Des théories du complot s’invitent aux fêtes de fin d’année ? Voici comment réagir


SCIENCE – Les fêtes de fin d’année donnent souvent lieu à des débats tumultueux. Cette fois-ci, en plus des divergences politiques intrafamiliales, les discussions autour de l’épidémie de Covid-19 devraient à coup sûr s’immiscer dans les échanges. Et les fake news pourraient bien compliquer le dialogue, notamment après le succès du film “Hold Up” .

Mais que dit exactement ce documentaire financé par des plateformes de crowdfounding et réalisé par Pierre Barnerias et Christophe Cossé? Le HuffPost l’a regardé dans son intégralité et vous propose ci-dessous de revenir sur quelques-unes des fausses informations propagées par “Hold-Up” sur le coronavirus et la gestion de cette pandémie mondiale.

Sommaire

Le “Great Reset”

Avant de rentrer dans le détail, il faut revenir sur la thèse principale de ce documentaire, qui met deux heures à apparaître à l’écran. Selon “Hold-Up”, cette pandémie a été organisée par des élites du monde politique, économique, intellectuel, technologique, afin de mettre en place un “Great Reset”, une “grande réinitialisation” de la société.

Le Forum économique mondial a bien prévu d’organiser une grande réunion en janvier 2021. Cela a même été annoncé dans un communiqué en juin. Ce projet vise à imaginer un “système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant” face aux pandémies, au changement climatique et aux autres défis.

S’il est parfaitement légitime de débattre de la véritable utilité du Forum économique mondial et de cette réunion, affirmer que ce “Great Reset” est pensé depuis longtemps est factuellement sans consistance. Aucune preuve n’est présentée par le documentaire allant dans ce sens.

Toujours sans preuve, les auteurs affirment que le but de cette pandémie pour les élites mondiales est à la fois de détruire une partie de l’humanité inutile, mais aussi de faciliter le déploiement de la 5G pour mieux contrôler l’argent, via la virtualisation de la monnaie par l’intermédiaire des cryptomonnaies.

Cela peut sembler très gros, dit comme ça. Mais après deux heures de débats sur les origines du coronavirus, sur l’impact réel du Covid-19, la mortalité, les traitements, l’éthique du confinement, on a légitimement envie d’entendre une solution permettant d’expliquer tout cela.

Sauf que justement, une écrasante majorité de ce que l’on a entendu avant est également soit faux, soit exagéré, soit détourné. Voici des exemples. Beaucoup sont des théories du complot ou des approximations utilisées depuis des mois.

L’efficacité de l’hydroxychloroquine 

C’est l’un des sujets qui a entraîné le plus de débats et le plus de polarisation, sur les réseaux sociaux, mais aussi chez les médecins et les hommes politiques. Il est donc logique que Hold-Up s’empare du sujet.

Les affirmations sur ce sujet sont très nombreuses et il serait vain d’essayer d’en refaire le tour. Il est par contre clair que le documentaire affirme que l’hydroxychloroquine est un traitement très efficace contre le Covid-19. Hold-Up affirme également que si ce médicament n’a pas été autorisé, c’est justement car un complot d’envergure visait à ce que le coronavirus ne puisse être traité jusqu’à l’arrivée d’un vaccin.

Après plusieurs mois de débats, il y a pourtant des choses claires à dire sur la chloroquine. D’abord, il faut rappeler que lors des premiers mois de la pandémie, on ne savait pas quoi faire contre le coronavirus. Il est donc logique de tester des médicaments existants, comme la chloroquine, ou encore le Remdesivir (très critiqué dans Hold-Up car émanent du laboratoire Gilead, censé faire partie d’un grand complot).

Certaines molécules semblaient efficaces selon des résultats très partiels. Dont l’hydroxychloroquine, alors vantée par Didier Raoult. La question de savoir s’il fallait laisser les médecins prescrire est un débat à part entière (plus d’informations ici). Il est par contre clair que la médiatisation de ce débat, notamment du fait des sorties du professeur de l’IHU de Marseille ou des déclarations de Donald Trump, n’a pas aidé à apaiser ces controverses pourtant courantes dans le milieu médical. Et ont eu des effets indésirables.

Mais depuis, les choses ont évolué. Car derrière ces débats éthiques, il y a une recherche scientifique qui a essayé d’avancer vite (plus de détails ici), pour produire des études de qualité, robustes, permettant de dire avec beaucoup plus de certitude si ces médicaments existants testés dans l’urgence étaient d’une quelconque utilité face au Covid-19.

Hold-Up parle également énormément de la fameuse étude publiée dans The Lancet, qui a conduit l’OMS a suspendre (puis à reprendre) son analyse de l’efficacité de l’hydroxychloroquine. À raison. Ces problèmes ont été évoqués par les scientifiques, par les médias (résumé ici). L’étude a été rétractée par la revue scientifique et la recherche a continué à avancer. Par contre, Hold-Up ne fait pas état des nombreuses approximations et contre-vérités dites par Didier Raoult dans ses différentes interviews ou certaines de ses études.

Toujours est-il qu″aujourd’hui, après tous ces débats et toutes ces polémiques, on en sait beaucoup plus sur le Covid-19. L’un des seuls médicaments avec une efficacité vraiment prouvée par des essais cliniques en double aveugle, bien encadrés, est la dexamethasone, sur laquelle personne n’avait vraiment parié. À l’inverse, de très nombreux essais cliniques ont rendu leur conclusion sur la chloroquine. Les deux plus grands celui de l’OMS (solidarity), de l’université d’Oxford (recovery) vont dans le même sens: l’hydroxychloroquine n’a pas d’effet.

Des chercheurs ont également réalisé une méta analyse et n’ont trouvé aucun impact. Cette étude est critiquée de manière très virulente dans Hold-Up, pourtant, la majorité des autres analysessimilaires vont dans le même sens.

Le masque pour les non-malades est une “aberration”

Le médecin nutritionniste (opposé aux vaccins) Pascal Trotta affirme dans “Hold-Up” que “les médecins qui imposent le masque à ceux qui ne sont pas malades sont des jean-foutre, des médecins de Molière”.

L’utilité du masque a été longuement débattue au début de l’épidémie, comme nous l’avons expliqué plusieurs fois. Et sans parler des erreurs des différents gouvernements, même les scientifiques n’étaient pas d’accord. Mais après plus de 11 mois, il y a des choses que l’on sait et qui constituent un consensus scientifique. Celui-ci se crée par l’accumulation d’études, d’essais, d’analyses, d’observations.

Celui-ci est très clair: il est possible pour une personne infectée par le coronavirus de transmettre la maladie sans avoir de symptôme. Notamment dans les 48 heures qui précèdent l’apparition des symptômes. Il est également de plus en plus clair que le masque diminue le risque de contamination.

Logiquement, si le coronavirus circule beaucoup dans une population, demander de porter le masque doit réduire la proportion de présymptomatiques ou asymptomatiques qui vont contaminer des personnes saines.

Il y a eu une prime pour les médecins faisant de la “délation”

Le documentaire affirme que les médecins ont eu une prime pour signaler des cas Covid-19 et leurs personnes contact. La question a, il est vrai, fait débat en mai, lorsque le gouvernement mettait en place sa stratégie de déconfinement, notamment basée sur le traçage des contacts.

Mais comme le rappelait à l’époque Libération, la rémunération pour ce travail de traçage a été évacuée lors de la finalisation de la loi en commission paritaire par les parlementaires. Il est par contre vrai que pour un patient malade dont le test PCR confirme qu’il est bien touché par le coronavirus, le médecin a une majoration.

Pourquoi? L’assurance maladie expliquait à Libération: “Cette majoration correspond à la valorisation de l’annonce du test positif, la prescription des tests pour les cas contacts proches […], l’information donnée au patient sur les mesures barrières, l’enregistrement dans l’outil “Contact Covid” du patient et des cas contacts proches”.

L’OMS a interdit les autopsies sur les morts du Covid-19

Dans “Hold-Up”, on entend un médecin préciser que les autopsies sont utiles pour savoir comment mieux traiter les patients atteints de Covid-19. Juste avant, le documentaire affirme que l’OMS avait justement interdit les autopsies.

Il suffit pourtant d’aller sur le site de l’Organisation mondiale de la santé pour se rendre compte qu’il n’en est rien. Dans un document publié le 24 mars sont listées les précautions à prendre dans le cadre d’une autopsie sur un patient décédé de Covid-19 afin d’éviter une possible infection. Cet article de l’AFP propose un point détaillé sur cette question.

Le virus a été créé dans un laboratoire

C’est l’une des théories qui a le plus circulé sur les réseaux sociaux. Et ce dans de très nombreuses formes. Dans “Hold-Up”, si quelques intervenants expliquent ne pas avoir la réponse sur les origines du Sars-Cov2, certains sont plus catégoriques. À l’instar de Jean-Baptiste Fourtillan, anti-vaccin connu pour avoir participé à un essai clinique sauvage dans une abbaye, qui affirme que le nouveau coronavirus est un Sras modifié génétiquement avec des bouts du génome de la malaria. Preuve en est: des brevets existent.

L’origine du Sars-Cov2 est encore floue, mais cette hypothèse d’une modification génétique est rejetée par la communauté scientifique, surtout que ces brevets ne veulent pas du tout dire que le virus a été “créé” des années plus tôt, comme nous l’expliquions en mars.

Le génome du coronavirus, étudié en détail depuis 11 mois, ne semble pas accréditer la thèse d’une modification humaine pour diverses raisons (plus de détails ici). Cette thèse avait notamment pris de l’ampleur après une enquête des services de renseignements américains en avril qui a finalement conclu que le Sars-Cov2 n’avait pas été fabriqué par l’homme.

La communauté scientifique ne sait toujours pas exactement comment celui-ci a touché l’homme. Un hôte intermédiaire, tel le pangolin, aurait pu être faire le lien entre la chauve-souris et l’homme, mais le débat reste ouvert.

Une loi pour le confinement dès 2019

Au bout d’une heure trente, “Hold-Up” commence doucement à entraîner le spectateur sur la piste d’un complot prévu de longue date, une manière de préparer le terrain à la thèse d’un “Great Reset” fomenté dans l’ombre. Le documentaire évoque alors une loi française qui aurait rendu “légal le confinement”… dès décembre 2019.

Interrogée, la députée Martine Wonner, exclue du groupe LREM pour ses positions (parfois contestables) sur le coronavirus, s’interroge. “C’est très étonnant, je vous avoue que c’est quasiment passé sous silence”, expliquant qu’on “peut se poser la question”.

Le texte en question n’est pas précisé, mais on retrouve sur le site du Sénat une “proposition de loi relative à la sécurité sanitaire” datant du 5 décembre 2019. Y sont évoquées des “mesures d’éviction et de maintien à domicile” pour “les personnes présentant un risque élevé de développer une maladie transmissible”. Un autre article de la proposition évoque des mesures d’isolement contraint “lorsqu’une personne atteinte d’une maladie transmissible hautement contagieuse crée, par son refus de respecter les prescriptions médicales d’isolement prophylactique, un risque grave pour la santé de la population”.

Mais il suffit de regarder l’exposé des motifs de cette loi pour remettre tout cela en contexte et comprendre qu’il y avait des raisons antérieures au Covid-19 pour justifier une loi sur les maladies transmissibles. “Notre pays se heurtant à des difficultés grandissantes face au développement des maladies vectorielles transmises par les insectes, telles que la dengue, le chikungunya, le zika, la fièvre jaune”, affirme le sénateur Michel Amiel.

Quelques mois plus tôt, le virus Zika a été contracté pour la première fois en France métropolitaine. Justement, les articles 1 et 3 de la proposition de loi parlent de ces virus transmis par les insectes.

Le sénateur évoque également la crainte du virus Ebola et surtout le retour de la rougeole qui met en évidence “que l’État ne dispose pas de tous les moyens d’action nécessaires” face à une maladie qui se transmet d’humain à humain. En 2019, la France est en effet pointée du doigt avec d’autres pays face au retour de cette maladie qu’on croyait maîtrisée. Le fait que la population française soit l’une des plus opposées aux vaccins n’y est pas étranger.

Qui sont les intervenants de Hold-Up?

Le film fait intervenir 37 voix différentes, ce qui représente un nombre considérable d’entretiens. Avoir autant de personnes est une qualité indéniable pour toute œuvre qui se veut documentaire. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi s’assurer que les intervenants sont bien spécialisés dans les sujets sur lesquels on veut les interroger. Il faut aussi vérifier que ces personnes sont reconnues dans leur milieu. Ce qui n’est pas le cas pour une grande majorité des prises de position relayées dans Hold-Up

Jean-Dominique Michel

Rares sont les personnes qui arrivent à être reconnues comme spécialistes dans plus de trois ou quatre domaines. Jean-Dominique Michel, cité comme anthropologue dans Hold-Up, fait figure d’exception. Le Covid-19, la musique techno, la coupe du monde de football, les magazines Panini, l’agonie du pape Jean-Paul II ou encore l’intelligence émotionnelle des traders. Pour chacun de ces sujets à la télévision française ou suisse, Jean-Dominique Michel est présenté comme un spécialiste.

Vous avez besoin de cours de ski? Jean-Dominique Michel est aussi instructeur, en suisse, d’après son Linkedin. Envie d’un cours sur le cinéma? Il est également titulaire d’un certificat en études théâtrales et cinématographiques. Monsieur Michel vend aussi des formations en théologie et défend le pouvoir de guérison des chamans, guérisseurs et médiums, selon l’Express. Une telle variété de qualifications alerte sur la légitimité de l’intervenant. S’il est amené à s’exprimer sur l’épidémie, rappelez-vous qu’il n’est ni épidémiologiste, ni infectiologue, ni virologue, ni médecin, ni chercheur.

Nadine Touzeau

Nadine Touzeau est présentée dans Hold-Up comme une “profileuse” et apparaît notamment à la toute fin du documentaire. Elle affirme pouvoir retracer le profil d’individus à l’aide de leurs photos. 

Nadine Touzeau est aussi détective, à la carrière qui a connu des hauts et des bas. Elle a par exemple été condamnée en 2014 pour escroquerie et tentative d’escroquerie, comme le rapporteFrance 3.

Jean-Bernard Fourtillan

Jean-Bernard Fourtillan est un militant anti-vaccination. En 2019, l’Agence du médicament interdit un essai clinique sauvage et illégal organisé par le pharmacien et professeur de chimie thérapeutique, aujourd’hui à la retraite. Jean-Bernard Fourtillan avait proposé à 350 malades de Parkinson ou d’Alzheimer de tester une molécule qu’il a découverte, sans avoir obtenu d’autorisation de la part des autorités ni avoir mis en place de protocole de sécurité valide.

De telles pratiques sont dangereuses car les essais cliniques doivent pouvoir être interrompus à la moindre alerte de santé d’un des patients. Un système de surveillance est donc mis en place en amont dans les tests autorisés, avec notamment un accès à des soins d’urgence. Monsieur Fourtillan ne disposait pas d’un tel dispositif. 

De plus, avant d’être autorisées sur l’homme, les molécules découvertes sont analysées et administrées à des animaux dans le but de s’assurer que les volontaires des phases sur l’homme ne courent pas un risque trop grand pour leur vie. Ces éléments de sécurité n’ont pas été mis en place dans les essais sauvages de Jean-Bernard Fourtillan. Une enquête judiciaire est toujours en cours.

Olivier Vuillemin 

Présenté comme un expert en métrologie de la santé ou encore un expert en fraude scientifique, dans Hold-Up, Olivier Vuillemin n’affiche pourtant aucune publication scientifique dédiée à ces thématiques, rapportCheckNews, la cellule de vérification de l’information de Libération.

Silvano Trotta 

Ses vidéos reprennent des théories sur l’origine du coronavirus. Elles lui rapportent des centaines de milliers de vues. Silvano Trotta n’a pourtant jamais apporté de documents permettant de valider les thèses qu’il partage. Âgé de 53 ans, le vidéaste est un ancien entrepreneur dans le secteur des télécommunications. Il est suivi par Conspiracy Watch, un observatoire indépendant du conspirationnisme dont la mission est d’informer sur les personnes susceptibles de partager des contenus erronés ou trompeurs.

Sur sa chaîne YouTube, Sylvain Trotta évoque régulièrement des théories paranormales et mystérieuses. Ses thèmes de prédilection? Les ovnis, la Lune, les vaccins, les phénomènes inexpliqués. La lune est par exemple un objet creux et artificiel, selon le youtubeur.

Martine Wonner

Martine Wonner est une députée anciennement sous l’étiquette LREM, groupe parlementaire dont elle a été exclue le 6 mai 2020 pour son opposition à la stratégie de déconfinement et l’opposition dont elle a fait preuve envers le parti présidentiel.

Conspiracy Watch relate que dans le but de prouver que l’hydroxychloroquine est efficace, Matin Wonner a réalisé une étude, sans effectuer de répartition aléatoire de ceux qui devaient recevoir le médicament et ceux qui auraient un placebo. C’est un problème, car en science, seules les études qui respectent ce protocole permettent de démontrer l’efficacité d’une molécule.

Ainsi, les revues scientifiques, chargées de vérifier étape par étape les études, ont refusé celle de madame Wonner. La député et ancienne psychiatre a alors payé pour paraître dans une revue dite prédatrice. C’est une revue qui ne relit pas les articles qu’on lui soumet et qui n’a donc aucune valeur scientifique. 

Monique Pinçon-Charlot

Monique Pinçon-Charlot est une sociologue reconnue, spécialiste de la bourgeoisie et de la reproduction sociale. Peu de temps après la sortie du film, elle a exprimé qu’elle ne soutenait pas les hypothèses évoquées dans l’œuvre, dont elle s’est désolidarisée. 

Monique Pinçon Charlot dénonce une instrumentalisation de ses propos : “un montage choc au service de l’émotion et de la colère”, explique-t-elle. Pour elle, les passages retenus par le réalisateur Pierre Barnérias à son sujet renvoient un message trompeur, qui ne reflète pas ses positions. 

Christian Perronne

Remarqué pour son livre amer contre la gestion de l’épidémie “Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise”, Christian Perronne est un habitué des plateaux TV.  Dans Hold-Up, il dénonce les risques de collusion entre l’industrie pharmaceutique, le personnel hospitalier et le gouvernement.

Le médecin n’est plus le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine. Les Hôpitaux de Paris ont décidé de se séparer de lui et de déposer une plainte auprès de l’ordre des médecins, pour des propos considérés comme indignes d’un médecin.

Épinglé pour des prises de position qui sortent de son domaine d’expertise, Christian Perronne est notamment convaincu que la maladie de Lyme prolifère à cause de tiques génétiquement modifiées par un virologue nazi.

Il moque régulièrement les scientifiques qui siègent dans des comités, déconnectés du terrain selon lui. C’est pourtant le même Christian Perronne qui a présidé jusqu’en 2016 la Commission maladies transmissibles du Haut conseil de la santé publique, et fait partie de groupes de travail de l’Agence du médicament et auprès de l’Organisation mondiale de la santé. De nombreux comités.

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