tout autre projet, qui ne sera pas centré sur l’accroissement des capacités de Roissy”. “Nous aurons toujours besoin des avions, mais il s’agit d’être dans une utilisation plus raisonnée de l’aérien, et d’atteindre une baisse des émissions de gaz à effet de serre du secteur”, selon Pompili.

Cette annonce intervient au lendemain de la présentation par le gouvernement de son projet de loi “climat et résilience” issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, un texte vivement critiqué pour son “manque de muscle” par une partie de la gauche et des ONG.

Le projet du nouveau terminal “T4” avait déjà subi un revers en juillet 2020 lorsque l’Autorité environnementale avait constaté que “l’équation à résoudre” entre l’augmentation des vols, de la circulation routière et le respect des objectifs internationaux de la France en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre n’était “pas décrite ni posée de manière complète”.

La crise sanitaire mondiale, qui a réduit le trafic aérien à la portion congrue, a en outre jeté le doute sur la validité des projections sur l’accroissement continu des flux de voyageurs et donc la nécessité d’adapter les infrastructures. “Les extensions de capacité à Roissy aujourd’hui paraissent être un pari audacieux”, avait alors jugé le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

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