Neuf des 16 gardes à vue levées après l’assassinat de Samuel Paty


AFP

Hommage au professeur d’un collège des Yvelines décapité en pleine rue, le 17 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine.

TERRORISME – Neuf des seize personnes gardées à vues dans l’enquête dirigée par le Parquet national antiterroriste (Pnat) sur l’assassinat du professeur de collège Samuel Paty ont été relâchées mardi soir, a appris l’AFP de source judiciaire.

Le Pnat va désormais présenter à un juge les sept personnes toujours en garde à vue. Parmi les personnes relâchées sont les parents, le grand-père et le petit frère de l’assaillant, Abdoullakh Anzorov; la compagne du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui; ainsi qu’un homme déjà condamné pour des faits de terrorisme qui a été en contact avec l’auteur de la décapitation de l’enseignant, vendredi à Conflans-Sainte-Honorine.

Les enquêteurs antiterroristes, qui recherchent d’éventuelles complicités, s’intéressent notamment à des messages échangés sur WhatsApp entre ce père de famille et l’assaillant, un réfugié d’origine russe tchétchène de 18 ans. 

Présentation à un juge dès mercredi

Le sulfureux militant islamiste Abdelhakim Sefrioui qui avait accompagné le parent d’élève dans sa mobilisation était également toujours en garde à vue, ainsi que cinq collégiens qui auraient pu aider l’assaillant à retrouver et identifier Paty, 47 ans, avant de le décapiter vendredi près de son établissement de Conflans-Sainte-Honorine.

Les sept personnes seront déférées dans la nuit de mardi à mercredi pour être présentées mercredi à un juge antiterroriste en vue de l’ouverture d’une information judiciaire et d’éventuelles mises en examen,.

Parmi ces sept personnes figurent deux mineurs suspectés d’avoir reçu de l’argent de l’assaillant en échange de renseignements sur la victime, le parent d’élève ayant lancé la mobilisation contre le professeur, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui et trois amis de l’assaillant soupçonnés de l’avoir convoyé ou de l’avoir accompagné lors de l’achat d’une arme. Les gardes à vue de neuf autres personnes ont en revanche été levées mardi soir.

À la veille de l’hommage national qu’il rendra à Paty dans la cour de la Sorbonne, Emmanuel Macron a promis mardi “d’intensifier” l’action du gouvernement contre les partisans de l’islamisme politique, plus que jamais dans le collimateur des autorités. 

À voir également sur Le HuffPost: À Conflans, les imams appellent les mosquées à prier pour Samuel Paty



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