La possibilité de modifier le bac 2021 à la dernière minute énerve profs et parents d’élèves


FREDERICK FLORIN via Getty Images

La possibilité de modifier le bac 2021 à la dernière minute énerve profs et parents d’élèves (photo d’illustration prise lors d’une épreuve du bac en juin 2019)

ÉDUCATION – “Improvisation”, manque d’anticipation, stress supplémentaire pour les élèves… Les syndicats de parents d’élèves et de professeurs ont vivement critiqué la possibilité de modifier jusqu’à très tardivement les épreuves du baccalauréat, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire. 

Dans une ordonnance publiée samedi 26 décembre au Journal officiel, le gouvernement s’est octroyé le droit de modifier les modalités (déroulement, date, etc) des examens si l’épidémie de coronavirus venait à s’aggraver. Et ce, jusqu’à deux semaines avant le début des épreuves.

Cette option, saluée sur le principe par certains directeurs d’établissements comme une “mesure de précaution”, a aussi essuyé plusieurs critiques. En cause, le délai minimal de 15 jours, jugé insuffisant pour préparer les élèves. 

 

Sur franceinfo, la secrétaire générale adjointe du SNES-FSU, premier syndicat des enseignants aux lycées et collèges, s’est ainsi élevée contre un texte “très problématique”. “Il faut s’imaginer que depuis le début de l’année on prépare des épreuves et quinze jours avant, on va vous dire ‘ben finalement, on change la date, on change les règles du jeu’”, a déclaré Sophie Vénétitay, soulignant le stress supplémentaire pour les élèves. 

Un avis qui rejoint celui de Rodrigo Arenas, co-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). “Cette anticipation, en fait, c’est de faire au dernier moment, de la pire des façons pour les élèves”, a-t-il critiqué. “Les derniers à être informés et les derniers à être consultés, ce sont les élèves. Or, l’école est précisément faite pour eux. Et en ce moment, psychologiquement, les enfants vont très mal”, note-t-il.

Prévoir un “plan B” et si oui, lequel 

“Pour éviter trop d’inquiétude, il faut qu’on donne (aux élèves, NDLR) les conditions dans lesquelles les épreuves seront organisées avec le plus de stabilité et d’anticipation possible”, nuance Philippe Vincent, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale, pas aussi remonté contre l’ordonnance.

Le SNES-FSU demande lui à avoir ”à chaque fois un plan A et un plan B et, que, à chaque fois, le plan A et le plan B soient connus” suffisamment en avance.

Mais en quoi consisterait ce plan B? Sur ce point, les avis divergent. Ainsi, la FCPE recommande de s’appuyer sur l’expérience du bac 2020 où les épreuves écrites de terminale et les épreuves anticipées de français avaient été annulées et remplacées par du contrôle continu. 

Une position à l’opposé de celle du syndicat d’enseignant, qui déplore d’ores et déjà la décision de remplacer les épreuves communes en 2021. “Le contrôle continu, on se souvient tous ce que ça a donné l’an dernier pour le bac 2020: des ruptures d’égalité, des notes qui avaient été bricolées dans les lycées avant d’arriver devant les jurys d’examen”, rappelle Sophie Vénétitay.

“Il va falloir faire très attention à bien encadrer tout ça pour ne pas reproduire les erreurs de l’an dernier”, recommande-t-elle.

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