La « charte des principes » de l’islam, un engagement « net clair et précis » pour Macron


LUDOVIC MARIN / AFP

Les représentants du CFCM ce lundi 18 janvier à l’Élysée. 

POLITIQUE – L’Élysée va jusqu’à évoquer un texte “historique”. Ce lundi 18 janvier, les représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM) ont signé une “charte des principes” affirmant la “compatibilité de la foi musulmane avec les principes de la République”.

Un texte (visible intégralement un peu plus bas) sur lequel l’ensemble des fédérations composant le CFCM sont tombées d’accord, bien que pas toutes n’étaient présentes ce jour à l’Élysée pour signer officiellement le document en présence d’Emmanuel Macron. 

Du côté de la présidence de la république, on se félicite de la ratification d’un texte “opérationnel”, présenté comme “limpide” et “sans ambiguïté”. Alors que le projet de loi “confortant les principes républicains” arrive en parallèle ce lundi à l’Assemblée nationale, un conseiller élyséen l’État salue “une étape extrêmement importante” dans la “clarification de l’organisation du culte musulman” en France.

“Ce n’est pas du bla-bla”

Parmi les points importants mis en avant par l’Élysée, “le respect de la laïcité, la liberté de conscience, le droit de renoncer à l’islam, la condamnation de la haine et de l’antisémitisme, la reconnaissance de la liberté d’orientation sexuelle et de l’égalité entre les femmes et les hommes”.

Autre élément très important aux yeux de l’exécutif, le refus de l’islam politique. “Ce n’est pas du bla-bla ou du sous-entendu, c’est écrit noir sur blanc. Même les organisations qui s’y prêtent, comme les Frères musulmans, sont clairement désignées dans le texte”, insiste l’entourage d’Emmanuel Macron. L’article 6 de la charte (disponible en intégralité ci-dessous) souligne en effet que le document a pour “objectif, clairement énoncé, de lutter contre toute forme d’instrumentalisation de l’islam à des fins politiques et/ou idéologiques”.  

L’entourage d’Emmanuel Macron salue également la mise en place d’un “mécanisme de contrôle et de sanctions si la charte n’est pas respectée”, ce qui est précisé à l’article 10 de ce document. Autant d’éléments qui font de ce texte un engagement “net, clair et précis” aux yeux du chef de l’État. “C’est important d’avoir un acte fondateur de la part des musulmans de France”, souligne encore l’Élysée. 

À noter cependant que seulement 5 des 8 fédérations qui composent le CFCM ont apposé leur signature au texte. Les trois organisations restantes sont invitées à le ratifier sous quinze jours. Au delà de ce délai, Emmanuel Macron considérera qu’il s’agira d’une “clarification” de leur part. Autrement dit, un refus assumé de s’inscrire dans le respect des valeurs de la République. 

Pour autant, c’est davantage l’optimisme que la suspicion qui domine. Alors que le CFCM se dit confiant (le texte ayant approuvé par l’ensemble des fédérations), l’Élysée met ces absences sur le compte d’un bouclage tardif. “Il y a un accord unanime sur le contenu de cette charte. Comme les négociations et le travail d’affinage ont duré jusque tard dans la nuit, toutes les fédérations ne pouvaient pas être présentes ce lundi”, assure un conseiller, prévenant toutefois que les organisations qui rejetteront le texte n’auront droit à “aucun traitement de faveur”. 

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