Sécurité globale: des arrestations « arbitraires » dénoncées par un collectif d’assos et syndicats

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GEOFFROY VAN DER HASSELT via Getty Images

Samedi 12 décembre, de très nombreuses interpellations ont eu lieu durant la manifestation contre la propostion de loi LREM « Sécurité globale ». Des associations et syndicats ont dénoncé des « arrestations arbitraires ». 

SÉCURITÉ GLOBALE – Un tout autre son de cloche, fort logiquement. Samedi 12 décembre, au terme d’une nouvelle journée de mobilisation contre la proposition de loi “Sécurité globale” à Paris, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et les représentants des fonctionnaires de police se sont réjouis de la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie de maintien de l’ordre. Mais du côté des manifestants, cela ne passe pas du tout. 

Ce samedi, afin d’empêcher les heurts observés les semaines précédentes de se reproduire, les autorités avaient en effet décidé de multiplier les interpellations, y compris de manière préventive et alors que les personnes arrêtées n’avaient commis aucune infraction dans le cadre du rassemblement. Par rapport à la semaine précédente, le nombre de manifestants interpellés a bondi de 250%. 

Résultat: ce dimanche, un collectif d’associations et de syndicats dénonce dans un communiqué commun des “interpellations arbitraires”. 

Signé entre autres par Attac, la CGT, plusieurs organisations syndicales de journalistes, Solidaires, des avocats en colère, la Ligue des droits de l’Homme ou le syndicat de la magistrature, le texte dénonce une stratégie du gouvernement qui vise à “décourager” les opposants aux mesures jugées “liberticides” de la proposition de loi LREM “Sécurité globale”.  

Bien que “dûment déclarée par un collectif d’associations et autorisée par la préfecture”, la manifestation de samedi s’est ainsi transformée en “souricière” pour ses participants, assure le texte diffusé ce dimanche. “Nombre d’observateurs ont constaté ce samedi 12 décembre dans la capitale des dérives inadmissibles liées à un déploiement policier et militaire brutalisant et attentatoire au droit de manifester”, peut-on aussi lire.

“Mater toute contestation”

Le collectif dénonce principalement des “interpellations en masse, charges infondées faisant éclater le cortège, retenues sans motif légitime au-delà du délai légal, gardes à vue notifiées à la chaîne sur la base d’infractions pénales dévoyées…”. En résumé, pour les signataires, “le pouvoir exécutif a donné à voir sa détermination à mater toute contestation”. 

Ce dimanche, le député La France insoumise Éric Coquerel a d’ailleurs publié sur Twitter un message reprenant les craintes évoquées par le collectif. “De nombreuses familles et collectifs sont très inquiets du placement en garde à vue complètement autoritaire de nombreux manifestants”, écrit l’élu de Seine-Saint-Denis.  

Éric Coquerel précise en outre faire valoir son droit de visite parlementaire pour aller voir les différents interpellés, dans les commissariats parisiens où ils sont encore retenus. 

“C’est du jamais vu en France”, conclut de son côté le collectif d’associations et de syndicats. “Nous glissons lentement, mais sûrement vers un régime autoritaire, un État illibéral, un État de police. Moins les politiques de ce gouvernement apparaissent comme légitimes, plus celui-ci utilise la répression et l’étouffement des libertés pour les imposer”, concluent les auteurs du texte.

À voir également sur le HuffPost: À Paris, des dizaines d’interpellations et une manif contre la “Sécurité globale” ultra-encadrée



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