La fermeture des restaurants à Noël n’inquiète pas que les restaurateurs


THOMAS COEX via Getty Images

Un restaurant de Paris fermé à cause du confinement le 18 novembre 2020  (Photo by THOMAS COEX/AFP via Getty Images)

CORONAVIRUS – La France est encore “loin du déconfinement”, a de nouveau averti ce mercredi 18 novembre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Alors que la France continue de faire face à la deuxième vague de coronavirus, le sort des bars et restaurants suscite de plus en plus d’inquiétude. Ces derniers pourraient bien ne pas rouvrir avant le 15 janvier et devraient auquel cas faire l’impasse sur les chiffres des fêtes de fin d’années. 

Des perspectives qui suscitent des appels à l’aide des premiers concernés mais aussi de tous ceux qui en dépendent pour survivre et notamment les agriculteurs. La FNSEA, le principal syndicat agricole français a demandé ce mercredi la réouverture des cafés et restaurants pour la période de Noël, sans laquelle les producteurs feraient face à une “catastrophe totale”, pointant l’importance du secteur pour les débouchés de nombreuses filières agricoles.

Canards, pintades, pièces de bœuf et boissons, “en stock aujourd’hui parce que les restaurants sont fermés”, représentent des “débouchés” majeurs pour les producteurs, a fait valoir la puissante organisation agricole.

Christiane Lambert, la président de la FNSEA, a également lancé “un vibrant appel, un cri du cœur” aux consommateurs afin qu’ils “soutiennent les producteurs” français en achetant “des produits que l’on a pas l’habitude de consommer: du foie gras, du saumon, des huîtres…”

 “J’appelle les Français à vraiment garder ces traditions chevillées au corps et à garder une place dans leur budget pour ses bons produits français”, a-t-elle poursuivi, “nous avons besoin que ces fêtes de Noël marchent”.

La filière volaille en alerte

En début de semaine déjà, la filière volaille, par le biais du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG) avait déjà alerté sur la fermeture des établissements pendant les fêtes. “Bon an mal an, c’est plus de 50% (des ventes) qui dépendent de la restauration”, a indiqué Marie-Pierre Pé, directrice du CIFOG, dont “40% pour le marché français” qui représente plus que jamais l’essentiel des ventes de la filière, qui n’a pas encore regagné les parts de marché perdues à l’exportation lors des dernières épizooties d’influenza aviaire.”

Dans le contexte sanitaire actuel, qui outre la fermeture des restaurants, a conduit à l’annulation des foires, congrès, salons et des mariages, la consommation de foie gras a connu un sévère recul. Face à cette érosion brutale du marché depuis le début de l’épidémie et le premier confinement, la filière a tenté de réagir et a freiné en 2020 sa capacité de production de 13%.  

Malgré tout, les stocks de foie gras débordent chez les transformateurs.  

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