Dans leur prochain album, Astérix et Obélix vers « une destination inédite »

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AFP Contributor via Getty Images

Le scénariste Jean-Yves Ferri, devenu l’un des “pères” d’Astérix et Obélix, lors d’un festival de BD à Buenos Aires en septembre 2017.

BANDE DESSINEE – Le 39e album d’Astérix est attendu pour le 21 octobre prochain, a annoncé au Journal du Dimanche ce 3 janvier le scénariste Jean-Yves Ferri, devenu l’un des “pères” de l’irréductible Gaulois avec le dessinateur Didier Conrad.

“Il s’agit d’un album ‘voyage’, puisque la dernière aventure se passait au village. Astérix et Obélix partiront pour une destination inédite (…) ce pays n’existe pas vraiment aujourd’hui en tant que tel”, a indiqué le scénariste à l’hebodomadaire français.

“Chaque album est un petit pas pour amener un peu de neuf. Et Obélix continue sa lente évolution psychologique”, a-t-il ajouté.

 

Moins jouer sur les clichés

Interrogé s’il pouvait encore jouer sur les clichés du pays visité, comme avait l’habitude le faire cette BD, Jean-Yves Ferri a admis que la tâche était devenue plus compliquée.

“Dans les années 1960, Albert Uderzo et René Goscinny pouvaient rire des étrangers, caricaturer les Anglais avec leurs grandes dents, les Grecs avec leur profil grec. L’ambiance était bon enfant. Aujourd’hui, il faut presque un dictionnaire sur son bureau pour savoir sur quoi on a le droit de plaisanter ou non”, a-t-il dit.

“Jouer avec les clichés fait partie des codes d’Astérix. Mais ça ne me gêne pas de m’en éloigner un peu. J’ai la chance que mon humour personnel ne me porte pas vers des caricatures trop frontales. Dans ‘La Fille de Vercingétorix’, j’ai atténué la manière de faire parler les ados, par exemple”, a poursuivi le scénariste.

“Il était tentant de parler du coronavirus mais j’ai laissé ça de côté”

Le 38e album, “La fille de Vercingétorix”, par Jean-Yves Ferri et Didier Conrad, a été le livre le plus vendu en 2019 en France, et de loin. Depuis 2013, les héros imaginés il y a soixante et un ans par René Goscinny et Albert Uderzo  (décédés respectivement en novembre 1977 et en mars dernier) alternent entre une aventure au village et un voyage. 

“Il était tentant de parler du coronavirus qui touche le monde entier, mais j’ai laissé ça de côté. L’épidémie, c’est un sujet triste, plein d’anxiété. Il vaut mieux rire d’autre chose et souhaiter qu’à la sortie de l’album on ait enfin tourné la page”, a encore souligné Jean-Yves Ferri. “Malgré tout, vous trouverez peut-être une allusion à une potion qui ressemblerait à un vaccin ou quelques petits clins d’œil”. 

Interrogé s’il avait pu échanger avec Uderzo sur cet album avant sa disparition, il a indiqué qu’“il a pu prendre connaissance du nouveau thème”. “Il approuvait l’histoire, il nous encourageait. Contrairement à ce qu’on peut croire, Albert n’était pas sur notre dos à tout contrôler”.

A voir également sur Le HuffPost: Albert Uderzo, le “Walt Disney de Bobigny” et son empire Astérix

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