Samuel Paty: les sept hommes placés en garde à vue libérés


THOMAS COEX via Getty Images

Assassinat de Samuel Paty: les sept hommes placés en garde à vue libérés (Photo d’illutration: un poster de Samuel Paty affiché à Conflans-Saint-Honorine le 3 novembre. Photo par THOMAS COEX/AFP via Getty Images)

SAMUEL PATY – Les gardes à vue de sept jeunes hommes interpellés mardi 12 janvier dans le cadre de l’enquête antiterroriste sur l’assassinat du professeur Samuel Paty ont été levées ce vendredi 15 janvier “sans poursuite” à ce stade, a appris l’AFP de source judiciaire. 

Ces hommes âgés de 17 à 21 ans avaient été interpellés car ils “apparaissent sur différents groupes de messagerie auxquels participait (Abdoullakh) Anzorov”, l’assassin de Samuel Paty, avait précisé cette même source.

Ils avaient été interpellés mardi matin par la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), notamment à Toulouse, Lyon, Rouen, Besançon, en Seine-et-Marne et dans le Maine-et-Loire. 

Six collégiens mis en examen 

Certains sont d’origine tchétchène, comme l’assaillant. Au total, 14 personnes sont mises en examen dans l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty, 47 ans, décapité le 16 octobre près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet, notamment de Charlie Hebdo.

Parmi les suspects figurent Brahim Chnina, le père d’une élève à l’origine de la campagne de dénigrement du professeur, et le militant islamiste qui l’avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui. Six collégiens sont également mis en examen, dont cinq pour “complicité d’assassinat terroriste”, accusés d’avoir permis à Anzorov, un réfugié de 18 ans, d’identifier le professeur.

L’assaillant avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir “vengé le prophète” Mahomet, reprochant au professeur de l’avoir “montré de manière insultante”. Il avait été abattu peu après par les policiers.

En décembre, cinq hommes âgés de 18 à 21 ans et d’origine tchétchène, avaient aussi été libérés à l’issue de leur garde à vue sans poursuite à ce stade. Les juges d’instruction s’intéressaient aux possibles contacts qu’ils avaient pu avoir avec le terroriste.

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