Les aides pour l’emploi des jeunes prolongées après janvier


ASSOCIATED PRESS

Elisabeth Borne lors d’une conférence de presse le 15 octobre 2020  (Ludovic Marin, Pool via AP)

EMPLOI – La ministre du Travail Élisabeth Borne annonce la prolongation des aides pour l’emploi des jeunes de l’opération “un jeune, une solution”, au delà de fin janvier, dans le Journal du dimanche ce 3 janvier.

“La situation sanitaire va rester difficile dans les prochaines semaines et va nous conduire à prolonger (…) la prime de 4000  euros (par an) pour l’embauche, en CDD de plus de trois mois ou en CDI d’un jeune de moins de 26 ans et les 5000  ou 8000 euros d’aides pour un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation”, assure la ministre.

“Les chiffres montrent que notre plan porte ses fruits”, estime-t-elle à propos d’une batterie de mesures lancée en juillet alors que la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 a très durement touché l’emploi des jeunes.

Elle cite 1052 million de jeunes “recrutés en CDD d’au moins trois mois ou en CDI”, entre août et fin novembre, soit “presqu’autant qu’en 2019″. “Plus de 220.000 primes ont déjà été distribuées”, ajoute Elisabeth Borne, rappelant le succès inédit de l’apprentissage avec 440. 000 contrats signés en 2020, contre 353.000 en 2019.

Tribune des entreprises

Toujours dans le JDD, une trentaine de chefs d’entreprise appellent dans une tribune à “une mobilisation collective pour la jeunesse française”, avec l’objectif de proposer 100.000 offres d’emploi d’ici la fin janvier sur le site “1jeune1solution.gouv.fr”.

Plus de 50.000 offres d’emploi sont déjà disponibles sur le site, avec 1.000 entreprises déjà impliquées, selon le texte. “Faisons grimper ce chiffre. Notre objectif: pouvoir proposer plus de 100.000 offres d’emploi d’ici à fin janvier.”

Les auteurs de la tribune, parmi lesquels figure BNP, SNCF, La Poste ou encore Total et Vinci, relèvent que “plus d’un million de jeunes ont (…) été recrutés en contrats longs depuis le mois d’août”, que “les embauches en contrats d’apprentissage ont atteint un pic inégalé et inespéré en 2020″ et que “la hausse redoutée du chômage des jeunes a été contenue”. 

Le télétravail assoupli

Interrogée par ailleurs sur l’assoupissement du télétravail qu’elle avait déjà évoqué, la ministre a confirmé qu’elle souhaitait revenir à une règle d’“au moins une journée par semaine” de présence dans l’entreprise.

“Nos études montrent que plus de six salariés sur dix en télétravail à 100% depuis novembre souhaitent revenir dans l’entreprise au moins une journée par semaine”, explique Élisabeth Borne, assurant que “plus de la moitié disent souffrir d’isolement”.

Elle promet d’évoquer cette question lundi lors d’une rencontre avec les partenaires sociaux pour adapter à nouveau “le protocole sanitaire à partir du 7 janvier”.

“Il s’agira de continuer à recourir fortement au télétravail pour lutter contre l’épidémie tout en permettant à ceux qui en expriment le besoin de revenir une journée par semaine en entreprise”, conclut-elle.

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