Pour les hôtels et restaurants, 10 jours de congés payés pris en charge par l’État


STEPHANE DE SAKUTIN via Getty Images

Un restaurant des Champs-Elysées fermé, le 12 novembre 2020 (Photo STEPHANE DE SAKUTIN/AFP via Getty Images)

CORONAVIRUS – L’État va prendre en charge le coût de dix jours de congés payés pour “les entreprises les plus lourdement impactées par la crise sanitaire”, de divers secteurs tels que l’hôtellerie, la restauration, l’événementiel, les discothèques ou encore les salles de sport, a annoncé ce mercredi 1er décemre au soir le ministère du Travail.

Cette “aide économique ponctuelle et non reconductible” est “ciblée sur les secteurs très impactés”, ayant connu “des fermetures sur une grande partie de l’année 2020”, a précisé un communiqué publié au terme d’une réunion en visioconférence entre la ministre du Travail Elisabeth Borne et les organisations syndicales et patronales professionnelles et interprofessionnelles de l’hôtellerie-restauration.

Pour bénéficier de cette aide, les entreprises “devront répondre à l’un ou l’autre” de ces deux critères: avoir vu leur activité “interrompue partiellement ou totalement pendant au moins 140 jours au total” depuis le 1er janvier 2020, ou alors avoir vu leur chiffre d’affaires chuter “de plus de 90% pendant les périodes en 2020 où l’état d’urgence sanitaire était déclaré”.

Limitée à 10 jours de congés payés, cette aide sera versée en janvier 2021 “sur la base de jours imposés au titre de l’année 2019-2020 (généralement cinq) et de jours pris en anticipation avec l’accord du salarié au titre de l’année 2020-2021”, précise le ministère.

Les employeurs doivent, pour en bénéficier, “s’organiser dès à présent pour respecter le délai de prévenance de 30 jours et réunir le CSE quand cela est nécessaire”, car ces congés payés “devront nécessairement être pris entre le 1er et le 20 janvier 2021, durant une période d’activité partielle correspondant à la fermeture prolongée de l’établissement sur cette période”.

Sont concernés, outre les cafés et restaurants, “les hôtels qui n’ont pas été administrativement fermés, mais ont été contraints à la fermeture par manque de clients, dans les périodes de restriction des déplacements”, ainsi que les entreprises de “l’événementiel, les discothèques ou encore les salles de sport”, qui “rentrent également dans ces critères”.

Une aide bienvenue

Ce soutien est ciblé sur les professionnels “qui rencontrent des difficultés pour faire face aux congés payés accumulés en période d’activité partielle” et répond à une demande pressante de leur part.

“Nous sommes globalement satisfaits sur le nombre de jours pris en charge, mais nous aurions souhaité que l’aide soit versée à partir de 70% de perte de chiffre d’affaires”, a réagi auprès de l’AFP Hervé Becam, vice-président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih). “Il nous faut maintenant une date de réouverture”, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué commun, les différentes organisations professionnelles (GNC, Umih, GNI, SNRTC et Snarr) se félicitent d’avoir vu leurs inquiétudes “comprises par le gouvernement”.

Elles défendaient la prise en charge par l’État de 15 jours de congés payés -réduits donc à 10 à l’issue de la négociation- et la “nécessité de faire bénéficier l’ensemble des entreprises touchées par la crise sanitaire et pas seulement les entreprises fermées administrativement”.

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