Le Vendée globe se lance en catimini mais sous le ciel bleu


VENDÉE GLOBE – Les 33 skippers qui vont défier les mers du globe pour la neuvième édition du Vendée Globe ont pris le départ de cette course mythique en solitaire et sans escale ce dimanche 8 novembre un peu avant 14h30, dans une ambiance inédite marquée par le huis clos et les prouesses technologiques, comme le montre la video en tete d’article.

Cette neuvième édition est partie quasiment en catimini, par la faute du coronavirus, les pontons vides de ce public qui s’était massé à 300.000 en 2016 le long du chenal, pour l’édition remportée par Armel Le Cleac’h. 

Pour lui succéder au palmarès, Jérémie Beyou (Charal) et Alex Thomson (Imoca Hugo Boss) dont c’est la cinquième participation, sont favoris. Le vainqueur est attendu à la mi-janvier. Le record à battre est de 74 jours (Armel Le Cléac’h/Banque Populaire en 2016/2017), quand le premier lauréat de cette compétition, Titouan Lamazou avait mis plus de 109 jours, signe de la révolution technologique connue depuis par la voile, dont témoignent aussi les pilotes automatiques. 

Les bateaux sont-ils fiables?

Sur cette neuvième édition, huit Imocas flambant neufs (les monocoques de 18 m dédiés au Vendée Globe) iront chercher la gagne au bout de 44.996,2 kilomètres théoriques (24.296 milles nautiques) qu’ils entendent parcourir en 70 jours.

Pour cela ils comptent sur leurs voiliers +volants+ (les foilers), capables d’atteindre des vitesses phénoménales frôlant les 75 km/h. Les foils, appendices latéraux, permettent de réduire au minimum les contacts de la coque avec l’eau.

Une incertitude demeure quant à leur fiabilité dans des conditions extrêmes de grosse mer, incertitudes à laquelle ce Vendée Globe devrait permettre de répondre.

Cette flotte est d’une diversité architecturale inédite et nombreuses sont les incertitudes sur leurs capacités à boucler le tour du monde alors qu’ils ont peu navigué en raison de la pandémie.

Alex Thomson pour une première

Alors que toutes les éditions du Vendée Globe ont été remportées par un Français, Alex Thomson compte bien entrer dans l’histoire. Outre Simon, Beyou et Thomson, figurent parmi les favoris Charlie Dalin (Apivia), Thomas Ruyant (Linkedout), Nicolas Troussel (Corum L’Epargne) et Armel Tripon (L’Occitane en Provence).

Parmi les 33 skippers qui s’élancent, Jean Le Cam (Yes We Cam!) fait figure de doyen à 61 ans pour sa cinquième participation (2e en 2005). S’est également aligné un skipper handisport né sans main gauche, Damien Seguin (Apicil).

Le couple formé par Samantha Davies (Initiatives-Coeur) et Romain Attanasio (PURE-Best-Western) prend le départ chacun sur son bateau. “Ce n’est pas tous les matins que tu te réveilles” en te disant “aujourd’hui je vais faire le tour du monde. Ca fait bizarre quand même”, a dit l’Anglaise Sam Davies, qui pourrait être la première femme depuis Ellen MacArthur en 2000/2001 à monter sur le podium.

Le temps limite est fixé à 163 jours. En moyenne, un bateau sur deux termine la course.

À voir également sur Le HuffPost: “Avant la Route du Rhum, les conseils sportifs d’Armel Le Cléac’h pour faire du bateau”



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