Contre la loi « sécurité globale », nouvelle journée de manifestation dans toute la France


Malgré “une mobilisation sans précédent pour la défense des libertés, le gouvernement (nous) a opposé une fin de non-recevoir”, regrette, dans son appel à manifester, la coordination.

Celle-ci regroupe des associations comme La Ligue des droits de l’Homme et Amnesty, ainsi que de nombreux syndicats et associations, de journalistes et réalisateurs notamment. 

La proposition de loi, déjà votée en première lecture à l’Assemblée nationale, doit être examinée en mars au Sénat.

“Les enjeux sont (…) majeurs. Ils touchent au respect même de l’État de droit” et du contrôle des autorités “par les citoyens, le Parlement, la justice et la presse”, soulignent les associations, qui ajoutent que “les mesures de surveillance de la population doivent, elles, demeurer l’exception”.

Elles exigent toujours le retrait de plusieurs dispositions, à commencer par l’article 24, qui pénalise la diffusion malveillante d’images de membres des forces de l’ordre.

Un “vent de colère” à venir 

Le collectif, qui demande à être reçu par le président Emmanuel Macron, cible également les articles 21 et 22 sur l’usage des caméras-piétons et des drones par les forces de l’ordre, et du “nouveau schéma national du maintien de l’ordre” (SNMO), régulièrement invoqué par les forces de l’ordre pour limiter la couverture médiatique des manifestations.

“C’est la reprise du combat”, note Gérald Le Corre, un des responsables de la CGT en Seine-Maritime, qui déclare sentir venir un “vent de colère” avec l’extension du couvre-feu à 18h et parce que “les seules libertés” accordées le sont ”à l’économie”.

La proposition de loi a été vivement critiquée en France par la Défenseure des droits et la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, et à l’étranger par des rapporteurs spéciaux des Nations unies et la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe.

La mobilisation contre le projet de loi “sécurité globale”, lancé le 17 novembre, a donné lieu à plusieurs journées de manifestations, souvent rejointes par des “gilets jaunes”. La plus importante, le 28 novembre, a rassemblé 500.000 personnes dans le pays selon la coordination, 133.000 selon le gouvernement.

Plusieurs, à Paris notamment, ont été ponctuées de heurts avec les forces de l’ordre.

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