Coup d’envoi du dépistage massif au Covid-19 en France

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AFP

Coup d’envoi du dépistage massif au Covid-19 en France (photo prise dans la Loire le 9 novembre 2020. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

CORONAVIRUS – C’est le coup d’envoi pour les dépistages de masse au Covid-19, une première en France. À partir de ce lundi 14 décembre des opérations de grande envergure vont être menées dans l’espoir améliorer la stratégie “tester-alerter-protéger”.

Les métropoles du Havre et de Charleville-Mézières ouvrent le bal entre le 14 et 19 décembre. Viendra ensuite le tour de Roubaix et Saint-Étienne aux alentours du 11 janvier, avait détaillé Olivier Véran la semaine passée en annonçant donc qu’un total de quatre villes seraient concernées au lieu des trois précédemment annoncées. 

L’organisation autour de cette stratégie devrait s’appuyer sur des sites éphémères de dépistage, des dépistages dans de grandes entreprises ou des écoles, selon des détails qui avaient été fournis plus tôt par les mairies.

Tests antigéniques et PCR

Au Havre notamment, la campagne reposera en grande partie sur les tests antigéniques et plus de 50 sites seront ouverts dans les pharmacies, laboratoires et cabinets médicaux, ainsi que 20 centres conçus pour accueillir plusieurs centaines de personnes par jour.

L’Agence régionale de santé Grand Est a de son côté annoncé pouvoir réaliser dès lundi quelque 4500 tests PCR par jour pour l’agglomération de Charleville-Mézières-Sedan. “Nous avons également reçu plus de 30.000 tests antigéniques qui s’ajoutent aux 20.000 que nous avons en stock”, a précisé dans une conférence de presse Guillaume Mauffré, délégué territorial de l’ARS dans les Ardennes. 

“Une centaine d’agents, étudiants, personnels soignants, pompiers, personnel de santé ou la Croix-Rouge sera mobilisée” pour cette opération,  a-t-il indiqué.  Quatre équipes mobiles seront aussi déployées pour se déplacer dans les entreprises du département.

Volontariat

“Ces opérations sont organisées main dans la main avec les collectivités territoriales, en lien avec les préfets et les agences régionales de santé”, a assuré Véran, indiquant que seraient ciblés les “publics vulnérables” et “les publics les plus exposés aux risques de clusters”.

Précisant bien que tout cela se déroulera sur la base du volontariat, Véran a ajouté, sans afficher d’objectifs chiffrés: “nous n’avons pas en France l’obligation de nous faire tester (…) ce n’est pas possible en France”, mais “nous l’encouragerons”. 

Le maire du Havre a estimé dimanche que le nombre de personnes testées dans sa ville serait sans doute inférieur à 50%. “Nous espérons toucher entre 15 et 20% de la population ardennaise soit environ 50.000 personnes”, a indiqué pour sa part le préfet du département, Jean-Sébastien Lamontagne. 

“Si nous parvenons à dépister un nombre significatif de personnes, nous découvrirons forcément des cas asymptomatiques. (…) Et, ainsi, on évitera des transmissions”, a ajouté Édouard Philippe, estimant que “nous devons tous être responsables vis-à-vis de nos amis, de notre famille”. 

Levier d’expérimentation

“Si les tests sont positifs”, il s’agira de “mettre en place du contact tracing (prévenir les cas contacts) immédiat et garantir de bonnes conditions de mise à l’abri des patients positifs”, a expliqué Veran.

“Ces opérations sont autant un moyen de limiter la propagation du virus dans les collectivités concernées, qu’un levier d’expérimentation de notre stratégie tester-alerter-protéger dont vous voyez qu’elle évolue, qu’elle continuera d’évoluer à mesure que nous apprendrons comment faire face à cette pandémie”, a-t-il expliqué.

Olivier Véran a par contre prévenu vendredi que ces tests n’étaient toutefois pas “un totem d’immunité” et qu’il faudra ainsi que la population testée continue à respecter les gestes barrière afin de ralentir la propagation du virus.

Emmanuel Macron avait indiqué fin octobre que ce système mis en place pour enrayer l’épidémie n’était plus efficace au-delà de quelques milliers de cas par jour. Le nombre de nouveaux cas quotidiens tourne désormais autour de 10.000 personnes et des épidémiologistes réclament depuis longtemps ces dépistages de masse pour rendre la stratégie de tests plus efficace.

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