« Ninja Warrior »: pourquoi il y a si peu de femmes candidates

[ad_1]

Laurent Vu / TF1

Manon Chapet dans « Ninja Warrior : Le Parcours des héros 2019 » lors de la saison 4.

TÉLÉVISION – Des murs, des cordes, des rouleaux ou des trampolines, autant d’obstacles à franchir pour ne pas tomber dans l’eau et se faire éliminer de “Ninja Warrior”.  Mais, force est de constater que la parité des candidats de l’émission n’est pas encore une réalité. Le HuffPost a souhaité recueillir l’avis de la production de TF1 ainsi que celui de Manon Chapet, première femme à avoir accédé à la finale de l’aventure en 2019, pour répondre à ses interrogations. 

Présentée par Denis Brogniart, Christophe Beaugrand et Iris Mittenaere, la cinquième saison de “Ninja Warrior” a été diffusée tout le mois de janvier. Ce samedi 30 janvier au soir, la finale de la cinquième saison estretransmise sur TF1. Et, si la performance de Maurane Jelic, étudiante en staps de 21 ans, et seule femme à accéder à la finale, a tapé dans l’œil de nombre de téléspectateurs, encore une fois, peu de femmes ont osé se prêter au jeu. 

Interrogé par Le HuffPost, le directeur général adjoint de TF1 Production, Frédéric Pedraza confie que “le déséquilibre est net: 10% des participants sont des femmes”. Lors des sélections, les équipes de castings visent à ce que tout le monde soit représenté, assure-t-il, pour que chaque téléspectateur puisse s’identifier dans les candidats que “ce soit des femmes, des hommes, que leur niveau soit moyen ou très bon”.

Laurent Vu / TF1

Manon Chapet lors du second Prime de « Ninja Warrior » saison 4.

Des épreuves adaptées ? 

D’après le directeur général adjoint de TF1 Production, qui espère voir augmenter la part de femmes  au fil des saisons, une attention particulière est accordée à l’adaptation des obstacles “pour que ce soit plus jouable pour une femme”. Le fameux mur de 4,25 mètres de haut est abaissé à 4 mètres par exemple. “Il nous arrive aussi de mettre un cube ou d’avancer la plateforme pour réduire les écarts au niveau des sauts”, ajoute-t-il. 

Manon Chapet, ancienne finaliste de l’émission, confirme ces améliorations mais ajoute que “la plupart des obstacles ne sont pas tellement déplacés”. En effet, elle explique que les structures métalliques sont lourdes et difficiles à moduler. Et le parcours, elle le connait bien car la jeune femme fait désormais partie de l’équipe de testeurs qui veille à la faisabilité des obstacles.

Une présence particulièrement utile pour la production de TF1. “Cela nous permet d’avoir un regard féminin et de nous faire rendre compte de la difficulté trop importante de telle ou telle épreuve”. Mais, selon Frédéric Pedraza, “le parcours doit rester le plus infranchissable pour tous”.

Une aventure impressionnante 

À la question de savoir pourquoi moins de femmes osent de lancer dans l’aventure, l’ex-finaliste de “Ninja Warrior” répond que l’émission est très impressionnante pour les candidates. “Si de base on n’est pas très sportive ou qu’on ne pratique pas de gymnastique, d’escalade, des sports requérant  beaucoup de force et de coordination, alors ça va être très compliqué.”

En effet, les obstacles nécessitent parfois que le candidat fasse de grandes envolées or les femmes ont généralement un plus petit gabarit que les hommes. “Une femme qui mesure 1m60 comme moi et un homme 1m80, ce n’est pas la même chose. Il va falloir envoyer et pousser plus fort quoi et ça peut freiner certaines filles”, indique la championne.

Mais, selon Manon Chapet, être une femme et participer au parcours d’obstacles a aussi ses avantages. “Certes, les femmes vont peut être avoir des problème dus à leur taille mais elles ont d’autres atouts. Elles sont plus fines, plus souples et peuvent donc souvent compenser ailleurs”. 

Une femme pourrait-elle gagner ? 

Enfin, Le HuffPost a voulu savoir si une femme pouvait remporter l’émission. La production de TF1 veut y croire: “Il y a tellement de belles surprises. On ne peut jamais savoir de quoi est fait l’avenir. Certaines femmes, comme Maurane, nous font vivre des expériences à la Wonder Woman et on est fiers de montrer cela à nos téléspectateurs”

Pour Manon Chapet, qui était seule contre 27 hommes lors de la finale de “Ninja Warrior” en 2019, cela semblait, en revanche, plus compliqué. “Non je n’aurais pas pu gagner la saison 4. Certes, j’aurais pu aller plus loin, mais il me manquait de l’entrainement. J’y suis allée à la cool, j’ai vécu l’aventure sans trop me poser de questions et en comptant sur mes acquis physiques que j’avais avec l’escalade.”

Le jeune femme qui décrit son aventure comme une véritable “expérience humaine” déclare, tout de même, qu’il devrait y avoir un price money à part entière pour les femmes même si le parcours est le même pour tous. “Cela inciterait davantage de femmes à participer à l’aventure” et non pas l’envisager uniquement pour s’amuser. 

Et de conclure à l’attention de toutes celles qui voudraient se mesurer à “Ninja Warrior”: “Certes cela peut être impressionnant à première vue mais il faut garder en tête qu’on peut le faire. Chaque jour on se bat pour l’égalité des sexes, chaque jour on fait nos preuves.”

 À voir également sur Le HuffPost : “Koh Lanta”: comment le coronavirus pourrait impacter les prochaines saisons

[ad_2]

Source link

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.