Transports gratuits en Île-de-France: Pécresse répond à Pulvar en citant Audiard


POLITIQUE – À cinq mois des élections régionales, la campagne semble s’enclencher. Ce 11 octobre, Audrey Pulvar -qui pourrait représenter le PS au scrutin local de mars en Île-de-France- a dévoilé ses premières propositions dans le Journal du dimanche.

Parmi elles, la gratuité des transports “pour tous” et “sur l’ensemble du réseau”. “C’est une question de justice sociale, d’accompagnement des classes populaires dans la transition écologique et de désenclavement des territoires”, a défendu l’ancienne journaliste et adjointe d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris.

“Les transports gratuits, ça n’existe pas”

La réponse de Valérie Pécresse n’a pas tardé. Interrogée sur BFMTV le même jour, la présidente sortante de la région francilienne a usé d’une formule bien connue pour dézinguer la proposition de son adversaire. “Vous me permettrez de paraphraser Michel Audiard”, lance-t-elle avant de reprendre à sa sauce la fameuse réplique des “Tontons flingueurs”.

“Les démagogues, ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît”, lance l’élue de droite. Dans le film de Georges Lautner, la réplique exacte est: “Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît”.

Plus sérieusement, Valérie Pécresse rétorque que le coût des transports sera de toute façon répercuté sur les usagers. “Les transports gratuits, ça n’existe pas”, lance l’ancienne ministre qui rappelle que le coût annuel des transports en commun s’élève à “10,8 milliards par an, dont 4 milliards apportés par les voyageurs”.

“Si ce ne sont pas les voyageurs qui paient, ce seront les contribuables”, prévient Valérie Pécresse qui a estimé le montant de la taxe à 500 euros par Francilien par an. “On va aller dire aux cyclistes, aux piétons, aux retraités qui ne prennent pas les transports de payer cette taxe?”, interroge-t-elle avant de noter qu’“Anne Hidalgo avait essayé de pousser ce sujet, mais elle y avait renoncé voyant que c’était absolument impossible”.

“On va me dire, les entreprises pourront payer”, prédit-elle. “Les entreprises paient déjà 4 milliards d’euros de versement mobilité et c’est déjà retenu sur les salaires”, argumente la présidente de région. “Faut arrêter!”, a-t-elle intimé. 

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