La procureure de New York attaque la police de la ville pour répression violente de manifs


JOHANNES EISELE via Getty Images

Le célèbre New York Police Department est accusé par la procureure démocrate de l’État d’avoir fait un usage « excessif » de la force contre les manifestations du mouvement Black Lives Matter (image d’illustration prise en juin 2020). 

ÉTATS-UNIS – La procureure démocrate de l’État de New York a attaqué ce jeudi 14 janvier au civil la police new-yorkaise pour usage de “force excessive” face aux manifestations du mouvement Black Lives Matter contre les inégalités raciales qui ont suivi la mort de l’Afro-Américain George Floyd.

“Il n’y a aucun doute que le NYPD a utilisé de façon répétée une force excessive, brutale et illégale”, a déclaré la procureure dans un communiqué, après avoir enquêté sur plus de 1.300 plaintes reçues par son bureau.

Interpellations abusives et violences disproportionnées 

Selon elle, de mai à décembre 2020, les policiers new-yorkais ont, “de façon flagrante”, procédé à des interpellations injustifiées et utilisé matraques, spray au poivre, et des techniques d’encerclement face à des manifestants “largement pacifiques”. Elle a cité “155 cas d’agents usant d’une force excessive et déraisonnable”.

La plainte enregistrée au tribunal fédéral de Manhattan vise Dermot Shea et Terence Monahan, les deux principaux responsables du NYPD -plus grosse force policière des Etats-Unis avec quelque 35.000 agents- mais aussi le maire démocrate de New York, Bill de Blasio qui, comme c’est l’usage aux Etats-Unis, est leur patron. La procureure affirme qu’ils n’ont “pas formé, pas encadré, pas stoppé les agents impliqués dans ces méfaits”.

Elle demande “des réformes structurelles” et la mise en place d’un contrôleur “extérieur” pour vérifier la gestion des manifestations à l’avenir. Le maire et les responsables du NYPD n’ont pas immédiatement réagi.

Beaucoup de policiers liés à Trump

Durant les manifestations de mai-juin, où des dizaines de milliers de personnes ont défilé des jours durant à Manhattan et Brooklyn, de nombreuses vidéos avaient circulé montrant des policiers malmenant ou chargeant des manifestants pacifiques. À deux reprises, le coeur de Manhattan a été visé par des pilleurs, poussant le maire à instaurer un couvre-feu.

La gestion des manifestations a exacerbé un climat de méfiance envers la police, qui a contribué selon certains à la forte hausse des homicides à New York en 2020 (+40% environ comparé à 2019).

Un puissant syndicat de policiers, la Police Benevolent Association (PBA), dont le président a fait campagne pour la réélection de Donald Trump, a toujours réfuté ces critiques et dénoncé au contraire le chaos généré par les manifestants.

Beaucoup de polices municipales se sont retrouvées sous le feu des critiques après la mort de George Floyd à Minneapolis, asphyxié par un policier blanc. A travers les Etats-Unis, de nombreux manifestants ont scandé le mot d’ordre “Defund the police” (“Coupez les fonds à la police), devenu un chiffon rouge pour Donald Trump et ses partisan, appelant à restaurer “l’ordre et le droit”.

À voir également sur le HuffPost: À Washington, les pro-Trump n’ont pas eu le même accueil que “Black Lives Matter”



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