Logement: À Paris, des familles SDF dorment devant la mairie pour réclamer un hébergement


Utopia 56 / Twitter

Sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris, des dizaines de familles ont dormi dans des tentes pour alerter sur le mal-logement.

LOGEMENT – Un cri d’alarme avant la rentrée. Dans la nuit du 31 août au 1er septembre, pendant que des millions de familles se préparaient à retrouver le chemin de l’école ce mardi, une centaine d’autres passaient la nuit dans des tentes, sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris. 

Réunies à l’appel de l’association d’aide aux migrants Utopia 56, ces familles exilées originaires principalement de Somalie, d’Afghanistan et de Côte d’Ivoire comptaient ainsi obtenir de la visibilité auprès des autorités, après des semaines à réclamer d’être logées décemment. 

“Au mépris de leurs obligations légales”, écrit l’association dans un communiqué, “les pouvoirs publics ont montré depuis 2015 leur incapacité à accueillir dignement les personnes exilées qui arrivent à Paris”. Utopia 56 ajoute avoir tenté de pallier autant que faire se peut ces manquements, toujours plus criants. Depuis le début de l’année, elle dit avoir été sollicitée par 667 familles, soit 1642 personnes dont 185 enfants de moins de trois ans. 

Parmi celles-ci, de nombreux exilés qui dormaient auparavant dans des campements à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Mais avec le démantèlement du camp le 29 juillet, tous ses sont progressivement retrouvés à la rue. 

“La seule réponse apportée à l’urgence fut sécuritaire et policière: harcèlement, gazage, destruction de matériel”, continue le communiqué d’Utopia 56, qui accuse les autorités parisiennes d’avoir tout fait pour empêcher ces familles (bien souvent monoparentales, avec une femme seule et des enfants) de s’installer dans la capitale, repoussant “le problème” en-dehors des limites de la ville. 

C’est la raison pour laquelle l’opération de cette veille de rentrée avait été organisée. Avec un objectif clair: “Exiger des solutions d’hébergement dignes, pérennes et inconditionnelles”. 

Pour ce faire, Utopia 56 propose notamment “l’augmentation du nombre de places dans les dispositifs d’hébergement et une refonte de l’accueil des nouveaux arrivants”. 

Comme le rapportaient nos confrères du Parisien, la maire de Paris Anne Hidalgo, alors qu’elle menait campagne pour sa réélection à l’hiver dernier, assurait avoir tenu son engagement électoral de 2014 et créé 7.000 places supplémentaires d’hébergement pour les personnes sans-abri.

Il y en aurait actuellement 23.000 dans la capitale. Suffisant pour loger les quelque 200 personnes dont 59 enfants et 15 femmes enceintes qui avaient planté la tente devant l’hôtel de ville ce lundi 31 août au soir? 

À voir également sur le HuffPost: Mal-logée, elle nous raconte son confinement dans un logement indigne à Marseille





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