À Tarbes, une fête clandestine à l’hôpital en plein confinement


Google street view

Les jeunes gens consommaient de l’alcool, sans respect de la distanciation sociale ni port du masque.

CONFINEMENT – Pas de masque ni de respect des gestes barrières, mais de l’alcool en quantité. Une vingtaine d’étudiants internes de l’hôpital de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, ont organisé une soirée clandestine dans la nuit de ce mercredi 11 au jeudi 12 novembre, en plein confinement, rapporte le quotidien régional La dépêche du midi

Quatre participants à la fête ont d’abord été verbalisés vers 4 heures du matin par les policiers pour non-respect du confinement. C’est ce qui a permis aux forces de l’ordre de remonter jusqu’à la soirée organisée non loin, dans la résidence des médecins internes du centre hospitalier de Tarbes.

Parmi les fêtards se trouvaient des personnes extérieures à l’établissement, a affirmé une source policière au site d’informations Actu.fr. Les internes ont avancé dans un premier temps que la direction de l’hôpital avait donné son accord. Une version que le directeur de l’hôpital Christophe Bouriat dément auprès du quotidien régional. 

Le lendemain, ils auraient toutefois “reconnu les faits”, a estimé le directeur de l’établissement Christophe Bouriat au micro de France Bleu, qui dit leur avoir fait part de sa “colère, d’un profond mécontentement”. “Ce sont de futurs professionnels médicaux, ils soignent, c’est pourquoi on les a recadrés”, a-t-il estimé. Il a également indiqué prendre contact avec le doyen du CHU de Toulouse, dont dépendent ces médecins internes, pour juger des suites disciplinaires à donner. 

Et le directeur de l’hôpital d’ajouter: “Je pense qu’ils ont compris. Ils sont très affectés en ce moment, ils réalisent la gravité de leur acte… parce qu’on se doit d’être exemplaire quand on travaille dans un hôpital, surtout un hôpital lourdement touché par les patients covid”.

Selon les derniers chiffres de Santé Publique France, 179 personnes sont actuellement hospitalisées en raison du coronavirus dans les Hautes-Pyrénées, dont 15 en réanimation. Le taux d’incidence dans le département est le deuxième plus élevé d’Occitanie. 

17 fêtards verbalisés dans le Haut-Doubs

Cette fête clandestine organisée en plein confinement n’est pas isolée en France. Ce jeudi 12 novembre, dans le Haut-Doubs, 17 fêtards ont été verbalisés et ont écopé une amende de 2.295 euros pour avoir organisé une soirée, rapporte L’Est Républicain. Il y a une dizaine de jours, une centaine d’élèves de l’école nationale de police avaient également organisé une soirée à Nîmes (Occitanie). 

Il y a une dizaine de jours, une centained’élèves de l’école nationale de police qui participaient à une soirée à Nîmes ont été surpris par les policiers. Une enquête administrative a été ouverte. Gérald Darmanin a annoncé que “sur la base de preuves”, les élèves ayant participé seraient “exclus”. “On ne peut pas être policier et se moquer des règles qu’on impose aux autres”, avait expliqué le ministre de l’Intérieur. 

À voir également sur Le HuffPost: Jean Castex espère un déconfinement pour les fêtes de Noël



Source link

Please follow and like us:

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.