Chez LREM, le terme de « privilège blanc » divise

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POOL New / Reuters

Élisabeth Moreno, ici à Paris le 25 novembre 2020.

LREM – Le terme est loin de faire l’unanimité au sein de la majorité. Vendredi 25 décembre sur LCI, la ministre en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Élisabeth Moreno, a assuré qu’il existait “évidemment un privilège blanc”. “Selon que vous naissiez homme blanc ou femme noire en Afrique ou en France, vous savez que vous avez plus de chance”, a-t-elle ajouté.

La ministre revenait sur les propos d’Emmanuel Macron dans un entretien à L’Express publié trois jours plus tôt. Il y reconnaissait l’existence, sans reprendre à son compte le terme exact, d’un “privilège blanc”. ”Être un homme blanc crée des conditions objectives plus faciles”, notamment “pour avoir un logement, pour trouver un emploi, qu’être un homme asiatique, noir ou maghrébin, ou une femme asiatique, noire ou maghrébine”, assurait-t-il.

La reprise de ce “concept” -issu du militantisme antiraciste américain- par Élisabeth Moreno n’a pas été du goût de tous, notamment au sein de sa famille politique. Le député LREM François Jolivet a dénoncé sur Twitter des propos “choquants” et a estimé qu’ils “reproduisent le principe de hiérarchisation des ‘races’ du 19ème siècle”. 

Oppositions sur les réseaux sociaux…

“Pourquoi donc répondre aux créateurs du parti les Nouveaux Racistes?”, s’est demandé le député du Cher François Cormier-Bouligeon, en référence au parti “Les Nouveaux Démocrates”, lancé par plusieurs ex-députés LREM, déçus du macronisme.

“Les droits humains n’ont rien à voir avec un quelconque privilège”, a écrit de son côté Aurore Bergé, partageant une vidéo de l’écrivaine Tania de Montaigne où elle réfute le terme de “privilège blanc”.

“Parole de privilégié”, lui a répondu l’ex-parlementaire de la majorité Fiona Lazaar qui dit regretter la “facilité qu’ont certains députés de la majorité à critiquer publiquement des ministres”, citant Nadia Hai et Élisabeth Moreno. Et elle n’est visiblement pas la seule à s’en étonner.

“Quand le constat est posé par Élisabeth Moreno, il est dénoncé”, note la députée LREM Marie-Pierre Rixain. “Quand (il) est posé par le président de la République, il est admis (…). La trêve de Noël ne réussit pas a tout le monde visiblement”.

Ces débats ont conduit d’autres politiques et intellectuels à prendre la parole. La journaliste et autrice Rokhaya Diallo a déclaré ce dimanche 27 décembre que c’est le “racisme qui divise et non la ministre qui ne fait que dénoncer les privilèges qui en découlent”. Le président des Patriotes Florian Philippot s’est de son côté demandé: “Pourquoi ne dit-on pas tout simplement que parler de ‘privilège blanc’, c’est être raciste?”

… et en interne

Chez les députés LREM, les discussions se sont poursuivies en interne et ont agité leur boucle Telegram interne ce dimanche. “C’est la tournée des ministres femmes?”, s’est demandée une parlementaire engagée pour les droits de femmes. “C’est qui la prochaine”?”. “Parano sexiste”, a objecté une de ses collègues venue de la gauche.

“Je suis partisan des droits de l’Homme universel”, a écrit quant à lui un ancien vallsiste pour qui “entendre parler de privilège blanc dans la boucle d’une ministre du gouvernement” n’est pas “plaisant”.

D’autres ont cherché à apaiser les tensions, invitant leurs collègues à “faire une pause des réseaux sociaux pendant les vacances de Noël”. Et un autre d’abonder en ce sens: “Je crois que ça ferait du bien à tous et nous l’avons bien mérité.” Suite à la rentrée parlementaire?

À voir également sur Le HuffPost: Retour sur une année politique hors-norme



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