Après la rave party à Lieuron, deux personnes en garde à vue

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NOUVEL AN – Une perquisition était en cours ce samedi 2 janvier et deux personnes étaient en garde à vue dans le cadre de l’enquête judiciaire pour identifier les organisateurs de la fête sauvage qui a rassemblé environ 2500 personnes au sud de Rennes, a annoncé le procureur de la République Philippe Astruc.

“Deux personnes, nées en 1998, sans antécédent judiciaire, ont été interpellées” à 15h à Iffendic (Ille-et-Vilaine) et “placées en garde à vue”, a indiqué le magistrat.

“Une perquisition est en cours, qui a déjà permis de saisir une somme d’argent (paraissant en première analyse résulter du partage de la caisse de cet événement) et des produits stupéfiants. Du matériel permettant l’installation de matériels de sonorisation a été saisi”, précise Philippe Astruc dans un communiqué.

Certains faits passibles de dix ans de prison

“En marge de la dispersion, cinq personnes ont été placées en garde à vue” dont trois participants à la manifestation pour infractions à la législation sur les stupéfiants, deux autres qui étaient “détentrices de matériel”, une table de mixage et un groupe électrogène, a détaillé le procureur.

“Les éléments recueillis ont permis de confirmer le caractère payant de la manifestation sous la forme d’une contribution et la présence importante de produits stupéfiants à l’occasion de cet événement”, indique Philippe Astruc.

Le parquet de Rennes rappelle avoir ouvert une enquête pour “organisation illicite d’un rassemblement festif à caractère musical”, “violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique”, “dégradation du bien d’autrui en réunion” ou encore “travail dissimulé”, “tenue illicite d’un débit de boissons” et “infractions à la législation sur les stupéfiants et notamment la facilitation de l’usage”.

Selon le procureur, la peine encourue pour ces derniers faits est de dix ans d’emprisonnement.

“L’action de l’Etat, dans sa dimension successive de maintien de l’ordre et de police judiciaire, a permis de mettre fin sans violences à une fête illicite troublant fortement l’ordre public et de conduire une enquête judiciaire propre à éviter toute impunité”, a souligné le procureur, estimant que “la véritable autorité de l’Etat réside dans cet équilibre exigeant”.

1200 verbalisations effectuées 

“Dans le cadre d’une opération de police judiciaire conduite par la brigade de recherches de Redon, deux pelotons de gendarmes mobiles, un peloton de surveillance et d’intervention avec le soutien d’un hélicoptère, soit 70 gendarmes sont intervenus”, a précisé le procureur. Plus de 1200 verbalisations ont été effectuées et le matériel saisi.

Plus de 800 verbalisations ont été dressées au titre des infractions Covid, pour non respect du couvre-feu, non port du masque et participation illicite à un rassemblement, a détaillé Emmanuel Berthier, préfet d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne, lors d’une conférence de presse samedi matin à Lohéac, près de Lieuron.

Il a aussi précisé que plusieurs centaines d’amendes délictuelles ont été dressées pour usage de stupéfiant et que 400 personnes faisaient encore l’objet de contrôles au moment de la conférence de presse.

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