Covid-19: Delfraissy explique pourquoi les variants inquiètent tant le Conseil scientifique


Capture d’écran TF1

Ce mardi 12 janvier, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a expliqué sur TF1 pourquoi les variants sud-africain et surtout anglais du coronavirus inquiétaient tant les autorités sanitaires.

CORONAVIRUS – “L’enjeu se situe autour du variant anglais.” Ce mardi 12 janvier, le président du Conseil scientifique qui conseille les autorités sur la gestion de l’épidémie de Covid-19, Jean-François Delfraissy, était invité du JT de TF1. L’occasion, notamment, d’alerter sur les nouveaux risques qui se présentent et en particulier les mutations du coronavirus. 

“Pourquoi le variant anglais nous inquiète-t-il?”, s’est interrogé lui-même le médecin sur le plateau de télévision. Et d’expliquer que l’évolution constatée en Angleterre, où la mutation a été détectée en septembre et où la situation a dégénéré trois mois plus tard, laisse craindre à un pic de contamination au variant au mois d’avril en France. “Donc il faut tout faire pour ralentir le virus anglais, qui se transmet plus rapidement mais qui n’est pas plus grave (que le coronavirus d’origine, ndlr)”, a-t-il insisté. 

Il a précisé qu’en plus de cette menace, celle de la mutation sud-africaine du sars-cov2 était également une crainte pour les autorités sanitaires. “Il pourrait, lui, échapper au vaccin”, a précisé le médecin au sujet de ce second variant. 

Pour lutter efficacement contre ces deux menaces supplémentaires, Jean-François Delfraissy l’a martelé: les gestes barrières sont la première protection à maintenir. “La distanciation sociale, le masque, le lavage des mains, tout ça, le variant anglais y est sensible”, a-t-il expliqué. Il a aussi déclaré que des mesures pour ”éviter que trop de ce virus n’arrive d’Angleterre, d’Écosse…”, c’est-à-dire des contrôles aux frontières et une limitation des voyages entre les deux pays, étaient nécessaires. 

“Et il y aura sans doute des mesures plus strictes à prendre, mais ça, c’est politique”, a-t-il ponctué son explication, refusant de répondre s’il voyait dans un troisième confinement une mesure qui serait efficace et donc à préconiser.

L’autre barrière qui peut être levée face au coronavirus de ces derniers mois et à ses mutations, c’est bien évidemment le vaccin. Et à cet égard, Jean-François Delfraissy s’est montré particulièrement optimiste, convaincu que “l’on va faire mieux” dans les semaines à venir. “Je suis persuadé que la défiance vis-à-vis du vaccin va diminuer et que la mécanique de vaccination va se mettre en route”, a-t-il continué. 

Pour lui, l’arrivée prochaine d’un troisième vaccin (après ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna), celui d’Astra Zeneca, plus simple d’usage notamment au niveau de sa conservation et donc de son transport, faciliterait encore la tâche des autorités. “On va gagner des vies et diminuer la mortalité”, a-t-il assuré. 

En clair, alors que la circulation du virus est “bien moindre” que dans d’autres pays européens et qu’à ce titre la France est “plutôt bonne élève”, le président du Conseil scientifique a résumé la situation actuelle à une “course de vitesse”: “pour protéger les anciens et éviter que le variant arrive trop vite d’une part, et en même temps vacciner le maximum de personnes.” 

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