À Saint-Denis, un camp de migrants évacué près du Stade de France


AFP

Un campement de migrants évacué à Saint-Denis le 17 novembre

POLICE – Sur ordre du ministre de l’Intérieur, les force de police ont démantelé ce mardi 17 novembre au petit matin, un campement de migrants situé sous une bretelle d’autoroute au pied du Stade de France à Saint-Denis. Régulièrement évacué depuis plusieurs années, l’opération a conduit dans la matinée au déplacement de près de 2000 personnes.

Encadrée par un important dispositif policier, l’évacuation et la mise à l’abri des exilés vers différents centres d’accueil et gymnases d’Ile-de-France a débuté vers 7H00. Des migrants s’acheminaient dans le calme vers des bus, dans une opération conjointe de la préfecture de police de Paris, de la préfecture de la région Ile-de-France et de Seine-Saint-Denis.

Selon les autorités, 26 centres en Île-de-France vont être ouverts pour accueillir ces personnes qui seront par ailleurs toutes testées au Covid-19. 

Selon le décompte de l’association France terre d’asile, opératrice de l’Etat, environ 2.400 exilés vivaient la veille encore dans ce camp qui n’a cessé grossir depuis août en dessous de l’autoroute A1. Des feux de palettes étaient visibles depuis le cordon de sécurité mis en place par les forces de l’ordre.

“Ces camps ne sont pas acceptables” a déclaré à la presse le préfet de police de Paris, Didier Lallement. “Cette opération a lieu pour faire en sorte que les personnes en situation régulière soient mises à l’abri et celles en situation irrégulière n’ont pas vocation à rester sur le territoire”, a expliqué le préfet.

Dans un tweet, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a salué cette opération.

“C’est vraiment le pire campement qu’on ait vu depuis plusieurs années”, explique Alix Geoffroy, chargée de programme CEDRE-Secours catholique, se demandant si le prochain ne sera pas “encore plus éloigné de Paris, loin en banlieue, et plus difficile”.

Le campement insalubre, où plusieurs centaines de tentes étaient installées, est majoritairement constitué d’hommes seuls, essentiellement originaires d’Afghanistan, mais également du Soudan, d’Éthiopie et de Somalie. Beaucoup, majoritairement des demandeurs d’asile, sont auparavant passés par d’autres campements en périphérie de Paris, successivement démantelés, mais qui se recréent un peu plus loin, en banlieue nord.

Une trentaine d’associations et collectifs (Cimade, Secours catholique, Solidarité Migrants Wilson…) dénoncent “un cycle sans fin et destructeur”.

“Depuis cinq ans, les évacuations se sont répétées, malgré les dysfonctionnements du système d’hébergement qui les accompagne (…). Aujourd’hui, les autorités continuent d’organiser ces opérations alors que les 65 précédentes ont prouvé qu’elles étaient inefficaces, et que leur seul effet était de disperser les personnes”, ont écrit les associations dans un communiqué.

ali/pga/shu

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