Moratoire sur la 5G: Franck Riester répond aux élus « sectaires »

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MARK GARLICK/SCIENCE PHOTO LIBRARY via Getty Images

« Nous ne devons pas refuser le progrès », le ministre Riester répond aux élus « sectaires » qui réclament un moratoire sur la 5G (photo d’illustration)

POLITIQUE – Circulez, il n’y a rien à voir? Le ministre du Commerce extérieur et de l’attractivité a balayé d’un revers de main la demande d’un moratoire sur le déploiement de la 5G, dont les enchères destinées à attribuer des fréquences débutent à la fin du mois de septembre.

“Nous devons rester fermes et déterminés à innover, à miser sur des progrès technologiques qui, depuis des dizaines d’années ont permis d’améliorer la qualité de vie de nos compatriotes”, a expliqué Franck Riester sur Europe 1, en réponse à la tribune d’une soixantaine d’élus de gauche et écologistes publiée dans le JDD ce dimanche 13 septembre. 

“Nous ne devons surtout pas refuser le progrès, et c’est ce qu’on voit depuis un certain nombre de jours, voire de semaines, avec ces nouveaux maires écologistes qui sont dans une position très sectaire, qui sont dans une position de refuser le progrès d’une certaine façon”, a-t-il ajouté à l’adresse de Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin ou les maires de onze grandes villes du pays, tous signataires du texte. 

“Un débat démocratique”

La décision du gouvernement “intervient sans étude d’impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable”, déplorent ces élus, parmi lesquels les nouveaux maires écologistes de Strasbourg, Jeanne Barseghian, de Bordeaux, Pierre Hurmic, ou encore de Besançon, Anne Vignot.

“Nous, maires et élus, proposons dans l’immédiat un moratoire sur le déploiement de la 5G au moins jusqu’à l’été 2021”, ainsi que la “tenue d’un débat démocratique décentralisé sur la 5G et sur les usages numériques”, écrivent-ils, ajoutant: “nous demandons que la priorité soit donnée à la réduction de la fracture numérique, à travers le développement de la fibre en zone rurale et en finalisant le déploiement de la 4G.”

En juillet, EELV avait déjà demandé, dans une motion adoptée à la quasi-unanimité de la centaine de conseillers fédéraux du parti, un “moratoire sur la 5G” qui va générer “une grosse inflation de la consommation électrique” et permettre “la collecte de données personnelles”.

Des doutes au gouvernement?

Mais au-delà des verts, cette question technologique agite de nombreuses personnalités politiques. Pour Ségolène Royal, “si on arrête les progrès technologiques, on n’est pas à la hauteur de notre devoir d’humain.” En revanche, l’ancienne ministre de la Transition écologique estime “qu’on peut faire le meilleur ou la pire des choses” de ces progrès et souhaite ainsi qu’on “donne du sens” à l’arrivée de la 5G en France. 

“Nous devons vérifier toutes les conséquences éventuelles”, a de son côté concédé Franck Riester.

Avant lui, en juin, les ministres de la Santé et de la Transition écologique de l’époque Olivier Véran et Elisabeth Borne avait publiquement exprimé leurs réserves, demandant à Édouard Philippe d’attendre une évaluation avant d’entériner sa décision. 

“Les citoyens demandent une évaluation des impacts en termes de santé et d’environnement”, résumait la ministre, en réclamant l’évaluation de l’Anses [l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] avant le déploiement”. Ses résultats sont attendus au mieux pour la fin du premier trimestre 2021. Les enchères doivent, elles, débuter dans quelques jours. 

À voir également sur Le HuffPost: En Angleterre, les vaches testent la 5G

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