Au Brésil, Greenpeace érige une statue de Bolsonaro sur les terres incendiées


ENVIRONNEMENT – Les militants de Greenpeace ont mené une action le jeudi 8 octobre sur les terres ravagées par les incendies du Pantanal, zone humide à cheval sur le Brésil, le Paraguay et la Bolivie. Sur les cendres, ils ont érigé une statue de Jair Bolsonaro, responsable selon eux de ce désastre environnemental, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

“Avec cette action, nous ne voulons pas attirer l’attention uniquement sur la destruction sans précédent du patrimoine environnemental des Brésiliens, mais en souligner les causes et les responsables”, explique dans un communiqué Tica Minami, directrice de programme chez Greenpeace Brésil.

“Le Brésil est littéralement en feu avec la politique incendiaire du gouvernement actuel qui, au lieu de présenter des actions coordonnées et efficaces pour protéger l’environnement et la vie des gens, continue de jouer la mélodie folle de son projet de destruction, de menace de la biodiversité et continue d’affaiblir l’économie déjà fragile du pays.”

En plus d’être au cœur des critiques pour sa gestion de l’épidémie de Covid-19, Jair Bolsonaro est attaqué sur sa politique environnementale. Selon Greenpeace, le président brésilien n’aurait pas suffisamment anticipé l’épisode de sécheresse, négligeant la prévention des incendies. Conséquence, depuis janvier 2020, plus de 12% de la région du Pantanal a été détruite par les incendie. Ce sanctuaire de biodiversité abrite une faune extraordinaire. Mais aujourd’hui, de nombreux paysages auparavant verdoyants sont à présent jonchés de cadavres d’animaux carbonisés.

18.000 départs de feu depuis janvier

Avec 8.106 foyers, septembre 2020 est de très loin le pire mois depuis que ces statistiques ont commencé à être dressées par l’INPE, en 1998. Le record pour toute une année, qui datait de 2005 (12.536 foyers) a déjà été pulvérisé en neuf mois, avec 18.259 foyers depuis janvier. 

Les incendies criminels sont également la cible de l’ONG qui lutte contre le réchauffement climatique. Car une grande partie de ces départs de feu sont dus en réalité à des brûlis agricoles sur des zones déboisées illégalement. Le gouvernement a pourtant interdit tout brûlis pour une durée de 4 mois en juillet.

Malgré les données édifiantes fournies par l’INPE (l’Institut national de recherches spatiale), organisme public reconnu dans le monde entier, le président Jair Bolsonaro, favorable à l’ouverture de zones protégées aux activités minières ou agricoles, n’a cessé de dénoncer une campagne de “désinformation” sur le Pantanal et l’Amazonie.

Le président d’extrême droite avait déjà été sous le feu des critiques l’an passé après la grande émotion suscitée par la recrudescence des incendies en Amazonie.

À cause de la déforestation, plusieurs pays, notamment la France, ont manifesté récemment leur opposition à l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) sous sa forme actuelle.

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