Couvre-feu: ces célèbres chefs demandent un laisser-passer pour les clients arrivés avant 21h

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“Monsieur le Président, à plusieurs reprises vous nous avez réunis, en invitant restaurateurs et cuisiniers à l’Élysée. Vous nous avez à chaque fois exprimé votre fierté, vous nous avez appelés à faire rayonner la France”, lit-on dans cette tribune envoyée à l’AFP, signée notamment par les chefs Mathieu Pacaud, Guy Savoy, Hélène Darroze, Yannick Alléno, Pierre Gagnaire, Philippe Etchebest et Michel Sarran.

“La lumière s’est éteinte”

“Or, la lumière s’est éteinte” (…) Aujourd’hui, c’est nous qui avons besoin de vous”, affirment-ils, demandant à Emmanuel Macron “de permettre aux convives qui arrivent avant 21 heures (…) de rester dîner”. “Le ticket que nous leur fournirions en fin de repas les autoriserait à être au plus tard à 23h chez eux. Même ainsi, notre secteur sera durement touché”, disent-ils.

Car selon eux, le couvre-feu quotidien de 21 heures à 6 heures, instauré le 17 octobre pour quatre à six semaines en Ile-de-France et dans huit autres métropoles a porté “le coup de grâce” à une ”économie de la restauration déjà terrassée par de nombreux mois de crise.”

“Aucun cluster n’a été déclaré dans nos établissements”, font valoir les professionnels, qui estiment avoir été de “bons élèves” en se conformant ”à toutes les règles, à toutes les contraintes”.

30% de faillites redoutés d’ici la fin de l’année

“Derrière notre économie, derrière les chiffres, ce sont des vies qui sont en jeu. Celles de nos familles, de nos équipes, de nos fournisseurs. Nous craignons collectivement de ne jamais pouvoir nous en relever”, affirment les signataires, disant craindre plus de 30% de faillites “d’ici la fin de l’année”. Ils affirment aussi avoir “besoin que soient également prises des mesures d’urgence”.

Ils réclament ainsi un moratoire sur les loyers, l’annulation des charges patronales pendant l’état d’urgence sanitaire, l’ouverture du chômage partiel aux gérants majoritaires et du prêt garanti par l’État à toutes les sociétés “ayant eu au moins un bilan positif au cours des trois dernières années”. 

Parmi les signataires figurent les organisations patronales du secteur Umih et GNI (indépendants), le patron du premier groupe de restauration en France Olivier Bertrand (Quick, Burger King…), David Holder (Ladurée), Thierry Bourdoncle (café Sénéquier, Le Mabillon) ou Laurent de Gourcuff (groupe Paris Society).

À voir également sur Le HuffPost: Contre le couvre-feu, Mélenchon reprend “En bande organisée”

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