De Biolay à Aubert, tout le monde avait un mot à dire à Bachelot aux Victoires de la musique


VICTOIRES DE LA MUSIQUE – “Je profite de la présence ou de l’absence de madame la ministre pour ne rien réclamer”. Jean-Louis Aubert, président de cette 36e édition des Victoires de la musique, a donné le ton dès son discours d’ouverture. Alors que cela fait bientôt un an que les salles de concert sont fermées en France et qu’aucune perspective ne leur ait donnée, les 3h de show sur France 2 ont aussi été l’occasion pour les artistes d’interpeller Roselyne Bachelot, comme le montre notre vidéo en tête de cet article.

“L’État ne m’a rien donné, jamais. Et je lui ai beaucoup rendu”, a ironisé le chanteur et musicien de Téléphone en préambule de cette “bamboche” musicale. Et de reprendre plus sérieusement: “Tout ce que je vous demanderai madame la ministre, c’est de continuer de prendre soin de tous ceux qui vivent et bossent autour de nous.”

Puis c’est au tour de Benjamin Biolay de profiter de ce micro ouvert en direct pour invectiver les pouvoirs publics. Double lauréat de la Victoire de l’artiste masculin et de l’album de l’année, le chanteur a pris le temps d’évoquer la situation de tous ceux qui travaillent dans le monde du spectacle.: “Ça n’a pas été une année très victorieuse pour la musique”. Il a ensuite pointé du doigt “le silence étourdissant des pouvoirs publics et des gens qui sont censés être notre ministre de tutelle par exemple”. “J’attends qu’on nous écoute un petit peu”, conclut l’interprète de “Comment est ta peine”.

Quelques heures plus tôt déjà, à l’antenne d’Europe 1, le chanteur Benjamin Biolay avait interpellé la ministre de la Culture après qu’elle ait “rabroué” Pierre Niney selon lui. “Je suis tout particulièrement favorable à un débat avec madame Bachelot (…) Alors, oui, une antenne un peu ouverte, où l’on puisse se parler”, proposait-il alors.

Roselyne Bachelot en coulisses

Enfin à un autre moment de la cérémonie, Laury Thilleman et Stéphane Bern ont passé la parole à Thomas Savy, clarinettiste et membre ce vendredi soir de l’orchestre des Victoires de la musique. Lui aussi s’est adressé directement à la locataire de la rue de Valois, au nom de tous ceux qui travaillent pour un secteur qui représente près de 50 milliards d’euros à l’économie du pays. “N’entendez-vous pas les inquiétudes qui tournent au désespoir? Comment vivre en ayant perdu la moitié de ses revenus? En voyant l’avenir chaque jour plus sombre?”, a-t-il déclaré avant de réclamer la prolongation de l’année blanche des intermittents du spectacle.

Plus tôt dans la journée, des manifestants de la CGT Spectacle avaient occupé symboliquement la Philharmonie de Paris, en déployant des banderoles “Culture sacrifiée”, “Gouvernement disqualifié”.

Roselyne Bachelot n’a pas été vue sur la scène ni dans le public des Victoires de la musique. Mais pourtant la ministre de la Culture était bien là, dans les coulisses de la Seine musicale, comme en attestent quelques photos immortalisées par des médias présents. “Je suis là pour bâtir un modèle résilient, je travaille de jour comme de nuit pour ça, je suis de tout cœur avec les artistes. C’est important d’être là”, a-t-elle glissé au Parisien.

Pas sûr que Benjamin Biolay, Jean-Louis Aubert et le million de personnes qui vivent de la culture en France se satisfassent de ces quelques mots.

A voir également sur Le HuffPost: Aux Victoires de la Musique 2021, pourquoi y avait-il du public malgré le Covid-19?



Source link

Please follow and like us:

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.