Procès Daval: la perpétuité requise contre Jonathann Daval


SEBASTIEN BOZON via Getty Images

Jonathann Daval passant devant une affiche à l’effigie d’Alexia Daval le 5 novembre 2017 (Photo credit should read SEBASTIEN BOZON/AFP via Getty Images)

PROCÈS – Jonathann Daval, qui se dit prêt à “payer” pour le meurtre de sa femme Alexia, sera fixé sur son sort ce samedi 21 novembre, a priori dans la soirée. Cet informaticien de 36 ans, qui avait maquillé le meurtre en disparition d’une joggeuse avant de jouer les veufs éplorés pendant trois mois, avait été interpellé en janvier 2018.

 L’avocat général Emmanuel Dupic a requis, ce samedi matin, aux assises de Haute-Saône, la réclusion criminelle à perpétuité contre Jonathann Daval, auteur d’un “crime presque parfait” parce que sa femme Alexia “voulait le quitter”.

“J’en appelle à votre courage”, a lancé Emmanuel Dupic à l’attention des jurés. “Du fait de la médiatisation de cette affaire, cette décision sera regardée”. “Vous allez évidemment répondre oui aux deux questions: c’est le conjoint qui a tué et il y a l’intention”.

“Je crois (…) qu’il l’a tuée parce qu’Alexia voulait le quitter, tout simplement”, a poursuivi l’avocat général. Le soir du drame, “elle lui a signifié (…) qu’elle allait partir et ça, ça n’est pas possible dans la construction de Jonathann Daval”.

“Difficile de suivre Jonathann dans une dispute, une crise, une violence d’Alexia” comme le soutient l’accusé, qui a reconnu pendant le procès l’intention d’homicide.

“Par contre, la séparation, le départ intolérable, il apparaît plausible”, notamment après les auditions à la barre d’amis du couple qui ont évoqué leurs “difficultés”, un “couple qui ne marchait plus”, a estimé l’avocat général.

“La place prise par Jonathann dans la famille d’Alexia fait qu’il ne peut pas accepter la séparation, c’est ‘leur gamin’”, a poursuivi Emmanuel Dupic, qui a dépeint l’accusé en “manipulateur” et en “menteur”.

Un monde s’écroule pour Jonathann Daval. Alexia met fin à la relation” et “le scénario c’était ça, on ne devait pas retrouver le cadavre, Jonathann restait dans cette famille”, a déclaré Emmanuel Dupic, ce qui explique pourquoi il a caché le corps dans un bois et, surtout, qu’il a tenté de l’incinérer.

“La vérité n’est pas entendable : c’est épouvantable de tuer une femme parce que vous ne voulez pas qu’elle vous quitte”, a encore estimé l’avocat général.

Un peu plus plutôt dans la semaine, les avocats des parties civiles avaient réclamé  une “peine à la hauteur de nos souffrances”. “On attend une décision qui soit à la hauteur de nos souffrances”, a plaidé Gilles-Jean Portejoie, dernier des quatre avocats de la partie civile à s’exprimer vendredi soir devant la cour d’assises.

À voir également sur Le HuffPost: Pour l’égalité femmes/hommes, une action de groupe contre la Caisse d’Épargne



Source link

Please follow and like us:

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.