Sur TikTok, ils utilisent le parkour pour agir contre la pollution lumineuse


ÉCOLOGIE – Ne vous êtes-vous jamais demandé s’il était bien nécessaire que les vitrines des enseignes restent allumées, même la nuit? Et bien, Yanis et Max, si. Et ils ont décidé d’agir très concrètement contre ça.  

Dans les rues de Marseille, les deux jeunes garçons se sont fait remarquer alors qu’ils sautaient sur les murs, et faisaient des cabrioles sur la route. Mais si la discipline du parkour (qui consiste à franchir des obstacles urbains ou naturels, par des mouvements rapides et agiles et sans l’aide de matériel ndlr) est aujourd’hui répandue, Yanis et Max ont décidé d’utiliser leur talent pour les acrobaties afin de lutter contre la pollution lumineuse. 

Sur son TikTok, Yanis Haggui a répertorié les différents exploits de leur folle soirée écolo. Sur cette vidéo, que vous retrouverez en tête de cet article, on voit les deux traceurs (c’est le nom qu’on donne à ces ninjas des temps modernes) se lancer le challenge de réussir à éteindre les lumières présentes dans les vitrines des enseignes. 

S’ils n’ont parfois besoin que de sauter d’une poubelle pour toucher les interrupteurs réservés aux pompiers, situés à plusieurs mètres du sol, Yanis et Max sont la plupart du temps amenés à sauter directement sur le mur pour réussir à couper l’électricité. 

Interrogé par PRBK, Yanis Haggui, qui dit pratiquer le parkour depuis “4 ou 5 ans”, a expliqué qu’il avait eu cette idée lumineuse en voyant “des Aixois le faire”, et en se disant qu’il serait “cool de faire de même” à Marseille, étant la deuxième plus grande ville de France.

Sur TikTok, la vidéo a été vue plus de 325.000 fois, mais la plateforme a tout de même dû ajouter la mention: “L’action de cette vidéo peut entraîner des blessures graves”, afin de ne pas inciter les admiratifs à reproduire leurs acrobaties. Ironique, Yanis Haggui a aussi mentionné sous son TikTok que “la Bac” (la brigade anti-criminalité) les avait vus, “mais pas embarqué”. 

Selon le ministère de la Transition écologique, en plus de nous priver du ciel étoilé, la pollution lumineuse perturbe les systèmes de la biodiversité et représente un “gaspillage énergétique considérable”. Selon l’arrêté du 27 décembre 2018 relatif à la prévention, à la réduction et à la limitation des nuisances lumineuses, “les éclairages des vitrines de magasins de commerce ou d’exposition” sont supposés être ”éteints au plus tard à 1 heure ou une heure après la fin d’occupation desdits locaux”. 

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