Marlène Schiappa alertée de la dangerosité du forcené du Puy-de-Dôme?


CHARLES PLATIAU / AFP

Marlène Schiappa, ici à l’Élysée, le 9 décembre 2020.

GENDARMES TUÉS – Le forcené qui a tué trois gendarmes et en a blessé un quatrième dans la nuit de mardi à mercredi à Saint-Just, dans le Puy-de-Dôme, avait fait vivre un enfer pendant des années à son ex-femme, selon celle-ci, qui est aujourd’hui révoltée.

Dans une interview au Dauphiné libéré publiée jeudi 24 décembre, cette femme installée à Privas (Ardèche) explique que “beaucoup de gens savaient qu’il avait un problème, (mais) personne n’a rien fait”. L’ex-femme de Frédérik Limol assure avoir pourtant lancé des “dizaines” d’alertes auprès des autorités pour prévenir de sa dangerosité, toutes restées sans réponse.

“Il s’est inscrit à des stages de survie, a acheté des armes”, confie celle qui s’est séparée en 2015 de Frédérik Limol et a eu une fille avec lui. “Quand j’ai accouché, il m’a donné une radio militaire, pour que l’on puisse communiquer en cas de fin du monde (…) Si j’avais pu me faire entendre, on n’en serait pas là. J’ai tout essayé.”

Ce samedi 26 décembre, l’ex secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a répondu à cette dernière affirmation via un communiqué. “Dans un article au sujet du terrible triple meurtre de gendarmes (…), un article de presse locale relaie des propos d’une ancienne compagne du tueur présumé selon laquelle plusieurs institutions auraient été prévenues de la dangerosité de celui-ci, sont cités notamment (…) les forces de l’ordre et le secrétariat d’État chargé de l’Égalité femmes hommes”, est-il écrit dans ce texte partagé sur les réseaux sociaux (à lire en intégralité ci-dessous).

“Concernant le secrétariat d’État, après des recherches ces 25 et 26 décembre, ni la Préfecture ni le bureau des courriers de Matignon chargé de recevoir et répertorier les courriers reçus des secrétariats d’État lui étant rattachés n’avaient, à ce stade, de trace de la lettre évoquée”, assure Marlène Schiappa.

Dans la nuit de mardi à mercredi, Frédérik Limol a blessé mortellement par arme à feu trois gendarmes, un brigadier de 21 ans, un adjudant de 37 ans et un lieutenant de 45 ans, alors qu’ils tentaient de porter secours à une femme ayant trouvé refuge sur le toit d’une maison. Celle-ci avait finalement pu être mise en sécurité. Un 4e gendarme avait également été blessé.

Son corps avait été retrouvé au petit matin du mercredi 23 décembre à 1,5 kilomètre de son domicile, ”à proximité de son véhicule, une arme à la main”, avait indiqué à la presse le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

Les auditions par les enquêteurs “d’une vingtaine de gendarmes, intervenus de près ou de loin”, se poursuivent ce jeudi. Elles devraient notamment permettre d’affiner la chronologie et l’enchaînement des faits qui demeuraient hier soir encore difficiles à établir. “On peut imaginer plein de scénarios mais il est bien trop tôt pour dire fermement comment cela s’est passé”, souligne-t-on de source proche de l’enquête interrogée par l’AFP.

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