Premier jour du procès en destitution de Trump fort en émotions (et ratés)

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capture CSPAN

Premier jour du procès en destitution de Trump fort en émotions (et ratés)

ÉTATS-UNIS – Les procureurs démocrates ont fait revivre ce mardi 9 février à l’Amérique les violences du Capitole lors d’un premier jour fort en émotions pour le procès en destitution de Donald Trump.

Les élus sont apparus dès les premières minutes de la procédure décidés à remettre en mémoire des 100 sénateurs qui font office de jurés, mais aussi aux citoyens qui peuvent tout suivre en direct à la télévision, la violence de cette journée du 6 janvier qui s’est soldée par plusieurs morts et restera dans l’Histoire.

En ouverture de leur réquisitoire, les démocrates ont diffusé une longue vidéo choc, mettant en perspective des séquences menant vers l’attaque sanglante, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

 

On y voit d’abord le discours de Donald Trump appelant ses milliers de partisans à manifester vers le Capitole, siège du Congrès. “Vous ne reprendrez jamais notre pays en étant faibles”, avait-il lancé à la foule chauffée à blanc. Puis les séances parlementaires pour certifier la victoire de son rival à la présidentielle Joe Biden.

Arrivent ensuite les images des manifestants entrant de force au Capitole, arpentant ses couloirs pendant que les élus, et le vice-président Mike Pence étaient évacués du Sénat où se terraient dans les galeries de la Chambre des représentants. Le clip se termine notamment sur les plans de la foule dans laquelle on entend des manifestants évoquer des armes pour “la prochaine fois”. 

“Un délit constitutionnel effroyable”

Si ces faits, “concrets et solides”, ne sont “pas passibles d’une procédure de destitution, alors rien ne l’est”, a conclu le député Jamie Raskin, le chef des “procureurs” démocrates.

Accusé “d’incitation à l’insurrection”, Donald Trump s’est rendu coupable “d’un délit constitutionnel effroyable”, a-t-il ensuite lancé dans le même hémicycle du Sénat où s’étaient précipités les manifestants pro-Trump le jour de la certification des résultats de l’élection présidentielle.

Ce dernier a rapidement eu les larmes aux yeux en racontant avoir été sur place avec sa fille, quelques jours seulement après le décès de son fils, comme vous pouvez le voir ci-dessous. 

Ce procès, une “instrumentalisation politique”, va “déchirer” les États-Unis, a rétorqué un avocat du 45e président, David Schoen. Car “de nombreux Américains le voient pour ce qu’il est: une tentative par un groupe de politiciens d’écarter Donald Trump de la vie politique”.

Trump furieux

Derrière cette intention, la “peur” que les Américains le réélisent en 2024, a affirmé son autre avocat, Bruce Castor, qui s’est ensuite attiré de nombreuses critiques des deux camps pour sa performance. 

À la sortie de l’hémicycle, les démocrates ne se sont en effet pas privés d’ironiser. “Je vais relire la transcription pour voir si je peux trouver un passage cohérent”, a notamment lancé le sénateur Richard Blumenthal. “Les arguments de la défense étaient faibles et alambiqués, c’est le moins qu’on puisse dire”, a ajouté l’élu de la Chambre des représentants Adam Schiff sur Twitter, où les internautes se sont aussi déchaînés contre l’avocat, l’un d’eux se demandant s’il avait reçu son diplôme “dans un distributeur de chewing-gum”.

 

À en croire deux sources anonymes citées par CNN, Donald Trump lui-même était à deux doigts de crier en l’écoutant. Sa consoeur, la sénatrice Lisa Murkowski s’est, elle, dite “atterrée”: “Je ne vois pas où il voulait en venir”. Pas déstabilisé par ces critiques, Bruce Castor a déclaré à la presse que “la journée avait été bonne” et qu’il “ne changerait rien” lors des prochaines audiences.

Mais peu importe, le procès semble joué d’avance: une majorité des deux tiers, qui semble d’autant plus inatteignable après un 1er vote qui a recueilli le soutien de 44 sur 50 républicains, étant nécessaire pour un verdict de culpabilité. Suite de la procédure ce mercredi à midi (18h en France), avec l’exposé des faits, chaque partie disposant de seize heures.

À voir également sur Le HuffPost: Joe Biden ne veut plus que Donald Trump reçoive d’informations confidentielles



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