Faire du sport pendant ou après une grossesse est bénéfique mais à ces conditions


SPORT – Le ministère chargé des Sports explique comment concilier sport et grossesse ou maternité dans un guide publié ce vendredi 5 février sur le site du gouvernement.

Rédigé avec l’aide d’experts et de professionnels de la santé, ce guide d’accompagnement répond aux questions que peuvent se poser toutes les femmes pendant et après une grossesse concernant les pratiques sportives.

“Que ce soit pour vous détendre, vous tonifier, contrôler votre prise de poids, adoucir les petits maux de la grossesse, vous pouvez et vous devez même continuer à bouger, si votre état de santé vous le permet bien sûr”, explique Roxana Maracineanu, ministre déléguée chargée des Sports et ancienne championne de natation.

Le sport améliore la qualité de vie de la mère ainsi que celle de l’enfant. Il est donc conseillé à tout le monde de faire 30 minutes de sport par jour.

Du sport à certaines conditions

Doté d’un questionnaire d’aptitude à la pratique d’activité physique, ce guide permet aux femmes enceintes de déterminer si elle peuvent pratiquer un sport, et surtout, à quelles conditions.

Cela dépend en effet de plusieurs facteurs: de l’état de santé général, de l’état de la grossesse et des habitudes en matière d’activité physique.

Si vous êtes enceinte et pratiquez déjà une activité physique, vous pouvez au premier trimestre de votre grossesse la poursuivre mais sans rechercher de performance.

Au deuxième trimestre, en revanche, il faut évitez la compétition, les activités intenses et les sports de contact ou à risque de chute et privilégier à partir du huitième mois la marche, la gymnastique douce ou en milieu aquatique, la natation.

Si vous êtes moins sportives, vous pouvez pratiquer la natation, la marche (nordique), le low-impact, les étirements, le yoga prénatal, le pilates ou la gymnastique douce.

Dans le cas où vous remarquez un “essoufflement marqué qui persiste au repos, une sensation de fatigue intense, des évanouissements” ou une quelconque douleur, il est recommandé de ne pratiquer aucun sport et de demander l’avis d’un professionnel de la santé.

Il y a cependant des contres-indications absolues au sport dans les cas suivants: si vous avez les membranes rompues, un travail prématuré, des saignements persistants au deuxième ou au troisième trimestre, de l’hypertension liée à la grossesse ou une prééclampsie, une béance du col utérin, des indices de retard de croissance intra-utérin, une grossesse de rang élevé ou un diabète de type 1 non contrôlé, de l’hypertension ou maladie thyroïdienne, d’autres maladies cardiovasculaires ou respiratoires graves ou trouble systémique.

Les bienfaits du sport pendant la grossesse

Contrairement aux idées reçues, le sport ne provoque pas de complications à l’accouchement et n’augmente pas le risque de prématurité du bébé dont la taille reste inchangée à la naissance.

Au contraire, le sport est conseillé et a de nombreux bienfaits pendant la grossesse pour la maman et le bébé. Ainsi, les risques de survenue de diabète gestationnel, de pré-éclampsie et de risque de césarienne sont diminués.

Avoir une activité physique permet d’atténuer les douleurs lombaires, prépare à un accouchement plus facile et diminue ainsi les risques de dépression post-partum.

Après un accouchement par voies basses, la reprise s’effectue en général après six semaines. Mais elle peut se préparer dès la quatrième semaine par de la marche rapide, montée d’escaliers, etc.

À voir également sur Le HuffPost: “La grossesse n’a pas été un frein à ma carrière sportive, bien au contraire”



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